OnzeMondial
·18 Juli 2026
Coupe du Monde : Al-Khelaïfi d’ores et déjà battu par Infantino pour la présidence de la FIFA ?

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·18 Juli 2026

L'Europe cherche un candidat capable de s'opposer à Gianni Infantino en 2027. Le nom de Nasser Al-Khelaïfi est sur toutes les lèvres. Mais à en croire les premiers rapports de force, la bataille pourrait être pliée avant même d'avoir commencé.
Le calcul est simple, et il joue en faveur du président sortant. Élu pour la première fois en février 2016 après la chute de Sepp Blatter, Gianni Infantino a ensuite été reconduit en 2019 puis en 2023. Mais il a habilement fait valoir un argument statutaire : son mandat initial, hérité dans l'urgence, ne compte pas comme un mandat complet, c'était une forme d'intérim. Une lecture contestée par une partie du football mondial, qui lui permettrait pourtant de briguer, en cas de victoire à Rabat en mars 2027, ce qui ne serait officiellement que son troisième mandat plein. En ligne de mire : un règne prolongé jusqu'en 2031, soit quinze ans à la tête de l'instance.
Sur le terrain politique, l'Italo-Suisse semble avoir gagné d'avance. Il aurait déjà rallié près de 200 soutiens parmi les 211 fédérations membres de la FIFA, sans opposition officielle déclarée à ce jour. Un socle solide, en particulier en Afrique et en Asie, qui tient bon malgré les nombreuses critiques essuyées pendant cette Coupe du monde 2026. De grandes fédérations européennes, à l'image de l'Allemagne ou de la France, n'ont toutefois pas encore affiché leur position, une réserve qui laisse une mince fenêtre à ceux qui rêvent de faire chuter Infantino.
C'est précisément dans cette brèche que s'engouffre l'UEFA. Plusieurs fédérations pousseraient pour voir Nasser Al-Khelaïfi relever le défi, selon talkSPORT. Le profil a de quoi impressionner : président du PSG depuis 2011, patron de l'Association européenne des clubs, à la tête de Qatar Sports Investments et influent chez beIN Sports, le Qatari coche toutes les cases du candidat providentiel. Sauf que le principal intéressé n'a, à ce stade, rien confirmé. Le président de l'UEFA Aleksander Čeferin, un temps évoqué, aurait lui-même décliné, préférant briguer un nouveau mandat à la tête de l'instance européenne. Un plan B circule déjà en coulisses, celui de Dariusz Mioduski, propriétaire du Legia Varsovie. Les Européens peinent pour le moment à s'accorder sur un nom.
Reste que bâtir une coalition capable de rivaliser avec Infantino s'annonce herculéen. Même Al-Khelaïfi, avec son carnet d'adresses XXL, partirait avec un handicap de taille face à un président qui a bâti sa base loin de l'Europe, précisément là où se jouent la majorité des voix. À neuf mois de l'échéance, il ne manque plus que le vote pour officialiser l'évidence.
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