Calciomio
·18 Juni 2026
“Je me suis senti coupable envers tous les Italiens” : la confession déchirante de Baggio 30 ans après…

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·18 Juni 2026

Icône du football italien et Ballon d’Or 1993, Roberto Baggio revient avec une sincérité brute sur l’un des moments les plus marquants — et douloureux — de sa carrière : la finale de la Coupe du monde 1994 perdue face au Brésil, à Pasadena, marquée par son penalty manqué.
Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, l’ancien numéro 10 de la Nazionale raconte encore le poids de cet instant : « Je me suis senti coupable envers tous les Italiens. Je n’avais jamais envoyé un penalty au-dessus de la barre. Une fois, avec Vicence, j’avais touché la transversale, mais le ballon était quand même entré. J’avais envie de disparaître. J’éprouvais une honte infinie, de celles qui vous collent à la peau même lorsque les années passent. Avec le temps, on apprend à vivre avec, mais c’est une blessure qui ne se referme jamais complètement. »
Interrogé sur cette séquence devenue iconique, Baggio insiste : « Même aujourd’hui, je n’arrive pas à me pardonner totalement. Je sais que cela peut paraître étrange, parce que le football est aussi fait d’erreurs, mais ce moment a laissé une trace profonde en moi. Ma tête baissée est devenue l’image que beaucoup associent à cette finale de Coupe du monde. Pourtant, ce n’était pas un geste calculé. C’était simplement ce que je ressentais. Une manière silencieuse, peut-être inconsciente, de demander pardon à l’Italie et à toutes les personnes qui avaient espéré avec nous. »
L’ancien attaquant rappelle aussi son rêve d’enfant : « Quand j’étais enfant, je rêvais de jouer une finale de Coupe du monde contre le Brésil. C’était un vieux rêve. Aujourd’hui encore, lorsque j’y repense, j’ai du mal à m’expliquer ce qui s’est passé. »
Et la scène continue de le hanter, près de trois décennies plus tard : « Sans arrêt. Parfois, j’y pense même lorsque je suis éveillé, allongé dans mon lit, quand je n’arrive pas à trouver le sommeil. J’imagine que je marque. Et je finis par m’endormir. »







































