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·15 avril 2026

"Un bruit comme un coup de fusil", avant Hugo Ekitike, Nathan Ngoumou raconte sa rupture du tendon d'Achille

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Victime d’une rupture du tendon d’Achille, comme Hugo Ekitike mardi soir face au PSG en Ligue des champions, Nathan Ngoumou traverse une longue convalescence marquée par une reconstruction physique et mentale, avec un retour progressif à la compétition en ligne de mire. Pour Onze Mondial, il raconte.

La pire blessure d'un footballeur. Moins connu que la rupture d'un ligament croisé du genou et ses six mois de rééducation minimum, la rupture du tendon d'Achille est peut-être la pire blessure pour un footballeur. Ce mercredi, elle revient dans l'actualité après le match entre Liverpool et le PSG, quart de finale retour remporté par le champion de France et d'Europe en titre (2-0). Mais la rencontre a été marqué par un moment d'inquiétude majeure et de tristesse.


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On jouait la trentième minute, lorsque Hugo Ekitike s'est arrêté et a ressenti comme un craquement derrière le pied. Au sol et en larmes, il est finalement évacué sur civière et obtient quelques minutes après un premier verdict qui laisse craindre le pire. Il sera confirmé au petit matin : rupture du tendon d'Achille. Ses rêves de Coupe du monde s'envole, il doit déclarer forfait. Avant lui, d'autres sportifs ont connu cette blessure. David Beckham, juste avant la Coupe du monde 2010, Presnel Kimpembe en février 2022 lors du match à l'OM.

L'ancien toulousain Nathan Ngoumou fait aussi partie de cette liste de joueurs qui ont subi cette terrible blessure. Depuis plusieurs mois, il a accepté d'ouvrir la porte à Onze Mondial pour raconter cette rupture, ce moment où tout s'arrête puis les mois de rééducation qui s'en suivent. Pour le comprendre, il faut remonter en avril 2025. En pleine dynamique ascendante avec le Borussia Mönchengladbach, où il évoluait sur une « belle lancée », Nathan Ngoumou a vu sa progression brutalement interrompue par une grave blessure : la rupture du tendon d’Achille.

« Je touche mon tendon, c'est tout mou »

L’incident survient à l’issue d’une rencontre durant laquelle il est resté sur le banc. La tradition veut que les remplaçants qui ne sont pas entrés ou qui ont très peu joué fassent un décrassage composé de quelques courses à haute intensité. C'est justement dans ce type de séance de travail physique avec le préparateur que tout a basculé. « Sur un démarrage mon tendon me lâche. J'entends un bruit comme un coup de fusil et je me retourne je me dis mais c'est qui qui m'a jeté une pierre ». Très vite, l’inquiétude prend le dessus. En tentant de se relever, il comprend la gravité de la situation : « Je touche mon tendon et je vois que c'est tout mou ». Dans le vestiaire, la scène marque également les coéquipiers, choqués par la déformation visible de sa cheville.

Pris en charge rapidement et opéré avec succès à Lyon, Ngoumou entame alors une longue période de rééducation, mais aussi de reconstruction mentale. L’éloignement des terrains constitue une épreuve difficile à vivre : « Voir l'équipe jouer au foot, prendre du plaisir quand tu es blessé c'est un peu frustrant ». Même si le garçon a aussi trouvé des aspects positifs à être focus sur soi. Pour tenir, l’ailier reste entouré de ses proches et du club. Il s’appuie également sur des lectures de développement personnel : « En ce moment je lis des livres sur la confiance en soi, le fait de rester focus, la résilience ».

« Je te vois plus que ma petite amie »

Avec le recul, il transforme cette période en opportunité : « Je pense cette blessure va beaucoup m'apporter sur le plan mental et sur le fait de prendre du recul sur les performances ». Interrogé sur son état d’esprit, il résume sa philosophie d’une formule simple : « Je dirais un mot c'est la résilience ». Le parcours de rééducation débute par une étape jugée bénéfique au centre de Clairefontaine, où les échanges avec d’autres joueurs blessés jouent un rôle positif dans son moral.

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Près de quatre mois après son opération, il franchit un cap important grâce au tapis anti-gravité "AlterG", qui lui permet de reprendre la course avec seulement 70% de son poids de corps. À cinq mois, la reprise s’intensifie au centre d’entraînement allemand de son club. Le quotidien est entièrement structuré : soins, travail de renforcement en salle et séances de course à haute intensité, jusqu’à 16 ou 17 km/h. Un programme qui renforce également les liens avec le staff médical : « Je parlais de ça avec mon préparateur physique, je disais mais je te vois plus que ma petite amie ».

Organisée autour d’objectifs précis validés au fil d’un calendrier, sa progression suit une feuille de route claire. Prochaine étape symbolique : « Mettre les crampons et avoir de bonnes sensations ». Le retour à l’entraînement collectif était envisagé pour fin octobre et un retour à la compétition d’ici la fin de l'année civile mais un contretemps médical a repoussé l'échéance. Désormais, le Français a retrouvé les entraînements et a le sentiment de voir « le bout du tunnel. Ça me donne envie vraiment d'être plus performant et de revenir plus fort », nous expliquait-il. Son espoir désormais rejouer avant la fin de la saison.

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