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Peuple-Vert.fr

·13 Juli 2026

ASSE : infirmerie, comportement, Pascal Dupraz dévoile les coulisses d'un « champ de mines »

Gambar artikel:ASSE : infirmerie, comportement, Pascal Dupraz dévoile les coulisses d'un « champ de mines »

Plus de quatre ans après son passage sur le banc de l'ASSE, Pascal Dupraz revient sur son expérience stéphanoise dans son livre Le privilège de la pression. L'ancien entraîneur des Verts décrit un club miné par les dysfonctionnements et explique pourquoi, selon lui, la mission maintien était presque impossible.

L'aventure de Pascal Dupraz à l'AS Saint-Étienne n'aura duré que quelques mois. Arrivé en décembre 2021 pour tenter de sauver un club alors lanterne rouge de Ligue 1, le Savoyard avait finalement échoué au terme du barrage perdu face à l'AJ Auxerre, à l'issue de la séance de tirs au but.


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Dans son ouvrage Le privilège de la pression qu'il a co-écrit, l'ancien coach stéphanois revient longuement sur cette période. Et le constat est sévère.

L'ASSE ? « Un champ de mines »

Dupraz raconte d'abord le contraste entre l'émotion de rejoindre le club de son enfance et la réalité qu'il découvre à son arrivée. « Décembre 2021. Pascal pose le pied au centre d'entraînement de l'Étrat. Pour le gamin qui collectionnait les vignettes Panini des Verts dans les années 1970, c'est un rêve de gosse. Pour le professionnel, c'est un champ de mines. »

L'ancien entraîneur pointe un problème majeur : un effectif qu'il juge insuffisamment armé physiquement pour évoluer en Ligue 1. « Plus de la moitié des joueurs ne peuvent pas répéter des efforts à haute intensité. Passé l'heure de jeu, ils explosent physiquement ou se blessent. Pascal passe son temps à gérer des organismes, pas à construire un projet de sauvetage. On ne se maintient pas avec des joueurs épuisés. »

Selon lui, cette faiblesse a considérablement limité sa marge de manœuvre durant toute la deuxième partie de saison.

Le manque d'exemplarité également ciblé

Au-delà du terrain, Pascal Dupraz évoque également des dysfonctionnements internes. Il cite notamment le fonctionnement du staff médical, qu'il estime en décalage avec les exigences imposées au groupe professionnel. « Les kinés et le médecin arrivent au déjeuner quand ils veulent, sans se soucier des horaires collectifs. »

Avec le recul, Dupraz reconnaît lui-même ne pas avoir suffisamment réagi. « Il craint de briser une union déjà fragile. Avec le recul, il admettra qu'il aurait dû leur "rentrer dans le lard" et ne tolérer aucun comportement déviant. »

Une autocritique qui débouche sur l'une des leçons qu'il tire de son passage dans le Forez : « La tolérance par peur de la fracture coûte toujours plus cher que le recadrage immédiat. »

Un maintien perdu à un tir au but

Malgré ce contexte qu'il décrit comme particulièrement compliqué, Dupraz rappelle que les Verts étaient parvenus à accrocher les barrages. Le maintien s'est finalement joué sur un détail : une séance de tirs au but perdue contre Auxerre à Geoffroy-Guichard. Pour l'ancien technicien stéphanois, cette campagne restera celle d'un club profondément fragilisé, où les problèmes dépassaient largement le cadre du terrain. Dans son livre, il résume finalement son passage à l'ASSE par une réflexion qui illustre sa vision de cette saison : « On ne compense pas par la tactique ce qui manque en matière physique. » Des confidences qui devraient faire réagir...

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