CoeurMarseillais
·26 Juli 2026
Ex-OM : L’étonnante réaction de De Zerbi face aux critiques

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·26 Juli 2026

Il y a des exils qui ressemblent à des renaissances. Roberto De Zerbi vient d’en offrir une démonstration éclatante à Tottenham, lui qui portait encore, il y a quelques mois, les stigmates d’une fin d’aventure marseillaise particulièrement éprouvante. Arrivé fin mars dans un club au bord du gouffre, l’Italien a rempli sa mission avec une efficacité presque clinique : trois victoires, deux nuls, deux défaites en sept matchs, un bilan suffisant pour écarter durablement le spectre de la Championship. À Londres, De Zerbi n’a pas eu besoin de convaincre longtemps.
Ce contraste n’en est que plus frappant lorsqu’on le compare à son passage à l’OM, dix-neuf mois d’une histoire qui avait pourtant bien commencé avant de virer à l’épreuve de force. L’environnement marseillais, connu pour son exigence permanente, a fini par avoir raison de la patience mutuelle entre le technicien et son club. Le point de non-retour est venu de Bruges, ce 28 janvier funeste où l’élimination européenne, actée sur un sévère 3-0, a précipité une chute déjà amorcée depuis plusieurs semaines.
Ce qui frappe surtout, dans cette dernière ligne droite marseillaise, c’est la manière dont De Zerbi a tenté de résister à la vague de critiques plutôt que de la subir passivement. Selon les informations de L’Équipe, il avait engagé une véritable démarche d’analyse avec le service communication du club, cherchant à trier le bon grain de l’ivraie entre les reproches légitimes sur son travail et les attaques plus générales, nourries par la pression propre au contexte phocéen. Une initiative rare pour un entraîneur de ce niveau, révélatrice d’un homme conscient de jouer une partie de sa crédibilité.
Mais à Marseille, l’introspection n’a jamais suffi à faire taire les résultats. Le 11 février, De Zerbi quittait officiellement l’OM, laissé sur le bord de la route par une mécanique qui broie vite ceux qui ne répondent plus aux attentes. Quelques semaines plus tard, à Tottenham, il a retrouvé ce qui lui manquait peut-être le plus : un cadre où ses qualités de technicien pouvaient s’exprimer sans être immédiatement jugées à l’aune d’un idéal de jeu inatteignable. La preuve, s’il en fallait une, que certains entraîneurs ont simplement besoin de changer d’air pour redevenir eux-mêmes.
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