Calciomio
·6 mars 2026
Un seul joueur à plus de 10 buts, pourquoi le championnat italien est-il si peu prolifique ?

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·6 mars 2026

Comme le raconte La Stampa, La Serie A traverse une saison particulièrement pauvre en buts, au point d’être considérée comme l’un des championnats les moins spectaculaires d’Europe. Un premier signal d’alarme était apparu dès la 7e journée, lorsque seulement 11 buts avaient été inscrits en dix matchs, un record négatif pour la Serie A à 20 équipes. Plus des deux tiers de la saison ayant désormais été disputés, la tendance se confirme : les rencontres sont souvent fermées et peu prolifiques.
Les chiffres sont révélateurs. Sur 270 matchs joués, 80 se sont terminés avec au maximum un but inscrit, soit près de 30 % des rencontres. Le score de 1-0 est apparu 54 fois (20 % des matchs), tandis que 26 rencontres se sont conclues sur un 0-0. Cette multiplication de résultats minimalistes reflète un football dominé par la prudence et la peur de perdre, davantage que par la recherche du spectacle.
La moyenne de buts par match s’élève à seulement 2,43, la plus faible parmi les cinq grands championnats européens : la Liga tourne à 2,67, la Premier League à 2,77, la Ligue 1 à 2,8 et la Bundesliga à 3,17. Depuis la saison 2020-2021, 157 buts de moins ont été marqués à ce stade de la compétition.
Cette pauvreté offensive s’explique aussi par l’absence de grands buteurs. Après 27 journées, un seul joueur atteint la barre des dix buts : Lautaro Martínez, avec 14 réalisations. Derrière lui, plusieurs attaquants suivent à neuf buts, tandis que le meilleur Italien, Moise Kean, n’en compte que huit. Un contraste frappant avec les saisons précédentes, où un joueur avait déjà dépassé les 20 buts à ce stade.









































