Foot National
·14 Februari 2026
Ahmed Kantari (Nantes) après la défaite à Monaco : "On vole en éclats en cinq minutes"

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Le spectre de la relégation se précise pour le FC Nantes. Lors de la 22e journée de Ligue 1, les Canaris ont sombré sur la pelouse de l'AS Monaco (1-3). Ahmed Kantari, pointe une fragilité mentale devenue chronique. Entre déception et volonté de préserver l'unité du vestiaire, le technicien livre un diagnostic sans concession sur le mal qui ronge son équipe.
La Ligue 1 poursuit son chemin. Ce week-end, les dix-huit formations de l'élite sont sur le pont à l'occasion de la vingt-deuxième journée de la saison 2025-2026. Vendredi soir, le FC Nantes a concédé une nouvelle défaite sur la pelouse de l'AS Monaco (1-3). Ce revers assombrit un peu plus l'horizon des Canaris, qui s'enfoncent dans la zone rouge. Désormais dix-septièmes avec seulement quatorze points, les Nantais affichent un bilan comptable alarmant : trois victoires, cinq nuls et quatorze défaites.
Le sort de la rencontre s'est scellé en première période, lorsque les Nantais ont totalement perdu pied en encaissant trois buts en seulement cinq minutes, avant même la demi-heure de jeu. Une entame catastrophique que l'entraîneur, Ahmed Kantari, a analysée avec lucidité : "Il y a beaucoup de déception parce qu'on vole en éclats en cinq minutes. Il ne faut pas que les événements contraires nous fassent tomber parce qu'on se complique la tâche. On n'a pas mis les ingrédients pendant trente minutes sur ce match."
Pour le technicien, le mal qui ronge le FC Nantes n'est pas tant technique que psychologique. Il pointe du doigt une incapacité à réagir dès que le scénario devient défavorable, une conséquence directe d'une longue période sans succès : "C'est mental. Pendant sept mois, cette équipe n'a pas beaucoup gagné et dès qu'il y a un vent contraire, un grain de sable, il y a cette fragilité mentale et l'adversaire en profite. Je ne pense pas que ce soit une question de niveau. Ces joueurs sont capables de mieux tenir le ballon, de mieux faire sous pression. On le voit à l'entraînement. C'est récurrent : on voit en seconde mi-temps qu'ils se lâchent plus, mais il faut mieux gérer nos premières périodes. C'est là qu'il faut trouver des solutions." Malgré l'urgence de la situation, Ahmed Kantari refuse de voir son groupe se désagréger. Il mise sur la communication et la solidarité affichée après le calvaire initial pour tenter d'amorcer une remontée au classement : "Ça passe par un échange qu'il faut avoir avec les joueurs. Je n'ai pas senti un vestiaire désuni. On sait que dans cette course au maintien, on passe par des moments difficiles. Je retiens l'unité après ces trente minutes, on aurait pu s'écrouler."
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