Olympique-et-Lyonnais
·26 mai 2026
Tolisso, Moreira, Greif... Ces joueurs de l'OL qui ont été à la fête cette saison

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·26 mai 2026

Avec la saison réalisée, on aurait pu simplement s'incliner sur la magnifique rédemption réalisée par l'OL, passant de relégué en Ligue 2, voire plus, à quatrième de la Ligue 1. Il reste néanmoins un petit brin d'amertume avec cette fin de saison et ces deux défaites de suite qui ont empêché d'aller chercher une qualification directe pour la Ligue des champions. Il va donc falloir mettre le bleu de chauffe dès le mois d'août et Paulo Fonseca aura besoin de certains éléments déjà au top de leur forme et dans la continuité de leur exercice précédent. Car si le collectif a été mis en avant pendant neuf mois, certaines individualités ont empêché le bateau de tanguer dans des périodes plus compliquées.
Comment ne pas mettre le capitaine parmi les grands messieurs de cette saison lyonnaise ? Avec la meilleure saison statistique de sa carrière, Tolisso a eu un impact plus que positif sur le jeu de l'OL. La plupart du temps positionné dans un rôle de meneur de jeu, il a apporté cette prise de profondeur qui a parfois manqué durant la mauvaise période de mars et les nombreuses blessures. Pas épargné par les pépins physiques, le champion du monde 2018 a connu un deuxième semestre peut-être moins abouti que le premier dans le contenu de ses sorties. Mais il a toujours réussi à y mettre un petit but ou une petite passe qui ont fait le bonheur des supporters et de ses coéquipiers.
Seulement, plus que l'apport statistique, c'est bien dans son rôle au sein du vestiaire que Corentin Tolisso a impressionné. Avec le brassard de capitaine autour du bras, il a pris une envergure qu'on lui imaginait, mais qui avait certainement du mal à s'exprimer entre blessures depuis son retour à l'été 2022 et le capitanat d'Alexandre Lacazette. De juillet 2025 à mai 2026, le natif de Tarare a montré qu'il avait la carrure pour ce rôle.
Dans cette saison 2025-2026, le travail de la cellule de recrutement a été plus d'une fois mis en avant. De bric et de broc, Matthieu Louis-Jean et son équipe ont réussi à aller chercher des bonnes pioches que personne n'attendait. Pavel Sulc, Tyler Morton, Ruben Kluivert... Tous sont arrivés dans un relatif anonymat avant de commencer à se faire un nom dans la Ligue 1. Mais la palme de ce nez bien creux revient à Afonso Moreira. Recruté pour deux millions d'euros au Sporting Portugal, l'ailier a cassé la baraque une fois que la chance lui a été donnée. Il a fallu une blessure de Malick Fofana pour se faire une place dans le onze lyonnais, après des entrées en jeu de quelques minutes.
Mais cette chance, Moreira ne l'a pas laissée passer. Buteur contre Bâle et Strasbourg, point de bascule de son aventure lyonnaise, il a multiplié les efforts et les actions décisives. Avec 8 buts et 11 passes décisives, Afonso Moreira a surpris tout son monde, à commencer par Paulo Fonseca. Devenu indispensable au fil des semaines, son absence en février et mars a été plus que préjudiciable à l'OL. En dix mois, il est passé de parfait inconnu à un élément qui pourrait rapporter gros au club lyonnais, peut-être déjà obligé de s'en séparer cet été...
Là encore, un bon coup de la cellule de recrutement. Le Slovaque était déjà dans le viseur lyonnais il y a plusieurs mois, mais l'OL n'est finalement passé à l'action qu'en août dernier après le départ de Lucas Perri. Malgré le bel été de Rémy Descamps, il manquait ce gardien numéro 1. Greif n'a mis qu'une saison pour mettre tout le monde d'accord. Certes, les quatre buts encaissés contre Lens il y a dix jours font tâche dans le bilan final avec 40 buts encaissés en Ligue 1. Mais il y a bien longtemps qu'un gardien n'avait pas apporté autant d'assurance.
Pourtant apprécié des supporters, Perri n'est aujourd'hui qu'un lointain souvenir, remplacé par la froideur slovaque. Auteur de parades impressionnantes (dont trois penaltys) et ayant rapporté pas mal de points à l'OL, Greif a connu une montée en régime, mais aussi une évolution au cours des dix derniers mois. Plus tranchant dans ses sorties aériennes dans la surface, l'ancien de Majorque a gagné en confiance, étant un véritable onzième homme de champ avec ce rôle de premier relanceur. Deuxième gardien ayant réalisé le plus de cleansheet sheets en Ligue 1 (11), Dominik Greif en a surpris plus d'un à 29 ans. En espérant que ça dure...







































