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·25 juin 2026
Turquie – États-Unis : les compositions probables

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Rompre avec vingt-quatre ans d’absence en Coupe du monde, voilà ce que la Turquie de Vincenzo Montella avait accompli en se qualifiant pour ce Mondial 2026. Les espoirs étaient immenses. L’effectif semblait armé pour exister : Hakan Çalhanoğlu (105 sélections, 22 buts), capitaine et métronome de l’entrejeu, Arda Güler et Kenan Yıldız, deux des jeunes joueurs les plus talentueux de leur génération, Kerem Aktürkoglu en animateur offensif.
Et pourtant, les deux premières journées ont révélé une réalité bien différente : zéro but inscrit en cent quatre-vingts minutes de Coupe du monde, une défaite 2-0 contre l’Australie dès l’entrée en lice, puis une soirée cauchemardesque contre le Paraguay où la Turquie a gâché trente-deux situations sans jamais convertir, s’inclinant sur le seul but de la rencontre. Éliminée avant même de jouer ce troisième match, la Turquie traverse la pire période possible.
Ce soir, sans pression de résultat, Montella pourrait paradoxalement libérer ses joueurs. Il a confirmé qu’il poursuivrait son aventure à la tête de la sélection malgré l’élimination, et devrait s’appuyer sur un 4-2-3-1 plus offensif, avec Çalhanoğlu et Salih Özcan en double pivot pour libérer Orkun Kökçü dans un rôle plus avancé. Güler et Yıldız bénéficieront d’une liberté créative plus grande, eux qui n’ont jamais pu exprimer leur talent depuis le début du tournoi.
Aktürkoglu, meilleur buteur récent de la sélection, animera la ligne d’attaque. Aucune nouvelle blessure n’est signalée dans le groupe, Yıldız ayant récupéré de sa gêne au mollet contractée en préparation. En défense, la paire Merih Demiral et Çağlar Söyüncü devrait être reconduite, avec Ferdi Kadıoğlu sur le couloir gauche et Zeki Çelik à droite.
De l’autre côté, les États-Unis de Mauricio Pochettino vivent leur meilleur moment footballistique depuis des décennies. La démonstration 4-1 face au Paraguay lors de l’ouverture, avec le doublé de Folarin Balogun et un pressing collectif d’une intensité rare, avait lancé idéalement le tournoi. Puis la victoire maîtrisée 2-0 contre l’Australie à Seattle a confirmé la solidité du groupe : six buts marqués, un seul encaissé, deux coups d’envoi frappés dans les quinze premières minutes. Une identité affirmée, un collectif soudé, une organisation impeccable. L’Argentin Pochettino a métamorphosé en peu de temps une sélection souvent imprévisible en une équipe structurée et ambitieuse.
La grande question de ce match n’est pas tactique mais stratégique : qui ménager avant les huitièmes ? Balogun, auteur de deux buts dans le tournoi et en lice pour le Soulier d’Or, traîne un carton jaune et ne devrait pas débuter pour éviter de le perdre pour la phase à élimination directe. Christian Pulisic, Weston McKennie et Sergiño Dest sont également candidats au repos. Dans les buts, Matt Turner devrait remplacer Matt Freese.
La défense sera assurée par la ligne Scally, Richards, Miles Robinson et Antonee Robinson. Au milieu, Tyler Adams et McKennie forment le double pivot, avec Giovanni Reyna dans le rôle du créateur, buteur contre le Paraguay. En attaque, Ricardo Pepi est le favori pour mener la ligne avec Timothy Weah et Brenden Aaronson sur les côtés. Les deux équipes se sont affrontées à cinq reprises dans leur histoire, avec un parfait équilibre : deux victoires chacune et un nul. Ce sera leur toute première confrontation en Coupe du monde.







































