OnzeMondial
·5 avril 2026
Sénégal - Maroc : "Vous êtes pires que des Algériens", nouvelles révélations sur les tensions à la CAN

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·5 avril 2026

C’était censé être la fête du football africain. Mais trois mois après le coup de sifflet final, le continent ne sait toujours pas qui a gagné la CAN 2025. Entre rapports secrets, insultes dans les ascenseurs et braquage administratif, nouvelles révélations.
Tout commence bien avant la fameuse finale. Aujourd'hui, le journal Le Monde dévoile de nouvelles informations concernant cette CAN 2025. Dès leur arrivée, les Lions de la Teranga sentent que le terrain est miné. Hôtels déclassés, sécurité poreuse à la gare de Rabat, et une paranoïa qui grimpe, le Sénégal craint l'espionnage tactique en étant forcé de s'entraîner sur les terres de ses adversaires.
Le sélectionneur Pape Thiaw lâche alors la première bombe en conférence de presse. Interrogé sur l'organisation marocaine, il compare avec malice son expérience passée lors d'un tournoi à Alger: "Nous étions vraiment satisfaits de l’organisation [en Algérie]". Dans un contexte de tensions diplomatiques régionales, le tacle est précis. Le ton est donné, ce ne sera pas un match, mais une guerre psychologique.
Sur la pelouse, l'électricité est palpable. On joue le temps additionnel quand l'arbitre congolais, Jean-Jacques Ndala, accorde un penalty polémique au Maroc. Pour les Sénégalais, c'est le vol de trop. Sous l'impulsion de leur coach, les joueurs quittent le terrain. Le match s'arrête. Le stade bascule dans la fureur. Pendant que Sadio Mané tente de raisonner ses troupes dans les vestiaires, les tribunes explosent. La brigade antiémeute doit intervenir pour contenir des supporters sénégalais déchaînés.
Le jeu reprend après 12 minutes de chaos, le penalty est raté, et Pape Gueye offre finalement la victoire au Sénégal en prolongation. Mais la tension ne redescend pas. Selon des témoignages recueillis par Le Monde, l'après-match a été d'une violence verbale inouïe. Dans la zone mixte, alors que les esprits s'échauffent près des ascenseurs, un dirigeant aurait lancé aux Sénégalais : « Vous êtes pires que des Algériens ! ». Une insulte vécue comme une ultime provocation par le camp de la Teranga, mais démentie par les Marocains.
L'animosité ne s'arrête pas là, la conférence de presse de Pape Thiaw est boycottée par les journalistes locaux aux cris de « Dégage ! », tandis que trois joueurs sénégalais finissent à l'hôpital pour une mystérieuse intoxication dans les vestiaires. Le 17 mars, le coup de théâtre est total. Le jury d’appel de la CAF annule le résultat du terrain et déclare le Sénégal forfait (3-0) pour avoir quitté la pelouse. Une décision qualifiée de "braquage administratif le plus grossier de l'histoire" par Dakar. Aujourd'hui, l'imbroglio est total. Le Sénégal a cousu une deuxième étoile sur son maillot et paradé au Stade de France. Le Maroc, lui, attend la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour savoir s'il peut officiellement graver son nom sur le trophée.
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