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·16 Januari 2026
"Dans nos têtes, Bordeaux est encore professionnel" : Laurent David encense les Girondins

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·16 Januari 2026

À l’approche du match entre les Herbiers et les Girondins de Bordeaux, 15e journée de National 2 ce samedi à 18h, l'entraîneur des Herbiers Laurent David s’est confié à WebGirondins. Dans le Talk, il aborde le début de saison de son équipe, les blessures, les suspendus, mais également son approche tactique, sans pour autant oublier d'analyser l'équipe de Bruno Irlès. Entretien.
Écoutez l'entretien en podcast ou vous pourrez profiter des échanges et de la bonne humeur de l'émission, ou lisez-le :
WebGirondins Le Talk : Comment jugez-vous votre début de saison ?
Laurent David : Il y a eu deux parties : un bon début sur les six premiers matchs (3 victoires, 3 matchs nuls) avec un groupe complet. Puis ça s’est enrayé fin septembre avec la blessure de Redha Fresneau (ligaments croisés) et l’opération au genou de Tanguy Guérineau. Il fallait recomposer tout le flanc droit, et notre mois d’octobre a été compliqué. Petit à petit, on a repris les choses, on est là avec 25 points. La Coupe de France nous a permis de jouer et d'enchaîner, et ça reste globalement un bon début de saison malgré les difficultés.
Le fait de ne pas avoir joué le week-end dernier est-il un handicap ? (Le match face à Avranches a été reporté en raison de la Coupe de France)
Oui, clairement. Les joueurs suspendus, comme Benjamin Brélivet et Jérémy Billy, contre Avranches, le seront donc contre Bordeaux. Il faut s’adapter, ce qui va nous permettre de donner la chance à d’autres joueurs.
Avez-vous remplacé Ludéric Etondé et Shelton Guillaume, partis à l’intersaison, par des profils similaires ou avez-vous changé le front de l’attaque ?
La moitié de l’équipe est partie en National 1, donc il a fallu changer beaucoup de choses. Concernant l’attaque, nous avions pris N’Famara Diaby de Blois, malheureusement, il se blesse lors de son premier match. Il a été absent trois mois et s’est blessé à l’ischio à son retour. Avec la perte de nos deux joueurs, nous avons réussi à récupérer Noah Adekalom de QRM, qui est un joueur excentré. On a compensé, mais nous avons passé six mois compliqués, notamment en termes de qualité.
Que pensez-vous de la saison de Ludéric Etonde, qui va retrouver Les Herbiers pour ce match ?
Je ne suis pas surpris. J’avais dit, en début de saison, que ce serait l’une des meilleures recrues bordelaises. Il apporte de la puissance, libère beaucoup d’espace pour des joueurs comme Villette. Il avait confirmé chez nous l’année dernière avec six buts, mais ça ne me surprend pas. C’est un garçon qui peut viser plus haut, avec davantage de rigueur, mais il a sûrement trouvé le bon club. Bordeaux est un club différent, dans nos têtes, les Girondins sont encore un club professionnel. Il peut aller plus haut. Il doit encore travailler devant le but, mais c’est un joueur très intéressant.
L’an passé, Pierre Lavenant était sentinelle. Cette saison, il est plus haut et Brélivet se retrouve plus bas. Pouvez-vous expliquer ce choix tactique ?
On joue de la même façon, mais la venue de Sonny Butrot a un peu changé les choses. Parfois, tactiquement, on joue avec une pointe basse et deux relayeurs, parfois avec un relayeur et un numéro dix. On adapte en fonction. Mais, dans l’ensemble, ça ne change pas grand-chose. C’est un peu un couple : Pierre ne peut pas être bon sans Benjamin, car ce dernier est un vrai joueur d’équipe, il travaille pour les autres. Ça n'a pas de prix pour un coach. Mais sur certains matchs, Pierre jouait plus haut par rapport à ce qu’il pouvait nous apporter.
Que pensez-vous de ce nouveau Bordeaux ?
Bordeaux a complètement changé par rapport à celui de l’an passé. Bordeaux est aujourd’hui moins lisible, plus fort défensivement, s’est adapté à la N2 et s’appuie sur une colonne vertébrale solide. Il y a des attaquants de qualité, comme Openda et un côté gauche très complémentaire, donc Bruno Irlès a le choix du roi.
Ce côté gauche vous ferait-il un peu peur ?
Non, on a des joueurs capables de contrecarrer ce flanc gauche. Notre logique est la même : avoir le ballon, imposer notre jeu. C’est plus délicat cette année, mais ça prend forme. Il faudra être attentif, ce sera un match assez ouvert où tactiquement, il faudra être très solide et très présent.
Trouvez-vous normal que les matchs annulés décalent vos suspendus ? Je trouve que cela fausse le championnat et que ce n’est pas équitable, faisant reprendre plus tôt certaines équipes.
Il y a deux choses : on finit le championnat mi-mai, alors qu’on pourrait le terminer en fin de mois, et donc reprendre plus tard en janvier. Puis, on fait jouer en même temps des matchs de Coupe de France et de championnat : peut-être que la FFF pense que les N2 ne sont pas capables d’aller en 32e. Cela nous empêche de jouer. On pourrait commencer plus tard, nous permettant de souffler. On n’est pas pressés, on ne risque pas de faire la Coupe du Monde avec nos joueurs.
Vous ne parlez que du top 5 pour le moment. Vous êtes assez prudent dans votre discours, pourtant, la saison dernière, vous avez terminé second du championnat.
Top 5, c’est raisonnable. Aujourd’hui, Bordeaux, La Roche, Angoulême, Saint-Malo, nous, il y a six belles équipes avec Lorient aussi, qui a un peu stagné. En termes de budget, on est équivalent avec les concurrents, avec Bordeaux et Saint-Malo plus haut. Ensuite, cela dépend de plusieurs choses, mais c’est impossible que l’on dise que nous allons monter. On n’a pas l’effectif, le budget pour, mais ça n’enlève en rien la qualité de l’équipe. Je n’aurai pas pensé que l’on finisse deuxième l’année dernière. Cela montre que ce n’est pas toujours une question de moyens.
Écoutez notre podcast court sur l'actu des Girondins :
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