Arda Güler, la colère d’un talent sous-utilisé | OneFootball

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Le Journal du Real

·30 Januari 2026

Arda Güler, la colère d’un talent sous-utilisé

Gambar artikel:Arda Güler, la colère d’un talent sous-utilisé

C'était l'image de la soirée à l'Estádio da Luz, peut-être plus marquante encore que le résultat final. Alors que le Real Madrid tentait de revenir au score face à Benfica, une scène a capturé toute la tension qui règne parfois dans l'élite. Arda Güler, le visage fermé et les gestes brusques, a laissé éclater une colère froide au moment de quitter la pelouse. Pour Álvaro Arbeloa, qui avait réussi à pacifier le vestiaire en deux semaines, c'est le premier incendie de son mandat.

Comme le rapporte le quotidien espagnol AS, la vie semble suivre le même cours frustrant pour le jeune prodige, quel que soit l'homme assis sur le banc de touche. Sous Xabi Alonso, les tensions concernaient souvent Federico Valverde ou Vinicius Jr. Aujourd'hui, c'est Arda Güler qui se sent visé, prisonnier d'un rôle de "titulaire partiel" qui commence sérieusement à peser sur ses nerfs.


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  1. À lire aussi : Le Real Madrid retrouve Benfica en barrages de Ligue des champions !

"Toujours moi" : le craquage en direct d'Arda Güler

L'incident s'est produit à la 79e minute du match de Ligue des Champions. Le tableau d'affichage indiquait 3-2 en faveur de Benfica, et le Real Madrid poussait pour égaliser. Arda Güler, spécialiste des coups de pied arrêtés, s'apprêtait à frapper un corner crucial lorsqu'il a vu son numéro s'afficher sur le panneau du quatrième arbitre.

La réaction a été immédiate et épidermique. Les caméras de télévision ont capté sa frustration : des gestes d'incompréhension, des gants retirés avec rage et jetés au sol, et une phrase marmonnée en anglais que les spécialistes de la lecture labiale ont décryptée comme un « Toujours moi, toujours moi ».

Le quotidien AS souligne l'ironie de la situation : Arbeloa a effectué ses changements par vague, faisant entrer David Alaba, Cestero et Brahim Diaz pour tenter le tout pour le tout. Mais en sortant son créateur numéro un alors qu'il y avait un corner à tirer, le technicien a envoyé un message qui n'est pas passé. Le corner a finalement été tiré par Rodrygo et repoussé par la défense, laissant Arda Güler ruminer sa colère sur le banc.

Une confiance à durée limitée

Le fond du problème n'est pas ce remplacement isolé, mais une tendance lourde qui s'apparente à une malédiction statistique. Les chiffres compilés par AS sont accablants pour la gestion du joueur : cette saison, Arda Güler n'a disputé l'intégralité des 90 minutes qu'à 3 reprises seulement, alors qu'il a été titularisé 25 fois.

Que ce soit sous les ordres de Xabi Alonso (contre Levante et le Rayo Vallecano) ou lors des débuts d'Arbeloa (contre Albacete), le constat est le même : les entraîneurs lui font confiance pour débuter, mais doutent systématiquement de sa capacité à finir. S'il a profité du changement de coach pour s'installer dans le onze de départ — débutant 4 des 5 matchs de l'ère Arbeloa, aidé certes par les mouvements tactiques autour de Camavinga et Tchouaméni —, il reste le premier fusible à sauter dès que le match se tend physiquement ou tactiquement.

Pourtant, la veille du match, Arbeloa avait couvert son joueur d'éloges en conférence de presse, parlant d'un « garçon avec énormément de talent, une vision du jeu et une qualité de dernière passe exceptionnelle ». Il avait même ajouté qu'il serait « importantissime au niveau mondial ». Des mots doux qui contrastent violemment avec la réalité du terrain : à l'heure de vérité, la confiance s'évapore.

Le paradoxe : sortir le meilleur passeur

L'incompréhension du joueur est d'autant plus légitime que ses performances plaident pour lui. Même dans la défaite à Lisbonne, c'est Arda Güler qui avait délivré la passe décisive à Kylian Mbappé pour ramener le score à 3-2 juste avant sa sortie. Comme le met en avant AS, il s'agissait de sa 12e passe décisive de la saison, dont 8 ont été offertes à Mbappé.

Il est le leader incontesté de l'équipe dans cet exercice, délivrant une offrande toutes les 170 minutes en moyenne. La connexion technique entre et la star française est l'une des rares certitudes offensives du Real Madrid cette année. En le sortant alors que l'équipe devait marquer, Arbeloa s'est privé de son meilleur atout créatif.

Cet épisode marque un tournant. Si le groupe semblait uni derrière la méthode "commando" du nouveau coach, cette gestion des égos et des temps de jeu sera le véritable test. Arda Güler a prouvé qu'il avait le niveau pour être le chef d'orchestre du Real Madrid ; il réclame désormais le droit de jouer la symphonie jusqu'à la dernière note.

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