Foot National
·16 mai 2026
"Un club de foot est une entreprise": le président de Dijon, Pierre-Henri Deballon se projette sur la Ligue 2

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·16 mai 2026

Sacré champion de National, Dijon a fêté son titre ce vendredi soir à Gaston-Gérard avant de retrouver la Ligue 2. Pour le président du club, Pierre-Henri Deballon, cette montée marque un tournant structurel et financier indispensable pour la pérennité de l'institution bourguignonne.
Le retour en Ligue 2 agit comme un véritable bol d'air pour les finances du club. Interrogé par ICI Bourgogne, Pierre-Henri Deballon a souligné l'importance de ce changement de dimension pour attirer de nouveaux partenaires : "C'est une entreprise, un club de foot, on a l'impression que l'argent vient d'on ne sait où, c'est une entreprise avec des dépenses et puis des recettes." Avec des affiches plus prestigieuses à venir, le président constate déjà un regain d'intérêt commercial, affirmant avoir reçu ses premières sollicitations de sponsors pour le maillot depuis deux ans. Une dynamique qui doit permettre au club de la Côte-d'Or d'atteindre l'équilibre économique.
Côté terrain, le DFCO souhaite capitaliser sur ce qui a fonctionné pour dominer le championnat de National tout en l'adaptant aux exigences de la Ligue 2. Des discussions étaient encore en cours avant ce vendredi pour prolonger les figures historiques du club, à savoir Jordan Marié ou même le meilleur buteur de l'histoire de Dijon, Julio Tavares. "La logique c'est de se dire, on est monté avec une équipe, ça veut dire qu'ils ont le niveau d'aller au-dessus", explique le dirigeant. Cependant, le modèle économique imposera aussi une part de jeunesse pour favoriser la valorisation du groupe.
Le dernier grand chantier concerne la section féminine, dont le futur reste suspendu à une reprise externe. Malgré une belle saison, Pierre-Henri Deballon reste prudent quant aux discussions juridiques en cours avec un repreneur potentiel. Rappelant que la section affiche un déficit annuel proche de 1,5 million d'euros, il prône une refonte du modèle : "le foot féminin était construit de la mauvaise façon, c'est-à-dire subventionné par les garçons, et ce qui fait qu'aujourd'hui on le voit, ça donne pas de liberté, il faut je pense repenser ce modèle. Ce qui est sûr c'est que quoi qu'il arrive il y aura du foot féminin à Dijon et on le fera à la hauteur de notre capacité à le faire." Si le président se montre optimiste, il attend des garanties financières solides pour assurer la pérennité du football féminin à Dijon.
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