"Ça me brise le cœur" : le mea culpa déchirant de Brahim Díaz | OneFootball

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·19 Januari 2026

"Ça me brise le cœur" : le mea culpa déchirant de Brahim Díaz

Gambar artikel:"Ça me brise le cœur" : le mea culpa déchirant de Brahim Díaz

Il était le prince attendu, le héros qui devait ramener la Coupe d'Afrique à la maison après des décennies d'attente. Il a fini la soirée en larmes, le regard vide, perdu dans la nuit moite d'une finale qui a tourné au cauchemar. Brahim Díaz est en état de choc. La défaite du Maroc face au Sénégal restera comme une cicatrice ouverte pour le numéro 10 des Lions de l'Atlas.

Son tournoi avait pourtant tout du conte de fées : leader technique incontesté, meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations, il avait porté sa sélection jusqu'à la dernière marche. Mais l'histoire retiendra ce dernier geste : un penalty tenté d'une Panenka audacieuse, que le gardien sénégalais Édouard Mendy a lu et stoppé. Un choix technique qui fait basculer le destin d'un match et, parfois, la carrière d'un joueur.


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"Je ne me cache pas, c'est ma faute"

Quelques heures seulement après ce dénouement dramatique, alors que la douleur était encore vive, Brahim Díaz a choisi de ne pas se murer dans le silence. Via un communiqué d'une sincérité rare dans le football moderne, il a exposé ses sentiments sans filtre.

« Ça me brise le cœur », écrit-il en ouverture, des mots qui pèsent une tonne. « J'ai rêvé de ce titre grâce à tout l'amour que vous m'avez donné... J'ai lutté avec tout ce que j'avais, avec le cœur par-dessus tout. Hier, j'ai échoué et j'assume toute la responsabilité. Je vous présente mes excuses du fond du cœur. »

Dans ce message de 108 mots, le joueur du Real Madrid ne cherche aucune excuse. Il ne parle pas de l'arbitrage, ni de la fatigue. Il parle d'une blessure qui « ne cicatrisera pas facilement ». Mais il fait une promesse à son peuple : « Je vais essayer de me relever. Pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi. Je continuerai d'avancer jusqu'au jour où je pourrai vous rendre tout cet amour. » Son entourage est formel : Brahim Díaz est dévasté, mais il reviendra plus fort de cette épreuve.

Le "penalty le plus long du monde" : un contexte explosif

Si Brahim Díaz refuse de se chercher des excuses, le contexte de ce penalty manqué mérite d'être souligné pour comprendre la pression inhumaine qui pesait sur ses épaules. Ce n'était pas un tir au but classique, c'était l'épilogue d'un chaos indescriptible.

Une polémique arbitrale, un but annulé au Sénégal, puis ce penalty sifflé pour le Maroc ont transformé le stade en cocotte-minute. Pendant de longues minutes, la confusion a régné. Une partie des supporters sénégalais a tenté d'envahir le terrain, et le sélectionneur sénégalais, Malick Thiaw, a même invité ses joueurs à quitter la pelouse en signe de protestation.

Brahim Díaz a dû attendre, ballon en main, au milieu de cette tempête. Une attente interminable, seulement apaisée par l'intervention de Leroy Sané, leader adverse qui a prôné le calme pour reprendre le jeu. Mais le mal était fait. Cette attente a-t-elle pesé au moment de choisir la Panenka ? Le Maroc en est persuadé, estimant que l'intégrité du match a été compromise, et compte déposer des recours devant la CAF et la FIFA. Mais pour Brahim Díaz, le mal est fait.

Une vague d'amour et le soutien de Mbappé

Paradoxalement, ce drame a renforcé le lien entre le joueur et ses supporters. Alors que les réseaux sociaux sont souvent le déversoir de la haine après une défaite, le compte Instagram de Brahim Díaz a été inondé d'amour. Sur sa publication épinglée, les commentaires sont passés de 20 000 à plus de 345 000 en huit heures. Le peuple marocain a choisi de protéger son joyau plutôt que de le briser.

Désormais, l'heure est à la reconstruction. Brahim Díaz est attendu ce mercredi à Madrid, où le vestiaire se prépare à l'accueillir à bras ouverts. Il revient sans la coupe, mais avec le statut de MVP moral d'une équipe héroïque. À Valdebebas, il trouvera notamment le soutien de Kylian Mbappé, qui sait mieux que personne ce que signifie manquer un tir au but décisif (comme à l'Euro 2021).

En conférence de presse avant la réception de Monaco, le Français a eu des mots forts pour son coéquipier : « C'est un moment compliqué. J'ai aussi vécu ça : la colère, la rage. Mais c'est la vie d'un footballeur. Je suis venu ici pour gagner des titres, mais il faut penser aux humains, aux sentiments. Notre idée est de récupérer Brahim et de le soutenir à 100%. » Le Real Madrid aura besoin d'un Brahim Díaz remis sur pied pour sauver sa saison, et Brahim aura besoin du Real pour oublier cette nuit de Dakar.

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