Sparta Prague - OL (2-1) : Fonseca a encore tenté, il s'est encore raté | OneFootball

Sparta Prague - OL (2-1) : Fonseca a encore tenté, il s'est encore raté | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Olympique-et-Lyonnais

Olympique-et-Lyonnais

·6 août 2026

Sparta Prague - OL (2-1) : Fonseca a encore tenté, il s'est encore raté

Image de l'article :Sparta Prague - OL (2-1) : Fonseca a encore tenté, il s'est encore raté

Mardi soir après la défaite de l'OL sur la pelouse du Sparta Prague, Paulo Fonseca a tenté de minimiser l'impact de son changement tactique au coup d'envoi. Cependant, cette expérimentation dans un match couperet n'est pas une première avec le coach portugais...

Il n'y avait pas besoin d'être devin pour dire que l'OL jouait déjà gros à Prague mardi soir. Ce n'est pas le résultat concédé qui viendra dire le contraire. Mardi prochain, Corentin Tolisso et ses coéquipiers auront encore un peu plus la pression que s'ils avaient a minima limité la casse. Certains diront qu'ils l'ont fait en ne repartant de Tchèquie qu'avec un seul but à combler. Pourtant, ce n'est clairement pas ce qu'attendaient les 300 supporters ayant fait le déplacement ou tous ceux devant leur écran de télévision. Face au vice-champion tchèque qu'était le Sparta Prague, l'ambition était de prendre une option en vue du match retour prévu à Décines.

Les plans ont été revus à la baisse, la faute notamment à une stratégie de départ tout aussi surprenante que frileuse. Et depuis 48h, Paulo Fonseca est forcément et logiquement au centre des discussions et des critiques. Ce n'est pas lui qui est sur le terrain, mais c'est bien lui qui est censé mettre son équipe dans les meilleures dispositions. Avant le match, l'OL était clairement donné comme favori et pourtant, il s'est comporté comme une équipe qui cherchait avant tout à limiter la casse en vue du match retour.


Vidéos OneFootball


Une réelle remise en question ?

Ce n'est clairement pas dans l'ADN lyonnais, où la Coupe d'Europe a toujours occupé une place particulière, même dans les années moins fastes. Toutefois, ce déplacement en Europe centrale vient s'ajouter au renversant voyage à Manchester United puis à la désillusion plus récente du Celta de Vigo. Trois matchs couperets, trois matchs dans lesquels l'expérience du coach doit permettre de "passer un cap". Résultat des comptes : trois désillusions, même si rien n'est encore fini face au Sparta. Cependant, la préparation de ce match aller soulève des questions, déjà posées à maintes reprises. L'enjeu d'une rencontre pousse-t-il Fonseca à se renier ? Le Sparta n'étant pas non plus un obstacle insurmontable, on était en droit de voir l'OL imprimer son tempo, faire déjouer son adversaire. Il s'est finalement emmêlé les pinceaux tout seul, surprenant même son opposant. C'est dire à quel point l'approche de cette rencontre interroge.

Après avoir évolué en 4-2-3-1 pendant un mois complet, Fonseca a choisi de sortir de sa poche un 3-4-2-1 expérimental dans un match d'importance. La débâcle contre le Betis a certainement eu une incidence sur ce choix et Fonseca a d'ailleurs utilisé l'excuse de la jeunesse. Himbert, Boudache, Duranville ne "sont actuellement pas prêts pour débuter une rencontre de cette intensité". L'argument peut largement s'entendre, s'il n'était pas à géométrie variable puisque Mathys De Carvalho n'a, jusqu'à preuve du contraire, pas le statut d'un cadre ou d'un joueur expérimenté. Du haut de la tribune de presse mardi soir et même par rapport à certaines paroles en veille de match, les observateurs que nous sommes ont rapidement fait le constat que Paulo Fonseca avait voulu avant tout limiter les dégâts, avec l'envie d'un nul ou mieux dans des conditions parfaites, pouvant ainsi travailler une semaine de plus sur le schéma.

Le syndrome du personnage principal ?

Entre la volonté et la réalité, il existe un monde et l'OL se retrouve dos au mur et il y a fort à parier que mardi prochain, la formation rhodanienne se présentera avec un onze qui aurait dû être, à une ou deux exceptions près, celui de l'aller. Mais, comme face à Manchester United, comme face au Celta de Vigo ou même Lens en Coupe de France, Paulo Fonseca cherche avant tout à s'adapter à l'adversaire plutôt qu'à l'inverse. N'avait-il pas suffisamment de forces en présence pour le faire ? C'est en substance ce qu'il laisse entendre, assurant que "le problème n'était pas le système mais bien la prestation individuelle et collective" mardi soir à Letna.

Tyler Morton n'a pas vraiment emboîté le pas de son coach, pas plus que Clinton Mata qui nous a avoué à demi-mot que le système n'avait pas permis de trouver des automatismes. Car c'est bien en passant à quatre derrière et avec l'entrée de deux vrais ailiers (Fofana et Nuamah) que l'OL s'est montré le plus dangereux. Mais là encore, le discours était déjà tout trouvé avec deux joueurs "qui n'étaient pas prêts à démarrer cette rencontre". Ils le seront davantage dans quelques jours à Décines. Il ne reste plus qu'à espérer que Paulo Fonseca ne veuille pas endosser le costume du personnage principal. Car que ce soit dans le choix de Paul Akouokou, de Mathys De Carvalho couplé à un changement tactique, c'est un peu cette image qui commence à ressortir. Et malheureusement, dans le foot peut-être plus qu'ailleurs, la patience a ses limites.

À propos de Publisher