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·26 juin 2026

Stéphanie Frappart à la retraite : les cinq dates marquantes de sa carrière

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Stéphanie Frappart a annoncé ce vendredi 26 juin la fin de sa carrière d’arbitre. Retrouvez les cinq dates à retenir de son passage sur les différentes pelouses du football français et internationales.

Ce 26 juin marque la fin de la carrière d’arbitre de Stéphanie Frappart. Après de nombreuses années au plus haut niveau, la Française, qui a marqué l’histoire en devenant notamment la première femme à arbitrer une rencontre de Coupe du monde masculine, va ranger le sifflet à 42 ans et ne sera plus sur les terrains à partir de la saison prochaine. Désormais, Frappart, élue meilleure arbitre féminine en 2019 et en 2020,  travaillera pour l’UEFA en tant que responsable de l’arbitrage. L’occasion de faire un point sur les cinq dates ayant le plus marqué sa progression sur le plan national et international.  


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19 octobre 2003 : sa première apparition en D1 féminine

Âgée de 19 ans, Stéphanie Frappart arbitre son premier match de D1 féminine lors de la rencontre opposant Hénin-Beaumont à La Roche-sur-Yon. Un événement majeur qui va lancer sa carrière sur les terrains. En 2003/2004, elle arbitrera trois autres matchs de la première division du football féminin français, avant d’être au sifflet de plus en plus de rencontres de ce championnat au fil des années (elle en a même arbitré neuf lors de la saison 2006/2007). 

« Avec l’arbitrage, je me suis dit qu’il y avait peut-être plus d’opportunités d’évoluer au haut niveau. À l’époque, le foot féminin était un peu moins développé. Peut-être qu’aujourd’hui le choix aurait été un peu plus compliqué. Il faut être passionnée pour rester dans l’arbitrage quand on se fait insulter chaque week-end au niveau amateur. J’étais un peu une tête de mule. J’ai toujours été dans un monde de garçons », révélait-elle en 2018.

8 août 2014 : son premier match de Ligue 2

Stéphanie Frappart devient en 2014, à l’âge de 30 ans, la première femme à arbitrer un match sur les pelouses françaises au niveau professionnel. La LFP lui confie la rencontre comptant pour la première journée de Ligue 2 entre les Chamois Niortais et le Stade Brestois. Dans une rencontre sans but, elle découvre alors le rythme et l’exigence du football de deuxième division.

« Cette désignation a fait du bruit. Nelly Viennot, Ghislaine Labbé et Corinne Lagrange avaient déjà officié comme assistante mais on n’avait jamais vu de femme au centre. J’ai ressenti de la fierté, évidemment, mais pas trop d’appréhension. Ce n’était pas mon premier match non plus même si les gens pensaient que j’étais arrivée avec seulement quelques matches d’arbitrage en guise d’expérience. En fait, j’arbitrais depuis dix-sept ans. Ce premier match s’est bien passé. J’ai pu poursuivre ma carrière à ce niveau tranquillement », estimait la principale intéressée en 2020 dans une interview accordée à la FFF. 

L’année 2019 : son changement de dimension et une reconnaissance internationale

2019 est l’année de la consécration pour Stéphanie Frappart. Le 28 avril de cette année-là, elle devient la première arbitre féminine à arbitrer un match de Ligue 1. Au Stade de la Licorne, elle officie lors d’un match entre l’Amiens SC et le RC Strasbourg. Quelques mois plus tard, le 7 juillet, elle est choisie par la FIFA pour arbitrer la finale de la Coupe du monde féminine se tenant à Lyon entre les Etats-Unis, futurs vainqueurs du tournoi, et les Pays-Bas. 

À peine le temps de prendre des vacances que Stéphanie Frappart reprend déjà le travail. Le 14 août, à Istanbul, elle est au sifflet lors de la rencontre de la Supercoupe d’Europe opposant le vainqueur de la Ligue des Champions, Liverpool, au vainqueur de la Ligue Europa, Chelsea, dans une affiche 100% anglaise qui a tenu toutes ses promesses (2-2, 5 tirs au but à 4 en faveur des Reds).

Frappart est revenue sur la pression de son premier match en Ligue 1 : « J’avais un peu le poids de l’histoire sur les épaules. J’étais attendue, pas seulement à titre personnel. Si je m’étais ratée, peut-être que la porte se serait refermée pour d’autres arbitres femmes. J’étais attendue mais je n’étais pas stressée. Je connaissais Amiens et Strasbourg, que j’avais croisée en National et en Ligue 2. Ces deux équipes montaient, moi aussi. Les joueurs, les coaches et les dirigeants n’étaient pas surpris de me voir. Le plus compliqué à gérer, c’est l’aspect médiatique, l’environnement plutôt que le match en lui-même. Je ne rentre jamais sur le terrain avec la peur de mal faire, je sais que l’erreur fait partie du jeu et le VAR est là pour nous aider quand on se trompe. En revanche, le déferlement médiatique, de la convocation au lendemain du match, on ne maîtrise pas. »

1er décembre 2022 : la consécration et l’histoire écrite au Qatar

Quelques mois après avoir arbitré la finale de la Coupe de France entre le FC Nantes et l’OGC Nice, Stéphanie Frappart est une arbitre de plus en plus reconnue sur la scène internationale. Après avoir arbitré des rencontres de Ligue des Nations masculine lors des dernières saisons, la native du Plessis-Bouchard dans le Val-d’Oise voit la confiance de la FIFA à son égard se renforcer encore davantage lorsqu’elle est retenue pour arbitrer lors de la Coupe du monde masculine au Qatar à l’automne. 

Début décembre, elle devient ainsi la première femme à arbitrer une rencontre de phase finale d’une Coupe du monde masculine lors de la rencontre Costa Rica - Allemagne comptant pour la troisième et dernière journée de la phase de poules (4-2 en faveur de la Mannschaft). Une rencontre décisive pour la qualification en huitièmes de finale qui a vu l’Allemagne être sortie dès les poules malgré sa victoire. Avant cela, elle avait également officié en tant que quatrième arbitre lors des matchs Mexique-Pologne et Portugal-Ghana. 

14 septembre 2025 : la polémique pendant le match Rennes - Lyon

Beaucoup plus expérimentée fin 2025, Stéphanie Frappart est présente dans le camion de la VAR lors de la rencontre opposant le Stade Rennais et l’Olympique Lyonnais lors de la 4ème journée de la saison 2025/2026. Dès la 17ème minute, le match peut prendre une autre tournure lorsque Anthony Rouault, défenseur rennais, est l’auteur d’une semelle à retardement sur Khalis Merah. Alors que la VAR a visionné l’action, l’arbitre Ruddy Buquet n’a pas estimé qu’il était nécessaire de sortir un carton. 

Des images du revisionnage de l’action par la VAR avaient ainsi été captées, et où l’on entendait Stéphanie Frappart dire : « Pour moi, c’est bon. C’est haut mais pour moi ça ne reste pas, ça glisse. C’est bon pour moi ». Des propos qui avaient alors suscité la polémique et l’indignation chez les supporters lyonnais, qui ont gardé en mémoire les propos de Frappart sur l’action tout au long de la saison. Rennes avait renversé la situation pour s'imposer 3 buts à 1 en fin de match.

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