Un ancien joueur balance !, "Luis Enrique nous robotisait et je lui ai dit que nous n’étions pas des ordinateurs" | OneFootball

Un ancien joueur balance !, "Luis Enrique nous robotisait et je lui ai dit que nous n’étions pas des ordinateurs" | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·18 janvier 2026

Un ancien joueur balance !, "Luis Enrique nous robotisait et je lui ai dit que nous n’étions pas des ordinateurs"

Image de l'article :Un ancien joueur balance !, "Luis Enrique nous robotisait et je lui ai dit que nous n’étions pas des ordinateurs"

Au sommet avec le PSG, Luis Enrique a laissé une trace indélébile partout où il est passé. Mais derrière le génie tactique et les trophées se cache une méthode parfois brutale, à la limite de l’obsession.

Le triplé avec la MSN au Barça, une identité de jeu forte avec la Roja et, enfin, le Graal absolu, avoir offert au Paris Saint-Germain sa première Ligue des Champions après une finale mémorable contre l’Inter Milan. Le CV de Luis Enrique impose le respect. Pourtant, avant la gloire parisienne, l'Asturien a dû batailler pour imposer ses idées. Notamment au Celta Vigo, son premier vrai crash-test en Liga.


Vidéos OneFootball


À l’époque, l'Argentin Augusto Fernández est l'un des piliers de l'équipe. Dans le podcast Offsiders, il se souvient d’un débarquement fracassant. Pour des joueurs habitués à lutter pour le maintien, la méthode Luis Enrique ressemble alors à une langue étrangère. "On a mal commencé. Au niveau méthodique, sur l’intelligence pure du jeu, sur le savoir-faire, le comment et le pourquoi, j’ai commencé à beaucoup mieux interpréter le football avec lui. Mais c’était très dur", confesse-t-il.

À lire aussi

  1. PSG : avant Dro, ces pépites du Barça qui ont flopé à Paris
  2. Comment le PSG a grillé le Barça sur le dossier Dro

"Mister, on ne comprend pas"

Sur le terrain, la fluidité laisse place à une réflexion constante, presque paralysante. Les joueurs ne jouent plus, ils calculent. C'est alors que Fernández décide de monter au créneau pour confronter le futur coach parisien. Le milieu de terrain ne prend pas de gants face au technicien : "Je suis allé voir Luis et je lui ai dit : "Mister, on ne comprend pas. On pense trop à ce qu’on doit faire sur le terrain. Je prends le ballon et je suis déjà en train de réfléchir au mouvement du coéquipier".

C’est là que le joueur lâche la phrase qui résume tout le malaise du vestiaire : "Je lui ai dit qu’il nous robotisait, et que nous n’étions pas des ordinateurs". Face à cette fronde, Luis Enrique ne recule pas. Fidèle à sa réputation d'inflexible, il assume tout : "Il m’a dit que le poids des responsabilités était sur lui. Il m'a demandé de garder la tête froide, de maintenir le vestiaire concentré et qu’on finirait par naturaliser tout ça". Le pari sera gagnant. Après des débuts chaotiques, le déclic survient, Vigo termine 9e, pratiquant un football total qui bluffe l'Espagne. "C’est la preuve que tout ne dépend pas de l’idée en soi, mais de la manière dont le coach te fait y croire", conclut Fernández.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

À propos de Publisher