Calciomio
·11 septembre 2026
« Si tu m’aimes bien, renvoie-moi » : la phrase lancée à Paratici qui peut coûter très cher à Grosso, que la Fiorentina menace désormais d’une procédure

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·11 septembre 2026

L’affaire Grosso-Fiorentina pourrait finir devant les tribunaux. Limogé dimanche soir après une journée marquée par de vives tensions, l’entraîneur italien est sous la menace d’un licenciement pour faute grave. Les services juridiques du club toscan étudient la possibilité d’engager une procédure disciplinaire, première étape avant un éventuel licenciement.
Selon la version de la Fiorentina, Fabio Grosso aurait menacé de ne pas se présenter à l’entraînement du lundi, demandant explicitement à être écarté. « Si tu m’aimes bien, renvoie-moi », aurait-il lancé au directeur sportif Fabio Paratici, avant une altercation très tendue entre les deux hommes. Face à cette situation, le club n’a eu d’autre choix que de nommer Paolo Vanoli, qui se retrouve à payer deux entraîneurs en même temps.
Maître Angelo Cascella, avocat spécialiste du droit du sport et ancien arbitre du TAS de Lausanne, a détaillé la procédure. « Le club doit d’abord notifier des griefs disciplinaires, auxquels l’entraîneur peut répondre par un mémoire de défense. Si celui-ci n’est pas jugé satisfaisant, le licenciement peut être prononcé, et l’entraîneur peut alors le contester devant le juge du travail compétent », a-t-il expliqué, rappelant le précédent de Delio Rossi, licencié par la Fiorentina en 2012 après avoir agressé son propre joueur Adem Ljajic.
L’avocat reste toutefois prudent sur le cas Grosso. « Je le considère comme quelqu’un de très correct et bien élevé. Sans savoir exactement ce qui s’est dit entre les deux hommes, je pense que tout cela relève d’un désaccord normal entre les parties », a-t-il ajouté. Une transaction financière à l’amiable reste, comme souvent dans ce genre de dossier, l’issue la plus probable.


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