Calciomio
·4 April 2026
« Il faut avoir le courage de choisir un joueur italien plutôt qu’un étranger » : l’appel d’une ancienne gloire du football italien

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·4 April 2026

Ancien défenseur emblématique du SSC Napoli et de la Juventus FC, champion d’Italie et vainqueur de la Ligue des champions, Ciro Ferrara s’est exprimé dans les colonnes de Il Mattino sur l’évolution du football italien et les difficultés rencontrées par les jeunes joueurs, notamment face à la place grandissante des étrangers.
Formé à Naples et lancé très jeune dans le grand bain, Ferrara se souvient d’une époque différente : « Nous avons eu la possibilité de jouer et, surtout, de faire des erreurs. Il y avait moins d’étrangers à l’époque, c’est vrai : aujourd’hui ils sont nombreux, aussi pour des raisons de fiscalité avantageuse. Et puis il y a la question du travail hebdomadaire et du match. »
Pour l’ancien international italien, ce changement a des conséquences directes sur la progression des jeunes : « Travailler tous les jours avec de vrais champions aide un jeune, tout comme les affronter en match. Nos adversaires étaient Van Basten, Crespo, Rummenigge… Il est aussi vrai que les jeunes abordent le football différemment aujourd’hui : c’est une responsabilité des parents et des grands-parents, comme je le suis moi-même désormais. Pourtant, des jeunes de qualité, il y en a ; il suffit de regarder les résultats des équipes nationales de jeunes : je suis ceux de l’équipe entraînée par Massimiliano Favo, mon ancien coéquipier au centre de formation du Napoli, et ils sont excellents. Ensuite, à propos du Napoli, je ferais une réflexion sur Vergara. »
Mais au-delà du constat, Ferrara pointe un problème structurel : la difficulté pour les jeunes Italiens d’obtenir du temps de jeu, souvent barrés par des joueurs étrangers. Il prend un exemple concret : « Il avait fait de très bonnes choses avant sa blessure. Il n’est plus si jeune, sa qualité était connue. Et pourtant, à 23 ans, il n’a joué qu’un seul match avec une sélection de jeunes. Un seul, parce qu’il avait manifestement peu d’espace pour s’exprimer. Il faut du courage, surtout pour choisir un joueur italien plutôt qu’un étranger. »
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