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·6 Februari 2026

À OL Lyonnes, la notion de derby est aussi bien inculquée

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Bien moins présente ou même intense que chez les garçons, la rivalité avec l’AS Saint-Étienne a bien pris ses quartiers dans le vestiaire d’OL Lyonnes. Du cru ou non, les joueuses sont rapidement mises au parfum.

Dimanche, le Parc OL sera loin de faire le plein. Pourtant, en temps normal, la tenue d'un derby a de quoi créer une atmosphère particulière à Décines. Seulement, ce dimanche, ce ne sont pas les joueurs de Paulo Fonseca qui seront sur le pont, car affronter les Verts n'est plus au calendrier avec la descente des voisins en Ligue 2. Non, pour la première fois depuis une décennie et le déménagement à Décines, un derby féminin se jouera dans le Grand Stade.

Si la direction s'attend logiquement à ne pas attirer 50 000 spectateurs, elle espère que la programmation un dimanche à 15h pour le premier week-end des vacances scolaires d'hiver attirera du monde. En milieu de semaine, la barre des 5 000 avait été atteinte, mais l'OL Lyonnes voit plus grand*.


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Belhadj : "Un derby, ça se gagne avant tout"

Sur le papier, un affrontement avec l'AS Saint-Étienne ne devrait pas donner trop de fil à retordre aux joueuses de Jonatan Giráldez. Pourtant, durant le match aller dans la Loire, les Lyonnaises avaient dû batailler, ne l'emportant "que" 2-0. L'essentiel avait été assuré, à savoir un honneur sauf dans un derby. Car oui, il n'y a certes pas la même passion, pas la même rivalité que chez les garçons, un derby contre le voisin stéphanois reste un match à ne pas perdre.

Cette "haine" du vert est transmise dès le plus jeune âge à l'Académie et cela ne se limite pas aux Lacazette, Cherki, Grenier et autres anciens joueurs du cru. Chez les filles aussi, la culture du derby fait rapidement partie de l'apprentissage. "Un derby, c'est même très important, s'est empressée de nous répondre Féerine Belhadj après la victoire contre l'OM mercredi au moment de se projeter sur cette rencontre dominicale. Que ce soit en jeune ou en pro, c'est vraiment très important. Qu'on soit chez les filles ou chez les garçons, c'est une équipe rivale. Donc c'est un derby. Il faut le gagner avant tout."

Engen : "On m'a vite dit que le vert n'était pas le bienvenu"

Présente aux côtés de la gardienne et également biberonnée à la rivalité du derby au centre de formation, Maïssa Fathallah ne pouvait qu'acquiescer. Les deux jeunes suivent les traces de Wendie Renard ou encore Selma Bacha, garantes de cette identité lyonnaise. Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne. Dans l'histoire, les Fenottes n'ont pas eu trop à faire profil bas, avec seulement deux nuls concédés en trente-deux confrontations. On l'a dit, le rapport de force et l'histoire ne sont clairement pas les mêmes qu'avec les garçons. Néanmoins, cette culture spécifique à la région a pris sa place dans tout le vestiaire.

Les Lyonnaises pure souche (ou presque) dispensent cet ADN lyonnais aux autres et ce n'est pas Ingrid Engen qui dira le contraire. Débarquée à OL Lyonnes l'été dernier, la Norvégienne a rapidement reçu un mode d'emploi sur la question. "Je crois que c'est l'une des premières choses dont on m'a parlé à mon arrivée. Qu'il ne fallait pas perdre un derby et que le vert n'était pas forcément le bienvenu dans le vestiaire", en a-t-elle souri lors d'un entretien à paraitre prochainement sur Olympique-et-Lyonnais. Dimanche, face à une affluence que la défenseuse espère "à la hauteur du symbole", seule la victoire sera belle contre le rival de toujours.

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