Valverde : "Ce n’est pas une image à montrer aux enfants, mais j’ai fait ce que j’avais à faire" | OneFootball

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·2 avril 2026

Valverde : "Ce n’est pas une image à montrer aux enfants, mais j’ai fait ce que j’avais à faire"

Image de l'article :Valverde : "Ce n’est pas une image à montrer aux enfants, mais j’ai fait ce que j’avais à faire"

Dans une interview accordée à Terapia Picante, l’Uruguayen Fede Valverde revient sur ce qui a construit le joueur qu’il est devenu aujourd’hui.

Il y a d’abord cette relation forte avec ses entraîneurs, notamment Ancelotti : "Il m’a fait croire en moi. Pour moi, c’est comme un membre de la famille. Je l’aime beaucoup. J’espère le recroiser un jour. La manière dont il nous faisait nous sentir au quotidien… cette faim, cette envie de gagner. Ancelotti est le plus complet." 


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Avant lui, il ya aussi eu Zinédine Zidane : "Zidane m’a aidé à avoir ce caractère. Il me donnait de la tranquillité, cette sérénité pour savoir que les choses allaient bien se passer. Au quotidien, le fait qu’il me demande des nouvelles de ma femme et de mes enfants me rendait très heureux."

Il évoque alors son triplé face à Manchester City. "Tout m’a réussi ce soir là. Je n’aurais jamais pensé pouvoir mettre trois buts. C’était incroyable. Ce sont déjà 50 minutes inoubliables dans ma carrière. Le mieux, c’était de sentir l’affection des gens. La veille, j’avais dit à ma femme que j’aimerais marquer, mais trois buts… Impensable."

À ses débuts au Real Madrid, il se souvient : "Lors de mon premier entraînement avec le Castilla, mes coéquipiers avaient de très belles voitures et moi j’avais à peine une voiture correcte. Je me disais : où est-ce que je suis tombé ? Je voyais les marques de vêtements, j’ai vite enlevé ce que je portais pour qu’on ne remarque pas que ce n’était pas des grandes marques. Ça a été un choc."

Sur son surnom de ses débuts,"Pajarito" (petit oiseau), il raconte : "J’étais très maigre, très fin. Je courais beaucoup et je me déplaçais partout. Un de mes entraîneurs m’appelait “Pajarito”. Ça ne plaisait pas à mon père, mais il était le seul à ne pas le voir. Maintenant, je suis “le faucon”, parce que je suis un peu plus agressif. Mais je reste le petit oiseau."

Sur le terrain, Valverde assume son côté parfois excessif. Il repense notamment à son tacle sur Alvaro Morata. "Ce n’est pas une image à montrer aux enfants. Mais à ce moment-là, j’ai senti que je devais tout donner pour l’équipe. Je savais que j’allais être expulsé. J’ai pété les plombs, mais j’ai fait ce que j’avais faire. Je pensais seulement au fait que le Real Madrid devait gagner. Je suis sud-américain, on a le sang chaud. Parfois, tu as envie de le découper."

Ce tempérament, il le met aussi dans ses frappes, parfois trop puissantes. "J’ai déjà blessé quelques gardiens. J’ai blessé Luca Zidane à l’épaule. Je voulais me cacher, je pensais qu’on allait me virer, j’avais blessé le fils de Zidane. Certains gardiens ont eu des blessures à cause de mes frappes, surtout des luxations de l’épaule. J’ai les jambes très fines, je ne sais pas d’où je sors autant de puissance."

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