Le Journal du Real
·4 Juni 2026
Haaland, le pari qui peut tout changer pour Riquelme

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·4 Juni 2026

À mesure que le scrutin du 7 juin approche, le dossier Haaland de Enrique Riquelme prend une dimension inattendue. Ce qui ressemblait à une simple promesse de campagne est devenu en quelques heures l'un des sujets les plus commentés du football espagnol.
Entre déclarations publiques, messages privés et prises de position en coulisses, le nom du buteur norvégien s'est retrouvé au centre d'une bataille qui dépasse largement le cadre du mercato. Et à trois jours du vote, Riquelme ne semble pas disposé à faire marche arrière.
Riquelme ne freine pas. Interrogé par AS sur sa réaction face au démenti du père de Haaland et de son agente publiés mercredi, le candidat répond avec le détachement de quelqu'un qui avait anticipé la séquence. « C'est une partie du jeu. Vous le savez mieux que quiconque. C'est arrivé avec Figo aussi ». En 2000, le transfert de Figo du Barça au Real Madrid avait lui aussi été précédé de démentis officiels, avant que le Portugais ne pose ses valises au Bernabéu pour un transfert record. Riquelme revendique la même logique, la même dramaturgie, et surtout la même conclusion.
Sur le fond, il ne lâche rien. « J'ai une clarté absolue : si je suis président du Real Madrid, ces deux joueurs joueront au Real Madrid ». Les deux joueurs en question, Haaland et Rodri, constituent le coeur de son projet sportif.
Et pour chacun, il distingue les situations : « Dans le cas de Rodri, je sais parfaitement que nous devons ensuite discuter avec City. La situation de Rodri est différente de celle de Haaland. Nous avons le plus grand respect pour le club. Et à partir de là, nous travaillerons sur ce dossier ».
Quant à Haaland, il déclare : « Nous devons poursuivre les discussions, dans le plus grand respect pour City, mais le joueur a une clause, il a un contrat, et nous avons déjà envoyé un message privé à City mercredi dernier ». La question d'une rencontre directe avec le joueur est posée. « Cela reste entre nous. Mais oui, je l'ai vu il y a très peu de temps », répond Riquelme.
Une déclaration qui a de quoi faire sourire. Car si la discussion est censée rester privée, elle concerne aujourd'hui l'un des joueurs les plus suivis de la planète et l'une des promesses centrales de sa campagne présidentielle. Difficile, dans ces conditions, de parler d'un secret gardé entre quelques personnes.
Mais pendant que Riquelme parle à AS, un coup de théâtre vient redonner encore plus d'ampleur à l'affaire. Selon Marca, Rafaela Pimenta a appelé directement Florentino Pérez dans la nuit de mercredi à jeudi pour lui signifier personnellement qu'aucun accord n'existait entre Haaland et Riquelme. Un geste fort, inhabituel, qui montre à quel point l'entourage du joueur tient à couper court à toute spéculation avant que la situation n'échappe à tout contrôle.
Ce coup de téléphone à Florentino est lourd de signification. L'agente ne s'adresse pas au camp adverse pour nier, elle s'adresse au président sortant pour sécuriser la relation. Comme si Pimenta voulait s'assurer que le Real Madrid officiel, celui qui existe et qui fonctionne aujourd'hui, ne soit pas embarqué malgré lui dans une polémique qui n'est pas la sienne. C'est aussi, implicitement, une façon de dire que les discussions autour de Haaland, si elles existent un jour, se feront dans les canaux habituels, pas dans les studios de télévision espagnols.
Du côté de Manchester City, la réponse est d'une toute autre nature. « Les informations qui ont émergé d'Espagne concernant l'avenir d'Erling Haaland sont fausses. Cela n'a aucune chance de se produire et il n'existe aucune clause contractuelle permettant un tel transfert. Nous envisageons des poursuites judiciaires pour l'utilisation de l'image de notre joueur dans ce contexte ». Un démenti total.
Au coeur de la stratégie Riquelme, il y a une prise de risque personnelle et spectaculaire. Pour convaincre les socios que ses promesses ne sont pas du vent électoral, le candidat a déposé devant un notaire une garantie : si Haaland ou Rodri ne rejoignent pas le Real Madrid en 2026 sous sa présidence, il remboursera de sa poche les cotisations des 100 000 socios du club. « Je ne vais pas mettre en jeu ma réputation professionnelle, personnelle et en tant que madridista, à 37 ans, pour ne pas tenir mes promesses », martèle-t-il.
L'argument est habile. Il détourne la question de la faisabilité vers celle de la crédibilité personnelle. Peu importe si Haaland a une clause ou pas, peu importe si City vend ou non : Riquelme, lui, engage ses propres billes.
Et sur la question des finances, il croit avoir trouvé les ressources nécessaires sans mettre en danger les équilibres du club. Il évoque 120 à 140 millions d'euros d'économies réalisables dès le premier jour, en taillant dans les budgets de Real Madrid TV (45 millions), les frais de conseil financier externe à réduire (près de 80 millions) et les salaires de hauts dirigeants. Des chiffres présentés comme certains, mais que personne n'a pu vérifier indépendamment à ce stade.
Dimanche, les socios trancheront, entre Pérez déjà dans l'action avec Dumfries, Konaté et Mourinho. Riquelme, lui, joue jusqu'au bout la carte du grand spectacle. Que Haaland vienne ou non, il aura réussi une chose : faire parler de lui jusqu'à la dernière heure.







































