Le Journal du Real
·20 avril 2026
Tenerife fait tomber le Real Madrid de Scariolo en Liga Endesa

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·20 avril 2026

Dans une Movistar Arena pourtant réputée imprenable, les Merengues ont cédé face à l’expérience et à l’efficacité d’un trio vétéran qui a dicté le rythme du match. Dès les premières minutes, le ton est donné. Si le Real Madrid démarre avec adresse, notamment derrière l’arc, Tenerife ne tarde pas à imposer son tempo. Marcelinho Huertas, véritable chef d’orchestre, lit parfaitement le jeu et distribue avec précision. Les Madrilènes prennent un léger avantage initial (17-19), mais ce sera leur seul moment de contrôle réel dans la rencontre.
Face à eux, Waller Tavares tente d’imposer sa loi dans la raquette. Présent des deux côtés du terrain, le pivot capverdien maintient les siens à flot grâce à son impact défensif et sa finition près du cercle. Mais chaque passage sur le banc du géant madrilène coïncide avec un regain d’énergie des visiteurs, plus fluides et collectifs.
Progressivement, Tenerife prend l’ascendant. Huertas accélère le jeu quand il le faut, ralentit pour mieux construire ensuite. Il est parfaitement secondé par Gio Shermadini et Tim Abromaitis, tandis que la défense du Real Madrid peine à contenir les mouvements sans ballon. L’écart grimpe jusqu’à dix points (22-32), symbole d’un premier tournant dans la rencontre.
Le meneur brésilien devient rapidement un casse-tête pour les extérieurs madrilènes. Campazzo, Maledon et Feliz se relaient sans succès pour tenter de le contenir. À 43 ans, Huertas semble toujours avoir un temps d’avance, alternant pénétrations, tirs extérieurs et passes décisives avec une sérénité impressionnante.
Le Real Madrid, lui, manque de constance. Malgré quelques séquences positives, les hommes de Sergio Scariolo ne parviennent pas à enchaîner. Les pertes de balle et les approximations défensives permettent à Tenerife de conserver un avantage précieux à la pause (41-45), malgré une fin de deuxième quart-temps légèrement plus équilibrée.
Dans l’ombre, Patrick Mills reste discret en première période. L’ancien joueur NBA ne pèse que modestement sur le jeu, se contentant d’un tir primé juste avant la pause. Mais cette retenue apparente cache en réalité une montée en puissance progressive qui va s’avérer décisive dans le dernier quart-temps.
Au retour des vestiaires, le Real Madrid tente de réagir. Portés par Tavares puis par l’intensité d’Usman Garuba et d’Andrés Feliz, les Madrilènes recollent peu à peu. L’écart se réduit et la Movistar Arena retrouve de la voix. À plusieurs reprises, les locaux se rapprochent dangereusement (56-59 puis 69-72).
Feliz, très actif, incarne ce regain d’énergie. Son agressivité offensive et sa capacité à attaquer le cercle redonnent espoir aux supporters du Real Madrid. Mais chaque tentative de retour est immédiatement freinée par la lucidité de Tenerife, qui refuse de céder sous la pression.
Le match bascule définitivement dans le dernier quart-temps, dans un contexte tendu. Deux fautes offensives sifflées contre Feliz suscitent l’incompréhension côté madrilène. Dans la foulée, Patty Mills sort de sa réserve et enchaîne neuf points consécutifs, faisant passer l’écart à huit unités (73-81). Un coup de massue pour le Real.
Dans les dernières minutes, la Casa Blanca jette ses dernières forces dans la bataille. Feliz réduit l’écart et relance brièvement le suspense (79-81), mais Tenerife reste maître de ses émotions. Huertas, encore lui, calme le jeu et sanctionne immédiatement avec deux lancers francs puis un tir à trois points décisif.
Ce sang-froid symbolise parfaitement la différence entre les deux équipes sur ce match. Là où le Real Madrid a parfois précipité ses choix, Tenerife a constamment su gérer le tempo. L’expérience de ses leaders a permis de contrôler les moments clés, sans jamais paniquer.
Au buzzer, la défaite (90-95) laisse un goût amer aux Madrilènes. Malgré une belle réaction dans le troisième quart-temps, le manque de régularité et certaines décisions contestées auront pesé lourd. Face à eux, Tenerife signe un exploit majeur en s’imposant dans une salle où peu d’équipes ont réussi à gagner cette saison.
Cette rencontre rappelle que, même face à un effectif talentueux, la maîtrise collective et l’expérience peuvent faire basculer un match. Et ce soir-là, Marcelinho Huertas et ses coéquipiers ont donné une véritable leçon de gestion et d’efficacité.
Au-delà des performances individuelles, c’est bien dans la gestion des temps forts et des temps faibles que Tenerife a fait la différence. Chaque possession importante a été jouée avec justesse, sans précipitation. Les visiteurs ont su exploiter les moindres erreurs madrilènes, que ce soit sur des pertes de balle, des retards défensifs ou des mauvais choix en transition.
À l’inverse, le Real Madrid a parfois semblé jouer dans l’urgence, notamment dans les dernières minutes. Le manque de patience dans la circulation du ballon et certaines décisions offensives précipitées ont empêché les Madrilènes de concrétiser leur remontée. Dans un match aussi serré, ces détails ont fini par peser lourd.
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