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·3 Juli 2026

EXCLU - Océane Deslandes : « Je fais tout pour me faire remarquer »

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Exilée à Aston Villa, depuis l’été 2025, Océane Deslandes s’épanouit dans l'élite anglaise. Entre ambitions en club et rêve bleu, la défenseure révélée à Montpellier se confie avec franchise.


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Pourquoi avoir signé en Angleterre l’été dernier ?

C'était une opportunité intéressante de découvrir un nouveau pays. C’était mon objectif de venir ici, donc forcément, je n'ai pas hésité très longtemps quand Aston Villa s’est positionné sur mon profil. Je voulais voir autre chose après le championnat de France.

Comment s’est déroulée ton adaptation ?

C'est un gros changement pour moi, c'est la première fois que je quittais mon pays. C'est exactement ça, je pense que le mot clé de cette année, c'est vraiment adaptation, une nouvelle culture, une nouvelle langue, un nouveau football, le staff qui me demande autre chose. Au niveau de la langue, je suis en pleine progression. D'ailleurs, juste après notre interview, j'ai cours d'anglais. J'ai cours d'anglais deux fois par semaine, je souhaite me perfectionner parce que ça me tient à cœur pour communiquer avec le staff et les joueuses, c'est beaucoup plus facile. Maintenant, j'arrive à comprendre et à me faire comprendre, donc c'est mieux qu'au début, je ne suis pas encore bilingue (rires). Bientôt, j'espère !

Comment juges-tu ton bilan avec Aston Villa ?

C'est un bilan positif, la saison n'est pas terminée, mais j'ai eu beaucoup de temps de jeu, la coach m'a beaucoup fait confiance dans son système et dans son équipe. Collectivement aussi, c'était super intéressant, un nouveau foot et une nouvelle culture de jeu, c'est complètement différent en Angleterre, les stades sont différents, ce que le staff demande est différent, le pays est différent. C’était une année d'adaptation vraiment enrichissante.

Quelles différences y’a-t-il entre les championnats anglais et français ?

Je dirais que la mentalité est différente. En Angleterre, on nous met vraiment dans des conditions exceptionnelles. On ne joue que dans les stades des garçons, de nos équipes premières à chaque fois. Donc les stades sont vraiment tops, les pelouses aussi. Nos infrastructures à l'entraînement sont magnifiques. On a notre bâtiment, les garçons, on ne les croise jamais. On a notre terrain principal plus des terrains couverts. Le staff est hyper complet. On a un coach, trois adjoints, plusieurs analystes vidéos. On a beaucoup de kinés qui s'occupent de la réathlétisation. On a deux chefs cuisiniers qui nous suivent en déplacement. En France, on ne voyait pas ça. Par exemple, à Montpellier, c'était dommage parce qu'on ne petit-déjeunait jamais ensemble. Ici, ça change, on peut petit-déjeuner et déjeuner ensemble. Donc, on va dire que ce qui m'a le plus surpris entre l'Angleterre et la France, c'est vraiment les à-côtés, le fait qu'on soit vraiment mises dans de bonnes conditions pour jouer, pour être performantes.

Que vaut le championnat d’Angleterre sportivement ?

On a quatre très grosses équipes européennes : City, Chelsea, Arsenal et United. C’est vraiment quatre grosses équipes, car chaque année, il y en a une des quatre qui ne fait pas la Ligue des Champions. Cette année, c'est City. Donc on voit que c'est hyper compétitif, le championnat est hyper homogène. Tout le monde gagne contre tout le monde, tout le monde perd contre tout le monde. Cette année, on a fait nul contre Arsenal, nul contre City, on a gagné à United. On a vraiment obtenu des résultats hyper cohérents. Et après, on a eu quelques dérapages contre des concurrents directs. Mais l'objectif du club est d’aller bien plus haut, construire quelque chose de bien plus grand que ça.

Tu as disputé 15 matchs comme titulaire avec Villa, qu'est-ce qu'il te manque pour que Laurent Bonadei te remarque et te sélectionne ?

Ce n’est peut-être pas une question qu’il faut me poser (sourire). Il me manque sûrement beaucoup de choses si je ne suis pas appelée. Aujourd'hui, je me bats avec mes armes, je suis heureuse dans mon club, j'ai du temps de jeu. Donc ça reste des choix, on connaît le milieu, c'est un monde de choix, il faut respecter. Les joueuses en équipe de France sont des joueuses de très haut niveau, il y a de la concurrence. De mon côté, je fais tout pour me faire remarquer. Je pense qu'ils me connaissent, ils savent que je suis sélectionnable. Avec Laurent Bonadei, j'ai jamais été appelée, contrairement aux dernières fois où j'avais déjà été trois fois chez les A. Je ne lâche rien, j'ai 25 ans, c'est un peu un tournant dans ma carrière. En général, le pic de forme d’un sportif se situe à 27-28 ans. Donc je travaille toujours. C'est sûr que j'ai l'équipe de France dans un coin de ma tête. Ça sera toujours une fierté de jouer pour son pays, ça me permet de travailler encore plus chaque jour.

Il reste un an avant la liste finale pour la Coupe du Monde. Tu as une chance d’y figurer, non ? 

Ouais, bien sûr, j'y crois. J'y crois parce que si je n'y crois pas moi-même, personne ne va y croire pour moi. Je sais ce que je donne tous les jours à l'entraînement. Je vois le contenu de mes matchs. Moi, j'ai des valeurs de travail et de ne jamais rien lâcher. Ce challenge me plaît. J'y crois énormément.

Quel regard as-tu sur cette équipe de France, en termes de niveau et de qualité ? Jusqu'où peut-elle aller à la Coupe du Monde ?

J'espère jusqu'au bout parce que ça fait longtemps qu'on attend un titre en France. Je pense qu'on a les joueuses pour, des joueuses de très haut niveau. On est vraiment une très, très belle équipe si on arrive à bien jouer ensemble. Après, on voit que les autres pays grandissent énormément. Donc ça va être de plus en plus dur. Avant, on voyait  beaucoup de 7 ou 8-0. Aujourd'hui, c'est très dur. Les équipes sont fortes, les championnats se développent.

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