« Un Titanic coulé trois fois » : le New York Times autopsie la chute du football italien et révèle les chiffres accablants qui expliquent pourquoi l’Italie va encore manquer la Coupe du Monde | OneFootball

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·8 avril 2026

« Un Titanic coulé trois fois » : le New York Times autopsie la chute du football italien et révèle les chiffres accablants qui expliquent pourquoi l’Italie va encore manquer la Coupe du Monde

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Le désastre du football italien fait désormais les gros titres outre-Atlantique. Dans une longue enquête publiée sur son site, le New York Times a disséqué les raisons de la troisième élimination consécutive de l’Italie en phase de qualification au Mondial, après la défaite face à la Bosnie à Zenica. Un pays pourtant quadruple champion du monde, qui manquera une nouvelle fois la compétition organisée aux États-Unis cet été.

Le journal américain pointe notamment l’attitude de l’ancien président de la FIGC, Gabriele Gravina, qui avait dans un premier temps demandé au sélectionneur Gattuso et au chef de délégation Gigi Buffon de rester en poste après la débâcle. Une décision perçue comme une « totale déconnexion avec le monde extérieur », avant que Gravina ne finisse par démissionner avec une certaine réticence. Le Times le décrit comme un dirigeant sans scrupules, en rappelant qu’il avait déjà refusé de partir après l’élimination de 2022.


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Au-delà des responsabilités individuelles, c’est l’ensemble du système qui est mis en cause. Les élections pour désigner le nouveau président de la FIGC ont été fixées au 22 juin, soit 83 jours après la défaite en Bosnie – un délai qui illustre, selon ses critiques, l’inertie structurelle de l’institution. Les maux sont nombreux et bien documentés : des académies de formation trop coûteuses, des éducateurs précaires et sous-payés, un clientélisme persistant, et surtout un gouffre dans la transition entre les équipes jeunes et le monde professionnel.

Les chiffres sont accablants : sur 2 400 joueurs formés en Serie A entre 15 et 21 ans il y a dix ans, seulement 4,5 % évoluent aujourd’hui au plus haut niveau. Les jeunes italiens ne représentent que 9 % du temps de jeu en Serie A, contre 21 % en Espagne et 14 % en France. Un retard structurel dont le calcio peine à sortir, malgré les discours sur la réforme.

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