Le Journal du Real
·8 février 2026
Valence - Real Madrid : les 3 choses à savoir sur une équipe frustrée et mal payée

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·8 février 2026

Face aux Madrilènes en pleine crise de confiance, dauphins de LaLiga, Valence reçoit le club de la capitale espagnole avec un moral en revanchard par rapport à une semaine frustrante. Malgré une dynamique inconstante, mettre l'état de forme de Valence en corrélation avec les doutes madrilènes permet de voir venir un danger somnolent pour les coéquipiers de Thibaut Courtois. Voici les trois choses à savoir avant le coup d’envoi.
Valence sort de deux matchs frustrants. D'abord contre le Real Betis en championnat, avec une défaite d'une courte tête 2-1 dans un rapport de force plutôt équilibré. Le club Ché, mal payé sur cette rencontre malgré un côté gauche Gaya-Danjuma remuant, et une prestation solide de Beltran sur l'aile droite, a manqué de tranchant pour tuer le match, laissant ainsi les hommes de Manuel Pellegrini s'emparer des 3 points grâce à Pablo Fornals et Chimy Avilla, qui a répondu sur penalty à l'ouverture du score du club Ché.
En milieu de semaine, l'Athletic Club s'est présenté au Mestalla dans le cadre des quarts de finale de la Coupe du Roi. Un match prestigieux pour un billet dans le dernier carré d'une compétition qui échappe à Valence depuis 2019. Valence peut nourrir des regrets à l'issue du match. Une élimination logique, mais pas sans souligner que les partenaires d'Umar Sadiq se sont sabordés dans ce match. L'attaquant nigérian, auteur d'un but contre son camp, puis de l'égalisation sur la boulette du gardien basque Álex Padilla.
Valence attend donc de pied ferme le Real Madrid pour relancer la machine, qui était sur une série d'un nul et trois victoires consécutives sur les 4 matchs précédant la rencontre contre le Real Betis. Une opposition qui réussit bien au club Ché à Mestalla, qui n'a enregistré que trois défaites sur ses onze dernières réceptions du Real Madrid à Mestalla. Une aubaine, car le club de la capitale est malade depuis le début de la saison.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille pour le Real Madrid et Álvaro Arbeloa. Alors que l'équipe espérait profiter d'une semaine sans match pour recharger les batteries et affronter Valence dans les meilleures conditions, l'effet inverse s'est produit. Avec la suspension confirmée de Vinicius Jr, les absences sur blessure de Jude Bellingham, Ferland Mendy, Eder Militao et Rodrygo Goes, des retours bienvenus mais en phase de reprise (Trent Alexander-Arnold et Antonio Rüdiger), le club de la capitale se déplace avec peu de possibilités pour constituer son XI de départ.
Une situation complexe, qui intervient au coeur d'une saison qui semble déjà terminée alors que tout est encore possible en Liga et en Ligue des champions. Malgré 6 succès consécutifs en championnat, le Real Madrid a besoin de se rassurer. La faute à un derby aigre-doux, remporté au forceps, qui a mis en lumière toutes les limites des hommes d'Arbeloa. Les partenaires de Kylian Mbappé doivent revenir de Mestalla avec les 3 points, au risque de laisser le Barça prendre le large au classement après sa victoire 3-0 contre Majorque.
Le club Ché doit une revanche à son public. Après deux défaites consécutives, contre le Real Betis en Liga le week-end passé à Séville (2-1) et en milieu de semaine en Coupe du Roi contre l'Athletic Club à domicile (1-2), Valence a l'opportunité de se racheter devant son public face à son adversaire favori sur ces dernières années : le Real Madrid.
Avec seulement 22 unités au compteur, Valence occupe une inquiétante 16e place de Liga, flirtant dangereusement avec la zone de relégation, à 1 petit point du premier relégable, le Rayo Vallecano. N'ayant plus que les matchs en championnat à disputer, Valence se présente face au Real Madrid avec une mission et un match par semaine pour y parvenir : rester dans l'élite espagnole. Pourtant, le paradoxe à souligner est le suivant : Valence est mal payé en Liga. La faute à un manque d'efficacité offensive, malgré des éléments confirmés (Beltran, Danjuma, Sadiq)
Les hommes de Carlos Corberán sont difficiles à lire : depuis le début de saison, le club traverse la saison sur une alternance de cycles : 3 bons résultats, 3 mauvais résultats et vice-versa. Avant leurs deux dernières défaites en date, Valence était sur une série de trois victoires consécutives, et avant ça deux matchs nuls et une défaite. Dans cette "logique" de résultat, le Real Madrid affronte peut-être au meilleur des moments un adversaire toujours coriace dans son stade, et qui lui a coûté à plusieurs reprises le titre en Liga.
Pepelu est la première menace de Valence dans l'opposition contre le Real Madrid. Le milieu de terrain de 27 ans pratique son meilleur football dans un contexte certes mauribond, mais paradoxalement idoine pour exprimer l'étendue de ses qualités. Le récupérateur est aujourd'hui le meilleur joueur du club Ché depuis le début de saison. Capable de déployer un volume de jeu conséquent, sa qualité à la récupération de balle n'est plus à démontrer.
À cela s'ajoute une qualité de passe de très bonne facture, capable de casser plusieurs lignes. Son jeu long reste une arme létale face à la Maison Blanche qui souffre face aux adversaires directs qui procèdent en contre. D'habitude adroit sur pénalty, il a raté le dernier lors du match précédent en championnat contre le Real Betis. Le natif de Dénia aura à cœur de se racheter sur cet exercice en cas d'erreur dans la surface des Merengues.
Autre menace pour le Real Madrid : Hugo Duro, l'avant-centre de Valence. L'attaquant espagnol, formé au Real Madrid, se distingue très régulièrement contre son club formateur. Véritable menace aérienne, n'hésitant pas à aller au mastic contre son vis-à-vis, l'ancien canterano madrilène sera à surveiller dans son rapport de force avec la charnière centrale du Real Madrid.
Attaquant fait pour un jeu de transition, Hugo Duro reste dangereux aussi par ses déplacements lors des rares séquences dans lesquelles Valence arrive à dominer son adversaire balle au pied. Une mobilité qui, couplée au jeu long de Pepelu, fait de lui l'autre grand danger pour le Real Madrid à Mestalla. Habitué à encaisser des buts d'anciens joueurs ou d'anciens canteranos, le club de la capitale espagnole qui a besoin de se rassurer à tous les niveaux, devra se frotter à une véritable épée de Damoclès en la personne d'Hugo Duro.









































