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·16 April 2026

« Je suis aussi heureux d’avoir perdu » : Buffon sort du silence après le fiasco de l’Italie

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Comme le raconte la Repubblica, à 48 ans, Gianluigi Buffon refait surface publiquement à Londres, dans un lieu symbolique — l’église St Martin-in-the-Fields, à Trafalgar Square — pour présenter son autobiographie. Une apparition marquante, quelques mois après le nouveau fiasco de l’Italie, éliminée une troisième fois consécutive de la Coupe du monde. Face à un public italien conquis, l’ancien gardien se livre sans filtre, entre introspection, regrets et leçons de vie.

« Dans ma carrière, j’ai un peu été le cobaye de moi-même », confie-t-il d’emblée, évoquant une trajectoire guidée par une prise de risques constante. « Avec une inconscience folle qui m’a toujours accompagné. (…) Chercher la limite a aussi été ma limite. » Cette lucidité se retrouve dans sa décision de prolonger sa carrière jusqu’à 45 ans : « Parce que je ressentais toujours ce 1 % d’espoir de gagner le Ballon d’or. »


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Buffon assume tout, sans détour : « Je referais tout ce que j’ai fait. Tout. Je suis heureux d’avoir gagné, mais aussi d’avoir perdu. Ça me fait seulement de la peine pour les supporters, pas pour moi. » Un discours presque apaisé, même si un regret subsiste : « Ma réaction et mon expulsion après le penalty accordé au Real Madrid en 2018 (…) je n’ai pas eu une attitude mature, de capitaine. (…) Il faut accepter la défaite, même dans l’injustice. »

Loin de s’enfermer dans la nostalgie, Buffon évoque aussi les sommets, notamment la Coupe du monde 2006 : « Les prémices étaient terribles avec Calciopoli, mais nous avons gagné parce que Lippi nous a protégés (…) nous étions vraiment tous frères. » Une unité qui contraste avec la situation actuelle de la sélection italienne, qu’il analyse avec gravité : « Le moment est difficile mais c’est une opportunité pour repartir et grandir (…) en repartant des bases, sans raccourcis. Nous, Italiens, sommes les meilleurs pour faire groupe dans les difficultés. »

Son souvenir le plus fort reste pourtant ses débuts : « Mon premier match en Serie A (…) mon seul objectif était d’en jouer un seul. (…) Là, j’ai senti que j’étais devenu quelqu’un d’autre. » Mais au-delà du football, Buffon insiste sur ses valeurs fondamentales : « L’innocence et la loyauté. (…) Il ne faut jamais oublier sa propre innocence (…) parce que quand on l’abandonne, on devient tous pires. »

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