Tottenham et le « syndrome du remplaçant » : Igor Tudor est-il l’homme capable d’éviter le désastre ? | OneFootball

Tottenham et le « syndrome du remplaçant » : Igor Tudor est-il l’homme capable d’éviter le désastre ? | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: Mercato Foot anglais

Mercato Foot anglais

·15 février 2026

Tottenham et le « syndrome du remplaçant » : Igor Tudor est-il l’homme capable d’éviter le désastre ?

Image de l'article :Tottenham et le « syndrome du remplaçant » : Igor Tudor est-il l’homme capable d’éviter le désastre ?

Si le joueur Igor Tudor qui a fait partie de la redoutable équipe de la Juventus de la fin des années 90 fait l’unanimité, sa carrière de joueur n’est plus qu’un lointain souvenir. Mais ses succès en tant qu’entraineur font pâle figure à côté.

Un palmarès qui interroge

Fraichement nommé manager de Tottenham, Igor Tudor fait déjà l’objet de critiques et d’interrogations sur son véritable niveau comme technicien. Le journaliste Oliver Holt, du Daily Mail, n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, « les Spurs ont confié leur maintien en Premier League à un entraîneur éphémère et peu performant, qui n’a remporté qu’un seul trophée en 13 ans à la tête du club : la Coupe de Croatie avec l’Hajduk Split en 2013. On peut affirmer sans exagérer qu’ils n’ont pas recruté le meilleur » explique-t-il dans le Mail on Sunday.


Vidéos OneFootball


Et d’ajouter ensuite : « Qualifier le parcours de Tudor d’« inégal » serait faire preuve d’une grande indulgence envers un entraîneur qui a enchaîné les clubs les plus prestigieux : Hajduk Split, PAOK, Karabukspor, Galatasaray, Udinese, Hellas Vérone, Marseille, Lazio et Juventus. Cela semble difficile à croire, mais les Spurs ont pris un risque de 100 millions de livres sterling en misant sur un entraîneur inconnu, plutôt que d’essayer d’attirer un entraîneur du calibre de Roberto de Zerbi ou d’Andoni Iraola, afin d’être libres de nommer cet été leur candidat idéal, Mauricio Pochettino« .

L’ombre encombrante de Mauricio Pochettino

Un Mauricio Pochettino, actuellement sélectionneur des USA, qui prépare la Coupe du Monde 2026 à domicile et qui ne sera pas disponible avant la mi-juillet au pire. Toutefois, pour ne pas condamner complètement Igor Tudor avant même son premier match, le journaliste ajoute : « Il se pourrait que ce soit un choix judicieux. Certaines statistiques semblent confirmer qu’il a un impact positif immédiat dans un nouveau club avant que la situation ne se dégrade. Mais cela pourrait aussi s’avérer être l’un des exemples les plus flagrants de l’histoire du football de haut niveau, un club qui met la charrue avant les bœufs. Car si Tudor retombe dans ses travers et que ses résultats sont médiocres, les Spurs seront relégués et Pochettino, à son arrivée cet été, devra prendre les rênes d’une équipe de Championship. Son bronzage californien ne durera pas longtemps lors de ses déplacements à Preston et Portsmouth.

En choisissant Igor Tudor, les Spurs espèrent bénéficier de l’effet « électrochoc

Igor Tudor, 47 ans, va être confronté à une tâche ardue pour maintenir les Spurs hors de la zone de relégation. Lorsque Thomas Frank a été limogé en début de semaine, Tottenham ne comptait que cinq points d’avance sur la zone rouge et la tendance est à la baisse. Le calendrier à venir est difficile pour relancer une équipe en plein doute. Le premier match d’Igor Tudor sera la rencontre à domicile face à Arsenal. Le London North Derby contre le leader de la Premier League sera très scruté pour l’occasion. Mais les rencontres suivantes seront toutes aussi difficile. Déplacement à Fulham, réception de Crystal Palace, déplacement à Liverpool, réception de Nottingham Forest puis un déplacement chez l’étonnant promu Sunderland.

Et de conclure ensuite : « Dans ces conditions, on peine à comprendre pourquoi les Spurs n’ont pas opté pour De Zerbi, disponible, ou Iraola, l’entraîneur de Bournemouth, qui aurait pu l’être. De Zerbi aurait insufflé un nouvel élan au club et l’aurait propulsé hors de la zone de relégation grâce à son intensité et son talent. Iraola est un entraîneur de très haut niveau qui aurait quasiment assuré le maintien. On peine à comprendre pourquoi Tottenham n’a pas tenté de recruter un technicien comme Roberto De Zerbi, libre de tout contrat après son départ de Marseille, ou d’attirer l’attention d’Andoni Iraola, l’entraîneur de Bournemouth. Mais le choix de Tudor est un autre signe inquiétant que la direction de Tottenham peine à trouver sa voie dans un sport qu’elle ne comprend pas, suite au départ l’été dernier de l’ancien président Daniel Levy.

À propos de Publisher