Olympique-et-Lyonnais
·8 mai 2026
S'enflammer, un mot qui n'a pas sa place à l'OL

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·8 mai 2026

À une époque, l'enchaînement des matchs avec trois rencontres en sept jours empêchait Paulo Fonseca de pouvoir travailler correctement. Depuis quelques semaines, cette contrainte n'existe plus, mais dans les rangs lyonnais, on serait plutôt désireux d'enchaîner. La série de quatre victoires consécutives en Ligue 1 pousse forcément à avoir une certaine impatience. Mais c'est surtout qu'il ne reste plus que deux journées à disputer et qu'il existe un objectif que beaucoup imaginaient hors d'atteinte il y a encore trois semaines. La Ligue des champions et davantage cette troisième place que l'OL occupe désormais seul ont fait naitre une excitation comme il n'en existait plus depuis longtemps à Décines.
Cela fait six ans que les supporters lyonnais n'ont pas entendu cette douce musique qui met des frissons à plus d'un. Mercredi soir, devant Bayern Munich - PSG, certains se sont sûrement dit que vivre ces moments aurait quelque chose de magique. Alors oui, on ne parle pas d'une demi-finale, mais déjà d'un simple match de phase de ligue. Avec le nouveau format, cela promettrait de belles affiches en perspective. Un rêve, simplement un rêve pour le moment.
Car oui, il y a la réalité et cette dernière est peut-être emballante, mais elle est loin d'être définitive. Il y aura des soirées européennes à Décines la saison prochaine, c'est une certitude depuis dimanche dernier et la victoire (4-2) contre Rennes. Reste désormais à connaitre le nom de cette compétition. Tout le monde espère qu'elle se nommera Ligue des champions, mais personne ne veut mettre la charrue avant les bœufs si proche du but. La déception n'en serait que trop grande, en cas d'échec après les matchs contre Toulouse, ce dimanche (21h) et Lens dans une semaine.
Dans la lignée de la posture des derniers mois, personne n'a voulu crier victoire trop vite suite au succès de la 31e journée. Clinton Mata a certes joué en partie la carte de l'humour, mais l'Angolais a assuré ses arrières à la question de savoir si la C1 était dans la poche. "On va se calmer, parce que si je parle maintenant et que le prochain match ça ne se passe pas comme il faut, vous serez sur nous. Après, c'est un fait, on commence à se rapprocher petit à petit, mais vous savez, dans le football, tout peut se passer. Il faut rester humble, il reste encore deux finales."
Pas question de s'enflammer donc alors que la situation pourrait facilement le permettre. D'ailleurs, dans les entrailles du Parc OL, le message en interne et pas seulement dans le vestiaire était plutôt simple. "On sait d'où on vient, ce n'est pas le moment de tout gâcher". Un discours qui trouve écho chez les supporters et nos consultants de "Tant qu'il y aura des Gones". Dans un sondage lancé sur X, plus de 86% des votants estiment que l'OL disputera bien la Ligue des champions la saison prochaine. Seulement, pour la plupart, l'heure est à faire profil bas avant de se rendre à Toulouse.
Tout se jouera sur des détails et les deux petits points d'écart avec Lille ne laissent aucune marge d'erreur, mais l'OL "a son destin entre les mains". Deux victoires en deux matchs et il n'y aura pas besoin de faire des calculs d'apothicaire. Même Nicolas Puydebois, d'ordinaire sur la réserve, estime qu'il est "compliqué de ne pas s'enflammer dans cette situation". Toutefois, l'ancien gardien assure aussi que le groupe lyonnais a montré "beaucoup d'humilité depuis le début de la saison et c'est pour ça qu'ils en sont là". De quoi espérer éviter un scénario du pire, que ce soit au Stadium ou au Parc OL...







































