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·12 mars 2026

« Une crise globale qui dépasse largement les simples résultats sportifs » : le football italien s’enfonce dans une nouvelle crise

Image de l'article :« Une crise globale qui dépasse largement les simples résultats sportifs » : le football italien s’enfonce dans une nouvelle crise

Comme le raconte le Corriere della sera, l’élimination précoce de l’Italie lors de la Coupe du monde 1974 avait provoqué un choc profond dans le football italien. Battue par la Pologne de Kazimierz Deyna et Grzegorz Lato, la Nazionale avait dû regarder de loin le tournoi dominé par les Pays-Bas de Johan Cruyff, dont le « football total » révolutionnait le jeu malgré la victoire finale de l’Allemagne de l’Ouest. Déjà éliminée en demi-finale de l’Euro 1972 par la Belgique, l’Italie semblait alors en retard, notamment sur le plan athlétique.

Face à ce constat, le président de la fédération Artemio Franchi décida d’engager une réforme en profondeur. Il confia la direction technique à Italo Allodi, dirigeant expérimenté passé par l’Inter Milan et la Juventus. En 1976 naquit alors le « Supercorso » de Coverciano, une formation révolutionnaire pour entraîneurs. Le volume d’enseignement passa de 140 à 900 heures, les examens furent renforcés et de nombreux experts internationaux furent invités. Cette ouverture intellectuelle devint un moteur du développement du football italien, qui remporta ensuite deux titres mondiaux dans les décennies suivantes.


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Ce rappel historique résonne aujourd’hui avec la crise actuelle du calcio. L’élimination récente de l’Atalanta contre le Bayern Munich symbolise la disparition des clubs italiens dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Pour certains observateurs, cette situation traduit une crise globale du système, qui dépasse largement les simples résultats sportifs.

Dans ce contexte, l’Italie doit encore assurer sa qualification pour le Mondial lors de barrages délicats contre l’Irlande du Nord, puis possiblement le Pays de Galles ou la Bosnie-Herzégovine. Des adversaires réputés pour leur intensité physique, un domaine où l’Italie semble parfois en retard.

Le sélectionneur Gennaro Gattuso espère décrocher la qualification, mais celle-ci risquerait surtout de masquer des problèmes structurels plus profonds. Entre un championnat focalisé sur les polémiques arbitrales, des clubs en difficulté en Europe et une sélection fragile, le football italien apparaît à un tournant. Comme dans les années 1970, seule une réforme ambitieuse pourrait inverser la tendance et préparer l’avenir.

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