Amadou Haidara : « Je me suis dit : travaille, tu dois être prêt » | OneFootball

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·19 Februari 2026

Amadou Haidara : « Je me suis dit : travaille, tu dois être prêt »

Gambar artikel:Amadou Haidara : « Je me suis dit : travaille, tu dois être prêt »

Nouveau gros nom annoncé à Lens l’hiver dernier, Amadou Haidara s’est rapidement fait une place dans le groupe déjà fourni des milieux de terrain du RC Lens. Aux côtés de son compatriote Mamadou Sangaré, le Malien de 28 ans s’investit pour retrouver tout son talent au plus vite.

Lensois.com : Amadou Haidara, racontez-nous votre intégration au club ? Ça se passe très bien. Mes coéquipiers sont très gentils et même avant que j’arrive, j’ai eu l’occasion de discuter avec quelques-uns, Flo, Malang, tout ça… Ça se passe très bien, je suis content d’être là.


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Pendant six mois, vous avez peu joué avant votre arrivée à Lens, comment vous vous sentez ? J’ai fait six mois sans jouer à Leipzig. C’était un moment un peu difficile malgré le fait que je m’entraînais avec le groupe. J’ai joué la CAN aussi, même si je n’ai pas beaucoup joué non plus. En arrivant ici, je me suis adapté. C’est un peu le même style que ce que je connaissais en Allemagne. J’ai dû m’adapter aux entraînements et avec les préparateurs physiques. Actuellement, je me sens très, très bien. J’ai besoin de temps aussi pour mieux m’adapter au style de jeu. À l’entraînement, j’essaie de tout donner. Je pense que ça va beaucoup mieux maintenant.

Pourquoi Leipzig vous a mis de côté alors que vous étiez un titulaire régulier de l’équipe ? Je pense que le projet s’était fini. J’avais passé sept ans. J’ai beaucoup aimé ces sept ans avec les coéquipiers. J’ai toujours joué, passé de bons moments, gagné des titres avec le groupe. Après, il y a d’autres choses qui rentrent en compte. Je suis un joueur, je m’entraîne. Le choix, c’est le coach qui le fait. Je n’ai pas joué. L’opportunité ici, j’ai essayé de l’attraper pour montrer ce que je veux. Je suis content d’être dans le groupe.

Comment avez-vous géré ces six mois sans jouer ? Déjà, il faut être fort mentalement parce que c’est vraiment difficile. Quand tu sais que depuis le début de ta carrière tu jouais tout le temps et qu’il y a un moment qui arrive où tu ne joues plus, c’est un peu compliqué. Je me suis toujours dit : sur le terrain, à l’entraînement, donne tout. Après, pas de regrets. Si le week-end tu n’as pas de minutes à jouer, tu as tout donné. C’était ça mon objectif. Il y avait la CAN aussi, je devais rester focus et prêt pour la jouer. Je me suis dit : travaille, tu dois être prêt. Si jamais le coach a besoin de toi, tu seras prêt. C’est comme ça que j’ai abordé les six mois passés.

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Qu’est-ce qui vous a motivé à venir à Lens ? J’ai eu d’autres pistes en plus de Lens. Mais j’ai vu comment le club fonctionnait ici. Il y a eu pas mal de Maliens qui sont passés, ça leur a réussi. J’ai pu discuter avec Mamadou (Sangaré) quand on était en sélection. C’est quelqu’un que je connaissais depuis longtemps. On a parlé, il m’a expliqué le club, la ville, comment les gens sont. Le jeu aussi : j’ai regardé des matchs et j’ai vu que c’est à peu près la même chose que ce que j’ai connu quand je suis devenu professionnel avec Red Bull. C’est un jeu basé sur le pressing et ensuite il y a le jeu. Je m’adapte beaucoup à ça et j’ai aimé. Avec les dirigeants, le feeling est bien passé. Je suis content d’être ici.

Est-ce que les anciens comme Loïs Openda (parti de Lens à Leipzig) vous ont appelé ? Oui, Lolo m’a appelé. Il m’a un peu expliqué aussi. Il m’a dit : « viens, tu seras bien ici, tu vas voir, les gens sont tops ». Massadio Haïdara, on en avait déjà parlé quand on était en équipe nationale avec Cheick Doucouré. Il y avait Souleymane Diarra aussi. Je connaissais déjà l’équipe. Je savais comment ça se passait ici. Ils m’ont donné de bons conseils quand même !

« J’aime être en difficulté »

À Lens, il y a une paire de milieux qui tournent bien, vous saviez en arrivant que vous ne seriez pas un premier choix tout de suite ? Oui, en tant que joueur, je le savais déjà. Il y a Adrien (Adrien Thomasson), Mamadou (Sangaré) et Bula (Andrija Bulatović). Ça fonctionne très, très bien. J’apprends d’eux aussi, même si j’ai eu pas mal de matchs à jouer. Moi, je suis un compétiteur. J’aime ça et j’apprends à côté d’eux parce que c’est un nouveau style pour moi et je dois m’adapter aussi. J’essaie de le faire, je vais apprendre à côté d’eux. Et quand mon moment sera venu, il faudra être prêt pour jouer.

Vous nous parlez de votre profil ? Depuis le début de ma carrière, je suis un peu au milieu, je joue un peu partout, je ne me fixe pas à un rôle précis. Même si ces deux dernières années j’ai un peu joué comme six, sentinelle devant la défense. Mais après ça, j’ai joué un peu partout : 8, 10, souvent, et même piston ! J’essaie de m’adapter. Je suis un joueur d’équipe, j’essaie d’aider l’équipe et si le coach a besoin, je peux remplir le rôle.

En vous écoutant, on n’a pas l’impression que vous ayez un ego surdimensionné, pourtant vous avez joué beaucoup de matchs de Ligue des Champions, vous avez un vrai statut en arrivant ici… J’ai maintenant dix ans de carrière, je sais comment ça se passe un peu dans le foot, même si je dois toujours apprendre. Malgré le fait que je ne sois plus à l’âge de Mamadou Sangaré, il y a des choses qui font que j’ai envie d’apprendre à côté de lui. Et Bula aussi, c’est un milieu qui progresse et je suis un peu là pour les aider aussi d’un côté. Même si ça marche bien aujourd’hui, il faut toujours rester focus, on ne sait pas ce qui va arriver demain. Le foot, ça va très vite. La saison passée j’ai joué tout le temps, cette saison j’ai fait six mois sans jouer, c’est comme ça le foot. Moi, je reste toujours focus, il y a un moment où je vais jouer. J’essaie de rendre la vie difficile aussi à Mamadou, à Adrien, à Bula, parce que c’est comme ça. En tant que professionnel, j’aime être en difficulté, ça montre mon envie d’aller chercher. Moi je suis là, j’essaie de continuer à travailler, d’attendre mon tour… et de rendre la vie du coach un peu difficile pour faire son choix.

Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.

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