
Trivela
·4 avril 2025
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·4 avril 2025
Il y a un an et demi, les verts et blancs du FC Vilaverdense accédaient pour la première fois en D2 portugaise. Une belle ascension qui s’est rapidement transformé en cauchemar.
C’est un moment indescriptible qu’ont vécu les hommes de Ricardo Silva il y a deux ans. En déployant un jeu séduisant, tourné vers l’attaque, les Vilaverdenses avaient créé la sensation en accédant à la deuxième division, quelques mois seulement après avoir été promu en Liga3.
Fort de cette ascension fulgurante, le club nourrissait l’ambition de poursuivre sa progression. Pourtant, celle-ci a mené à une descente aux enfers dès la saison suivante. Promu en deuxième division, le club n’a jamais réussi à faire le poids face aux autres écuries, tant sur le plan sportif qu’en dehors des terrains.
« Je pense qu’il faut faire la distinction entre la gestion locale et celle des investisseurs », nous a confié l’ancien préparateur physique Nordine Benbelaid, avant d’ajouter : « du côté local, ils ont tout fait pour protéger le club. C’est notamment le cas du président Néné. qui a toujours défendu ses joueurs et tenté de renverser la situation. Si le club est monté en D2, c’est grâce à une union sans faille entre les joueurs, le staff technique, le département médical et surtout, grâce à l’engagement de Néné. Il mériterait une statue pour tout le travail accompli. Concernant les investisseurs, je ne peux pas trop en parler. Après le Covid, nous ne les avons plus jamais revu, même le jour de la montée. »
Suite à sa montée au deuxième échelon national, le club a été confronté à de profonds bouleversements empêchant toute stabilisation. « Je ne peux pas parler de ce qui s’est passé après mon départ mais le problème c’est que le club n’a pas eu le temps de se restructurer après la montée. Il y a eu de nombreux départs qui ont changé l’équipe et son mode de fonctionnement. D’un point de vue organisationnel, les barrages d’accession devraient être repensés afin de laisser plus de temps aux promus de se professionnaliser. La transition entre la Liga3 et la D2 est trop brutale, avec un laps de temps très court pour préparer la saison. De plus, les frais d’inscriptions sont très élevés, ce qui accentue les écarts entre les divisions. Et puis il y a aussi le fait que nous n’ayons pas pu jouer à domicile. Être délocalisé à plus de 250km de la ville a été un véritable handicap », poursuit Nordine Benbelaid.
Bon dernier du classement avec seulement 24 points glanés en 34 matchs, le FC Vilaverdense a connu une saison particulièrement difficile. Et il n’est pas au bout de ses peines.
Un an après avoir quitté la Liga3, le club a donc pu le retrouver. Mais une fois encore, de nombreux bouleversements sont venus agiter le quotidien de cette formation portugaise. Le départ des investisseurs canadiens a ainsi entraîné un large remaniement de l’effectif, avec 19 départs à l’intersaison.
Des modifications significatives à tous les niveaux. Le début de saison a été particulièrement chaotique, marqué par un manque d’anticipation dans les décisions importantes pour le club. Lors de la première journée de championnat, l’équipe n’a pu inscrire que 12 joueurs sur la feuille de match. Et l’arrivée tardive d’autres renforts n’a pas suffit : le FC Vilaverdense a terminé à la dernière place de son groupe avec une seule victoire en dix-huit matchs.
Actuellement à la lutte pour le maintien, le FC Vilaverdense est au bord du précipice. Avec déjà 9 points de retard sur le premier non-relégable en phase de relégation, les hommes de Miguel Moreira, quatrième entraîneur de la saison, devront réaliser un exploit pour éviter une nouvelle catastrophe.