[Entretien] Matthieu Udol : « Être les premiers dans l’histoire du club à gagner cette Coupe, ce serait exceptionnel » | OneFootball

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·21 Mei 2026

[Entretien] Matthieu Udol : « Être les premiers dans l’histoire du club à gagner cette Coupe, ce serait exceptionnel »

Gambar artikel:[Entretien] Matthieu Udol : « Être les premiers dans l’histoire du club à gagner cette Coupe, ce serait exceptionnel »

À 90 minutes d’un possible premier sacre en Coupe de France, Matthieu Udol mesure déjà ce que représenterait une victoire ce vendredi 22 mai au Stade de France. Ferveur populaire, poids de l’histoire et confiance immense dans le groupe lensois, le défenseur du Racing se livre avant le rendez-vous le plus attendu de la saison.

Lensois.com : Matthieu Udol, que représente la Coupe de France pour vous ? C’est l’occasion de marquer l’histoire d’un club. C’est aussi l’occasion pour moi de remporter un premier trophée majeur dans ma carrière.


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Quels souvenirs gardez-vous, en particulier, de la Coupe de France ? On garde toujours ces images des équipes qui soulèvent le trophée. Ce sont de vraies célébrations. Et ça reste aussi la Coupe du peuple, parce que tout le monde y participe. Donc, c’est certainement le plus beau trophée à remporter en France.

Le Racing a 120 ans, pas de Coupe de France dans l’armoire à trophées, qu’est-ce que ça vous évoque ? C’est un moment d’histoire qui arrive. On se dit que sur 120 ans, c’est énorme. Et pouvoir être les premiers dans l’histoire du club à remporter ce trophée, c’est juste exceptionnel. On rentrerait dans l’histoire, nous, en tant que joueurs du club. Il y a les mots de Benjamin Parrot (directeur général du club), qu’il nous a dits il y a quelques semaines, qui résonnent fort : beaucoup de joueurs, voire tous les joueurs qui sont passés par là, sont marqués par le club. Mais on a l’opportunité, comme peu l’ont fait, de marquer le club, nous, à notre tour. Ce sont deux choses très différentes et c’est assez exceptionnel, à titre personnel.

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Est-ce que, dès votre arrivée au club, la direction, tout le monde, vous a parlé de cette Coupe de France ? Dès qu’on est rentrés en lice, le coach et le staff avaient cet objectif-là en tête. Et forcément, au premier tour, on se dit toujours : on voit comment ça se passe, il y a les tirages au sort, etc. Puis, au fur et à mesure, on avance et l’objectif se rapproche. Je pense que c’est à partir du match à Troyes, en huitième de finale, où Paris n’est plus là non plus (éliminé en 16e de finale par le PFC), que ça joue dans l’inconscient collectif. Mais il y a aussi ce discours appuyé sur le fait historique que le club ne l’a jamais gagnée et qu’au vu de la saison qu’on fait, on mérite aussi d’aller chercher quelque chose. Donc il y a plein de choses qui se sont accumulées. Mais principalement, au départ, c’est le coach qui avait la confiance et l’ambition d’aller chercher ce trophée.

Les supporters vous en parlaient déjà aussi ? Oui, bien sûr ! Et puis, comme on le répète souvent, le fait de ne jamais l’avoir gagnée, je pense que c’est presque une blessure au sein du club. C’est particulier. Être aussi proche maintenant, l’engouement est énorme. Sachant que même la Ligue 1 n’était pas finie, on nous parlait déjà de ça avant même de parler de la Ligue 1 ou de la Ligue des champions. C’est presque plus important que de s’être qualifiés pour la Ligue des champions. On sent l’engouement énorme et l’émotion que ça peut procurer.

Il y a aussi ce match à Lyon, en quart de finale. Est-ce que vous diriez qu’à partir de ce match-là et de son scénario, Lens devenait le favori de cette compétition ? Je pense que cette affiche était presque considérée comme la finale avant l’heure, étant donné que le PSG n’était plus en lice. Et la performance qui a été faite à la fois sur le terrain, même si au final on se fait rejoindre, mais aussi la performance mentale à l’extérieur après ce scénario-là, gagner une séance de tirs au but à Lyon, fait qu’on était érigés en tant que favoris, en sachant aussi que Marseille s’était fait éliminer. Donc c’était presque la finale avant l’heure. Maintenant, on sait qu’en Coupe de France, il se passe beaucoup de choses. Il fallait faire le travail à domicile contre Toulouse, ça a été bien fait. Maintenant, une finale où on sait qu’on est favoris et que tout le monde s’attend à ce qu’on la gagne… C’est à nous de faire le travail, comme on dit.

« Corriger cette erreur, c’est ce qu’il nous reste à faire»

En face, il y a Nice, qui viendra vous défier dans un contexte particulier puisqu’ils devront ensuite tenter de se maintenir en Ligue 1… C’est sûr que c’est particulier. Je pense que nous, on ne réfléchit pas trop à ça. On est concentrés sur nous et on sait que si nous, on fait le travail de notre côté, on n’a pas de questions à se poser. Ce n’est pas notre problème, ce qui se passe là-bas. Ça me fait penser un peu à la saison de Reims la saison passée…

On dit aussi que le Stade de France, ce sont des souvenirs inoubliables pour les joueurs ? C’est un super événement en tant que joueur. Et avec tout l’engouement qu’il y aura aussi, on sait que peut-être 80 % du Stade sera pour nous. On sait qu’autour du Stade, ce sera pour nous. On sait qu’il a les gens qui nous attendent à Bollaert, qui vont regarder ce match, et dans toute la région. Il y a un engouement énorme. Tout ce qu’on veut, c’est faire le travail sur le terrain, comme on a pu le faire en demi-finale. Faire un beau match, aller chercher cette victoire, ce trophée, et rentrer à Bollaert pour célébrer avec tout le peuple lensois.

Le Stade de France, ça fait rêver tout de même ? C’est sûr. Ça résonne Coupe de France, ça résonne match important, c’est à l’échelle nationale. C’est un très grand stade aussi. Pouvoir rassembler encore plus de Lensois qu’à Bollaert, c’est top. Maintenant, on a hâte d’y être pour disputer ce match. On espère inscrire notre nom au palmarès.

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Vous évoquiez la ferveur. Le stade sera en grande partie acquis à votre cause. Il y a la retransmission à Bollaert qui est à guichets fermés, tous les événements dans la région sur écrans géants. C’est un peu fou, non ? C’est exceptionnel. C’est sûr qu’on nous croise, on nous en parle. On a l’impression que les gens pensent qu’ils la veulent plus que nous, cette Coupe ! Je les rassure, ce n’est pas le cas (sourire), on veut ce trophée plus que tout. Mais ils n’attendent que ça. C’est sûr qu’en 120 ans d’histoire, ne jamais avoir remporté la Coupe de France, c’est assez rare pour être souligné. Corriger cette erreur, c’est ce qu’il nous reste à faire.

« Il y a un engouement énorme »

En arrivant à Lens, vous vous attendiez à une telle ferveur ? On ne s’attendait pas forcément à être en finale de la Coupe de France. Mais c’est sûr qu’il y a un engouement énorme. Et voir le stade toujours plein… Il n’y a pas eu une place de libre. On a fini à 86 guichets fermés, c’est ça ? 86, c’est exceptionnel ! Ça représente énormément de matches. C’est sûr que si le stade était plus grand, il serait aussi rempli. C’est exceptionnel. Même si les gens ne sont pas au stade, ils suivent à la radio, à la télé, chez eux, peu importe. C’est un engouement exceptionnel.

Statut de favori, adversaire en difficulté, engouement immense : comment fait-on pour arriver frais mentalement le jour du match ? C’est sûr qu’il faut faire abstraction, même si c’est compliqué de ne pas jouer le match avant le match. Maintenant, c’est important aussi de visualiser cette victoire, ce qu’on veut gagner, et on s’imagine la remporter sans penser que c’est déjà fait. Mais malgré tout, il faut avoir ce positivisme. Et je pense que les derniers jours, les dernières semaines, les derniers matches qu’on a proposés nous ont confortés dans cette mission qu’on a de remporter cette Coupe de France, à la fois par ce qu’on a montré sur le terrain et par le fait que tout le monde soit concerné dans le groupe. Sur le terrain et en dehors, tout est réuni pour. Maintenant, il faudra répondre présent le jour J, mais je n’ai aucun doute là-dessus.

Vous vous êtes rassurés dans le jeu, justement ? Oui, on a fait un super match à Lyon (victoire 0-4), malgré le turnover. Donc c’est très rassurant et positif, parce que ça donne énormément de confiance à tout le monde. Le match contre Paris (défaite 0-2), forcément, on en sort déçus, mais je pense qu’on a fait un super match aussi. Donc ce sont des éléments qui font que, si on aborde le match de cette façon, contre un adversaire certes moins fort, sur le papier, que Lyon et Paris, mais qu’on met les ingrédients qu’on a pu mettre, comme on l’a fait en Coupe de France contre Toulouse, on se dit que ça ne peut pas nous échapper. Un match de foot reste un match de foot, mais si on applique ce niveau-là, on ne voit pas ce qui pourrait nous arriver.

Vous sentez une nouvelle effervescence dans le groupe ? Oui, c’est différent, même si on ne va pas se cacher : depuis Nantes, ou même avant de jouer Paris, le titre de Ligue 1 était envolé. On a l’esprit tourné vers cette finale de Coupe de France parce que c’est le dernier objectif à remplir pour mettre un point final à cette magnifique saison. Même si les matches, il fallait les jouer, et on a mis l’état d’esprit et l’énergie qu’il fallait pour bien les disputer. C’est pour ça qu’on a à la fois le fait d’être focus sur cette finale et de la préparer du mieux possible depuis peut-être 15 jours, juste après le match de Nantes, et le fait que, sur le terrain, on a plutôt bien joué et qu’on a pu acquérir de la confiance aussi. Tout est réuni. Maintenant, il faut avoir de la fraîcheur mentale et physique. Physiquement, on a cette semaine pour la préparer, et mentalement, on y est tous.

Victoire en finale, Lens remporte la Coupe de France : vous imaginez déjà la fête qui va suivre ? J’ai vécu de grosses émotions la saison passée, avec la montée avec Metz, et là, je m’attends à quelque chose d’encore plus énorme, puisqu’une Coupe de France a une dimension encore plus grande. J’attends de voir ! Mais je m’attends à tellement de choses, que ce soit au Stade de France, avec la famille, les proches qui seront là, avec les supporters présents, puis encore le samedi… Il faut aller au bout pour pouvoir découvrir et vivre ça !

Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.

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