Le Journal du Real
·17 Februari 2026
Benfica – Real Madrid : les trois choses à savoir sur les lisboètes de Mourinho

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·17 Februari 2026

Benfica reste une équipe européenne, constante dans ses performances continentales. Sur ses cinq dernières participations en Ligue des champions, le club n’a été éliminé dès la phase de groupes qu’une seule fois (2023-2024). Depuis 2021-2022, Benfica affiche un bilan solide : deux quarts de finale, un huitième et, au minimum, un 16e de finale atteint cette saison. Une régularité qui témoigne de la capacité du club lisboète à gérer les rendez-vous européens et à rester compétitif contre les meilleurs.
Mais cette saison, Benfica avance aussi avec une forme de fragilité. Malgré son expérience sur la scène européenne, le club de la capitale n’a pas survolé sa phase de ligue : cinq défaites en huit matchs, dont quatre lors des quatre premières journées. Un départ raté qui a failli coûter très cher. Cette série a mis en lumière un Benfica peu inspiré, capable de perdre le fil lorsque le match s’emballe ou lorsque l’adversaire impose un rythme trop élevé.
Pour autant, réduire Benfica à ses défaites serait une erreur. Car ce qui frappe chez cette équipe, c’est sa capacité à renaître dans les moments où on ne l’attend plus. Même lorsqu’elle doute, elle reste dangereuse, car elle n’a pas besoin de dominer pour frapper. Le club lisboète peut subir longtemps… et tuer sur trois actions. Une équipe imprévisible, parfois instable, mais rarement inoffensive.
Et surtout, le Real Madrid a déjà appris cette leçon cette saison, pas plus tard qu’il y a trois semaines. Car malgré ses turbulences européennes, Benfica a trouvé le moyen de réaliser ce que très peu de clubs réussissent : battre la Maison Blanche dans une soirée complètement folle.
Il est impossible de parler de Benfica sans évoquer ce match historique. Le 27 janvier dernier, Benfica a infligé au Real Madrid une défaite 4-2 à la Luz, avec un but du gardien Anatoliy Trubin à la 98ᵉ minute pour sceller la victoire et aller chercher cette qualification pour le tour suivant de cette Ligue des champions. Une rencontre qui illustre parfaitement la capacité du club à surprendre et à punir les erreurs adverses.
Statistiquement, ce succès n’était pas un hasard : 24 tirs pour les Aigles contre 16 pour le club merengue, et 12 cadrés. Même avec une possession limitée (33 %), l’équipe a su se projeter rapidement et concrétiser ses occasions. Mourinho et ses hommes savent rester compacts, attaquer dès la moindre opportunité et concrétiser chaque occasion quand il le faut.
Au-delà du score, ce match a un poids psychologique énorme. Les Merengues savent qu’ils peuvent être surpris à tout moment et qu’aucune minute n’est acquise à la Luz. Pour Benfica, cette victoire est une preuve de sa force collective et de sa capacité à rester compétitive dans les grands rendez-vous européens.
Benfica impose sa loi à Lisbonne. En championnat portugais, le club pointe 3ᵉ, à trois points du Sporting et sept de Porto. Mais c’est surtout à domicile que Benfica fait parler la poudre : invaincu en Liga à la Luz et seulement trois défaites toutes compétitions confondues cette saison (Qarabag et Leverkusen en Ligue des champions, Braga en coupe). Ces chiffres traduisent une équipe capable de se montrer très solide sur sa pelouse.
À domicile, o Glorioso combine pression constante et transitions rapides. Les adversaires subissent dès l’entame de match, et les Benfiquistas savent gérer le rythme. Pour la Maison Blanche, chaque erreur sera punie, et la concentration devra rester maximale pendant 90 minutes.
Benfica n’arrive pas au complet, mais Vangelis Pavlidis reste l’homme à suivre. Meilleur buteur du championnat portugais avec 20 réalisations, il est l’argument offensif numéro un des Lisboètes pour ce barrage.
Plus qu’un simple finisseur, Pavlidis pèse sur les défenses par ses déplacements, son jeu dos au but et sa capacité à surgir dans la surface au bon moment. Face à un Real Madrid parfois en difficulté sur les duels et la profondeur, Benfica sait qu’il saura exploiter ses occasions.
Le Grec a déjà frappé face aux Merengues : lors du dernier Benfica – Real Madrid, il avait fait trembler les filets sur penalty. Et s’il n’a marqué que 2 buts cette saison en Ligue des champions, la saison dernière il avait inscrit 7 réalisations, dont un triplé spectaculaire contre le Barça, rappelant qu’il peut se montrer très dangereux lors des grandes rencontres européennes.
Les Lisboètes ont déjà prouvé qu’ils pouvaient faire basculer un match, mais le Real Madrid reste maître sur le papier. À la Luz, le moindre relâchement pourrait coûter cher avant le retour au Bernabéu.


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