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·7 février 2026
Thiago Silva, l’héritage et la fierté : l’histoire intime d’un PSG qui a grandi

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Thiago Silva a rarement parlé du Paris Saint-Germain avec autant de tendresse et de lucidité. De ses débuts en Ligue 1 dans un club encore “en chantier” à la fierté de voir Paris structuré, champion d’Europe et impressionnant dans son jeu, l’ancien capitaine raconte, dans Ligue 1 +, surtout une chose : un héritage collectif qu’il assume.
« Je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai vécu, pour tout ce qu’on m’a apporté. Je pense que ça a été un moment très important dans ma carrière. Quand je suis arrivé au PSG, on avait une salle de musculation minuscule. On n’avait pratiquement rien.
Et que ce soit moi ou Zlatan, arrivé au même moment, ou les autres joueurs qui étaient arrivés un peu avant, Maxwell, Thiago Motta, Verratti, Pastore, Sirigu, Paredes, on a tous fait remonter des informations, on a donné des infos, des idées, des besoins pour améliorer le centre d’entraînement. Et aujourd’hui, tu le vois de loin : l’écart est énorme, la structure que le club peut offrir n’a plus rien à voir.
Ce qui me rend fier, c’est justement ça : le PSG a grandi, il s’est structuré, il a franchi des étapes. Et de loin, voir la nouvelle organisation, voir tout ce qui a été mis en place, ça me rend vraiment heureux et fier.
Je me souviens très bien : on a joué une Supercoupe contre Monaco, le Monaco de Mbappé. Et à la fin du match, il vient me voir et il me dit : “Même si Neymar vient, moi je veux venir aussi. Parle au président, discute… je suis très intéressé pour faire partie de cette équipe.” Ensuite Neymar a signé, et Mbappé est arrivé à la même époque. Ils avaient une amitié incroyable dès le début, vraiment.
Puis quelques années plus tard, il se passe ce qui s’est passé… et forcément, tu peux être un peu déçu par la manière dont tout s’est terminé. Ça aurait pu se finir d’une façon meilleure.
Lucas et Marquinhos, ce sont des amitiés que je garderai toute ma vie. Lucas est toujours très drôle. Marquinhos, quand il est arrivé de la Roma, il était très maigre, un peu apathique, il était malade. On plaisantait entre nous : “Ce n’est pas possible que le PSG ait recruté un joueur avec un physique comme ça pour jouer.” Évidemment, c’était une blague, parce qu’on connaissait sa qualité.
Et quelques années après, Marquinhos, en tant que capitaine, soulève le trophée le plus important de l’histoire du club. Et je sais que j’ai fait partie de ce chemin.
Ce qui m’impressionne, c’est la manière dont ils font les choses. C’est automatisé : l’un sait ce que l’autre va faire, qui décroche, qui attaque la profondeur, qui crée la supériorité… Moi, je trouve ça fascinant. Ça me rend heureux, de voir le PSG, sa progression sur ces années, la Ligue des champions, la nouvelle structure… tout ça me rend extrêmement fier.
Je sais que je suis dans mes derniers mois de carrière, et je veux gagner jusqu’au dernier jour. Comme je l’ai dit, le rêve de devenir entraîneur est dans ma tête. Et l’un de mes objectifs principaux, c’est d’entraîner tous les clubs dans lesquels j’ai joué. C’est l’objectif que j’ai. »
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