EXCLU ONZE MONDIAL - Espagne-Argentine : Mbappé, Martinez et la séance de tirs aux buts, Nicolas Taglifico raconte sa finale de Coupe du monde 2022 | OneFootball

EXCLU ONZE MONDIAL - Espagne-Argentine : Mbappé, Martinez et la séance de tirs aux buts, Nicolas Taglifico raconte sa finale de Coupe du monde 2022 | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·19 Juli 2026

EXCLU ONZE MONDIAL - Espagne-Argentine : Mbappé, Martinez et la séance de tirs aux buts, Nicolas Taglifico raconte sa finale de Coupe du monde 2022

Gambar artikel:EXCLU ONZE MONDIAL - Espagne-Argentine : Mbappé, Martinez et la séance de tirs aux buts, Nicolas Taglifico raconte sa finale de Coupe du monde 2022

Alors qu'il dispute ce dimanche soir sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive face à l'Espagne, Nicolas Tagliafico replonge pour Onze Mondial dans les coulisses de la finale épique de 2022. Entre l'arrêt miracle de Martinez, l'angoisse des tirs au but et ses maillots laissés intacts, le latéral lyonnais livre un témoignage vibrant sur le sacre de Doha.

Des souvenirs pour toujours. À quelques heures de retrouver une finale de Coupe du monde, la deuxième de suite avec l'Argentine face à l'Espagne, Nicolas Tagliafico replonge forcément dans les souvenirs de Doha. Trois ans et demi après le sacre face à la France en décembre 2022, le latéral de l'Olympique Lyonnais garde intactes les images d'un match devenu mythique dans l'histoire du football. Pour Onze Mondial, il raconte ce qu'il a ressenti avant, pendant et après cette soirée hors normes. Une rencontre que l'Albiceleste avait longtemps maîtrisée avant de voir la France revenir de nulle part.


Video OneFootball


« Je sentais avant même le match qu'il y avait une énergie positive, que tout allait bien se passer pour nous », se remémore le défenseur lyonnais. Sur le terrain, ce sentiment se confirme rapidement. L'Argentine impose son rythme, contrôle les débats et étouffe les Bleus pendant plus d'une heure. « Jusqu'à environ la 70e minute, on se sentait très supérieurs. On avait beaucoup de confiance. » Puis tout bascule en l'espace de quelques instants.

Deux buts, deux minutes et une équipe argentine soudainement plongée dans le doute. « Avec des joueurs comme Kylian Mbappé, tout peut changer en quelques secondes. C'était comme recevoir un coup derrière la nuque. » Pour autant, l'Albiceleste ne perd pas complètement le fil. Tagliafico y voit le prolongement d'un apprentissage vécu quelques jours plus tôt contre les Pays-Bas, lorsque les Argentins avaient déjà laissé filer un avantage avant de s'imposer aux tirs au but.

"Je n'ai pas regardé la séance de tirs aux buts"

« Cette expérience nous a aidés. Dans ces matches-là, tout peut basculer très vite. Après le 3-2, je me suis dit que c'était terminé. Puis il y a encore eu un retournement. Mentalement, c'est très difficile parce que tu vois la victoire t'échapper alors qu'elle semblait acquise. Mais tu te répètes qu'il faut continuer. » Dans son récit, un arrêt résume à lui seul cette finale. Celui d'Emiliano Martinez devant Randal Kolo Muani, à la dernière seconde de la prolongation.

« S'il n'arrête pas cette balle, la France devient championne du monde. Cette fois, le football a tourné de notre côté. » Sorti juste avant la séance des tirs au but, Tagliafico assiste aux derniers instants depuis le banc. Sans frustration. Épuisé après 120 minutes, il comprend le choix de Lionel Scaloni de faire entrer Paulo Dybala, spécialiste de l'exercice.

À LIRE AUSSI : 

  • Espagne-Argentine : « Ce groupe a déjà écrit un chapitre d’histoire que nous n’oublierons jamais »... Le message de Messi avant la finale
  • Espagne-Argentine : Messi a arrêté de courir, les chiffres hallucinants de l'Argentin !

« Honnêtement, je tire très rarement les penalties. Même si j'étais resté sur le terrain, je ne pense pas que j'aurais fait partie des cinq tireurs. À ce moment-là, j'avais tout donné. » Le plus difficile reste alors d'attendre. « En réalité, je n'ai même pas regardé la séance. J'ai fermé les yeux. » Là encore, la présence d'Emiliano Martinez change beaucoup de choses. « Avec lui dans les buts, tu sais qu'il y a une vraie possibilité qu'il arrête un penalty. Ça donne de la confiance à toute l'équipe. »

Le dernier but de Messi, "j'avais peur qu'il soit refusé"

Quand on lui demande quelle image lui revient en premier, Tagliafico ne cite pourtant ni le dernier tir au but ni le coup de sifflet final. Il pense au troisième but argentin, inscrit par Lionel Messi en prolongation. « Je ne savais pas si le ballon avait franchi la ligne. Je ne l'ai même pas célébré. Je regardais les arbitres pour voir s'il y avait une indication. J'ai commencé à courir, mais sans vraiment fêter le but, avec la peur qu'il soit refusé. »

Mais les souvenirs de Doha ne se limitent pas aux images. Ils sont aussi matériels. Chez lui, Tagliafico conserve encore les deux maillots portés lors de cette finale encore tâchés par ces chutes et tacles glissés sur la pelouse, celui de la première période et celui de la seconde. « Je ne sais pas encore ce que je vais en faire. Peut-être les encadrer. Mais je les ai gardés comme ils étaient après le match. Je ne les ai pas lavés. Ça ne se lave pas. Heureusement, ils ne sentent pas mauvais, mais ils resteront comme ça. » Trois ans et demi plus tard, l'émotion est toujours intacte. Et à quelques heures d'une nouvelle finale mondiale, ces souvenirs servent moins de nostalgie que de référence. L'Argentine sait ce qu'il faut traverser pour devenir championne du monde. Nicolas Tagliafico aussi.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

Lihat jejak penerbit