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·19 avril 2026

"Une ASSE terne, molle, battue dans tout ce qui ne s’achète pas"

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"BIENVENUE EN LIGUE 2" - ASSE

 « L’orgueil précède la chute. » Proverbe biblique (Livre des Proverbes). « Ce ne sont pas les plus forts qui gagnent, mais ceux qui n’abandonnent jamais. » Pelé


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The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -9 points

« Re-bonjour les artistes. Tableur ouvert… et là, -3 points. PAN ! Sec, net, sans escompte. Débit immédiat, aucune contre-écriture, ligne plombée du début à la fin.

J’ai cherché la régularisation… j’ai rien trouvé. Juste des cellules vides et des formules qui bugguent. Pendant ce temps, certains concurrents créditent tranquille.

Il reste trois lignes comptables avant la fin de l’exercice fiscal ? Toujours trois. Mais avec des écritures comme ça, on va finir en cessation de paiement sportive. Va falloir me nettoyer tout ça fissa, parce que là, on est plus proche du contrôle fiscal que de la montée. »

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce très décevant #SCBASSE du 18 avril.

On connaît tous ce type qui, après deux coups réussis au baby-foot, commence déjà à chambrer la terre entière, persuadé qu’il a inventé la passe en coin. Et puis, sans prévenir, la balle lui revient en pleine poire, sèche, sans appel. Le football, c’est pareil : quand tu te crois arrivé avant l’heure, quand tu commences à jouer sur la pointe des certitudes plutôt que sur celle des crampons, le boomerang finit toujours par te revenir dans la gueule.

Samedi soir à Furiani, l’ASSE a pris le sien en plein buffet. Match perdu et il n’y a rien à dire. Contenu presque vide à trot lent, face à une équipe plus faible mais qui a compris avant nous que le foot se joue aussi avec le cœur.

EN L2, RIEN NE REMPLACE LE COEUR

Oui, l’ASSE s’est fait battre par plus fort qu’elle samedi.

Pas forcément plus talentueux, non, sûrement pas même. Assurément pas plus riche, ça c’est certain. Pas plus glamour non plus.

Non. Juste plus vivant. Plus engagé. Plus concerné. Les Bastiais, eux, avaient compris que ce match était un tournant quand notre ASSE, elle, semblait jouer une rediffusion.

Parce que techniquement, parlons-en. La fameuse supériorité… elle a dû rester coincée dans l’avion. Rien ou presque. Pas de rythme, pas de changements de rythme surtout, face à un bloc-bas (Salut Paul !) parfaitement bien organisé (ben oui, les adversaires regardent les matchs de l’ASSE), aucune variation, pas d’idée pour fissurer un collectif positionné bas et pourtant annoncé comme tel depuis le mardi.

On a vu une ASSE stéréotypée, prévisible, presque scolaire. Une équipe contre laquelle il est devenu trop facile de défendre.

Le ballon circulait comme un vieux diesel un matin d’hiver : ça tousse, ça tremble, mais ça n’avance pas. Aucune utilisation intelligente de la largeur pour étirer ce bloc compact. Pas de créativité. Pas d’intelligence dans les derniers mètres. L’ASSE a joué à contretemps, toujours une seconde de retard, comme un danseur ivre dans un bal bien réglé.

Et pendant ce temps-là, Bastia faisait simple. Quatre tirs. Deux cadrés. Les deux premiers. Deux buts. Rideau. Efficacité clinique. Pendant que l’ASSE, elle, bricolait, tergiversait et se perdait dans ses approximations.

Le scénario était certes défavorable dès le départ, avec ce but encaissé très tôt. Mais une équipe comme l’ASSE est censée avoir les ressources pour renverser ce genre d’histoire. Sauf que samedi, à aucun moment on n’a senti que ça pouvait basculer. Jamais. Pas une montée en puissance, pas une révolte, pas même un frisson.

Et dans les duels… ah, les duels. Là où le cœur parle. Là où les matchs de L2 se gagnent. Les Bastiais ont mangé l’ASSE du début à la fin. Plus agressifs, plus déterminés, plus affamés. L’ASSE a regardé passer les tampons comme des touristes sur un quai de gare.

Enfin, individuellement, c’est un peu la foire aux regrets. On sauvera PEDRO_L’ÂNE, fidèle à lui-même, constant dans l’effort et l’attitude. CARDINAL_PACINO, aussi, peut-être, malgré des relances longues comme un dimanche sans pain et souvent aussi imprécises qu’un lancer de fléchettes les yeux fermés. Mais au moins, lui, il a essayé.

Pour le reste… silence radio. MOUEFFEK_LA_POLICE continue de poser une énigme que même les plus grands cerveaux refusent désormais de résoudre. Personnellement je ne comprends toujours pas ce qu’il fait là. Et puis dans le même secteur de jeu, cette question qui flotte : pourquoi JABER_NARDPIVOT n’est-il pas entré pour corriger la dictée ? Mystère insondable.

Et puis CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR… Ah, CARDONA… je sais qu’il a de nombreuses groupies qui vont me haïr de dire ça, mais entre gitans, on ne va pas se tirer les cartes : il est clairement candidat au prix d’excellence de l’approximation technique, et à ce rythme-là (car ça dure depuis quelques matches), il est parti pour décrocher l’or, l’argent et le bronze dans le même match. Une prestation affreuse, couronnée par cette perte de balle qui amène le premier but. Et malheureusement, je le répète, ce n’est plus une surprise.

Au final, une ASSE terne, molle, battue dans tout ce qui ne s’achète pas. Point barre.

LES TROMPETTES RETOURNENT DANS LE SAC … ET L’ANGOISSE REVIENT

Ils doivent être beaux, maintenant, les fanfarons de la semaine dernière. Ceux qui, après une victoire et une défaite du concurrent, avaient déjà sorti les drapeaux, les trompettes et les slogans grandiloquents. “Match de la saison”, “Finale pour le titre”, “Rumble in the Jungle” en pensant au match du 25 contre le leader Troyen. On en oubliait presque qu’il restait un match à jouer avant.

Une semaine plus tard, la cabane est tombée sur le chien et les mouches ont changé d’âne. Classique.

Personnellement, j’avais pris un peu de recul sur tout ça, donc la défaite de samedi, même si je ne l’attendais pas et surtout pas avec un tel contenu, ne m’a pas déformé la gorge comme celle d’un anaconda en train d’avaler une chèvre.

Mais l’ASSE elle semble ne rien apprendre de l’histoire récente. Rien retenir.

La L2, c’est un championnat de chiffonniers. Ici, le cœur pèse autant que les euros. Et il faut répondre présent tous les week-ends. Pas seulement quand le Chaudron chante et que 30 000 personnes vous portent, les midinettes qui aiment tant le bruit et la lumière.

Parce que oui, il paraît que le langage corporel des joueurs n’était pas le même samedi que le week-end précédent, d’après les journalistes bord-terrain de BeIn sport, qui les voient de près. Et je veux bien me laisser aller à les croire sur ce coup-là.

Alors tiens donc ? Les starlettes aimeraient surtout les projecteurs, les vivas, les tapis rouges ?? …. Ah ben merde, alors ! Parce que le problème, c’est qu’un championnat, ça se joue aussi – un WE sur deux au moins – loin des projecteurs.

Et visiblement, l’ASSE n’a toujours pas compris qu’elle n’avait aucune marge, ou alors elle est  plus mince qu’une capote « sensations extrêmes ». Malgré les moyens investis. Malgré les ambitions. Là-haut, ça se bat, ça griffe, ça ne lâche rien. Trois équipes pour deux places. Trois autres à l’affût derrière pour les places 4 et 5. Et ça va durer jusqu’au bout.

Aujourd’hui, difficile d’être affirmatif : l’ASSE n’a rien d’un patron. Et dans cette triangulaire pour la montée, elle pourrait bien finir par regarder les autres trinquer.

Et sans vouloir jouer les Cassandre de l’Apocalypse, juste un petit rappel : lors de la dernière montée, en 2024, l’ASSE avait déjà joué à se faire peur sur la fin en passant au travers de ses derniers matchs de championnat … A bons entendeurs ….

NE JAMAIS BRÛLER LA PEAU DE L’OURS AVANT DE L’AVOIR VENDUE

Il n’y a plus de place pour les calculs. Plus de place pour les discours. Il faut gagner. Tout gagner. À commencer par le prochain match, celui qui devait être celui du titre… et qui pourrait bien devenir celui de l’accession. Mais … pour les Troyens d’en face !

Pendant ce temps, les calculettes chauffent, les théories fumeuses s’enchaînent, et les optimistes invoquent l’irrationnel, et que LE MANS perdra peut-être ses trois derniers matchs, parce que le foot, hein, on sait jamais ….

Peut-être.

Mais les réalistes, eux, regardent le calendrier et serrent les dents.

Alors oui, il reste une carte : réveiller ce groupe. Le secouer. Le reconnecter. À MONTANIER_L'ÉVIDENCE de jouer du clairon. Et je pense qu’il le fera, si j’en crois son dernier regard après le match, un regard froid devenu instantanément celui d’Attila quand ses prisonniers lui tiraient des bras d’honneur.

Et s’il n’y arrive pas, comme en 2024 ça pourrait, se mettre à craquer dans notre bénouze comme une cargaison mal arrimée dans la cale d’une goélette. En même temps à l’ASSE, flipper est devenu une sorte d’habitude, c’est désormais traditionnel comme une envie de pisser à la Fête de la bière.

Mais vous, les Aminches, par précaution, un conseil : serrez les miches… et allumez quelques cierges. Épais comme les moufles d’un épileur groenlandais travaillant en plein air.

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