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·2 Agustus 2026

30 millions de dollars en salaire annuel, le plan fou que visait Infantino avec FFE

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Alors que la pression monte sur Gianni Infantino, de nouvelles révélations éclairent ses véritables intentions derrière le projet FIFA Forward Enterprise. Le président de la FIFA visait un poste taillé sur-mesure, avec un salaire qui donne le vertige.

Selon les informations du Times, le plan de Gianni Infantino était de devenir commissaire de l'entreprise FIFA Forward une fois sa présidence terminée. Un rôle qui lui aurait garanti un salaire de base de 30 millions de dollars par an, avant même les bonus. De quoi rivaliser avec les plus hauts dirigeants du sport professionnel américain, à l'image de Roger Goodell, le patron de la NFL. Ce projet de privatisation partielle des compétitions de la FIFA, qui prévoyait de faire entrer des investisseurs privés dans les droits commerciaux du Mondial, a depuis été retiré face à la fronde de plusieurs confédérations, l'UEFA en tête.


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Le soutien à Infantino s'effondre

Toujours selon le Times, le soutien à Gianni Infantino s'effondre à toute vitesse en interne. Le dirigeant suisse serait susceptible de démissionner à l'occasion d'une réunion d'urgence, alors que ses adversaires comptent intensifier la pression pour le pousser vers la sortie. Parmi les potentiels candidats évoqués pour lui succéder figurent le président de la confédération asiatique Sheikh Salman, le patron de la CONCACAF Victor Montagliani, ainsi que le président du PSG Nasser Al-Khelaifi.

Javier Tebas fracasse Infantino et réclame son départ

Le président de LaLiga, Javier Tebas, ne l'a pas envoyé dire. Dans une longue sortie sur les réseaux sociaux, il a estimé que le retrait du projet ne réglait en rien le fond du problème : « Infantino ne doit pas continuer. Que la FIFA ait retiré sa proposition de privatiser ses compétitions est une bonne nouvelle. Mais il serait une grave erreur de penser que cela résout le problème de gouvernance. Avons-nous déjà oublié le retrait du carton rouge (de Balogun) après une intervention politique ? L'enquête ouverte au Congrès des États-Unis, qui a requis la comparution de Gianni Infantino pour des comportements extrêmement graves ? Le retrait d'accusations dans des cas historiques de corruption de la FIFA ? Les prix scandaleux des billets de la Coupe du monde ? Les décisions unilatérales sur le calendrier international, les nouvelles compétitions et les formats, prises sans un véritable processus de dialogue et d'accord avec les parties impliquées ? Pour toutes ces raisons, je pense que Gianni Infantino ne doit pas continuer à la tête de la FIFA. Le football mondial a besoin d'un nouveau leadership qui modernise sa gouvernance, retrouve la crédibilité institutionnelle et construise les décisions d'avenir. Retirer une proposition n'efface pas tout ce qui s'est passé. Ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. »

Une crise qui dépasse le seul projet FFE

Entre les révélations sur son plan de reconversion à 30 millions de dollars et les critiques de plus en plus nombreuses de dirigeants influents comme Tebas, Gianni Infantino traverse la période la plus délicate de sa présidence. Réélu en 2019 puis en 2023, il devait en principe se représenter en 2027. Mais la multiplication des fronts d'opposition, de l'UEFA à LaLiga, laisse planer un sérieux doute sur sa capacité à se maintenir à la tête de l'instance mondiale.

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