ASM-SUPPORTERS.FR
·1 April 2026
Le choc de la fusion AS Monaco – OGC Nice

In partnership with
Yahoo sportsASM-SUPPORTERS.FR
·1 April 2026

C’est une annonce qui bouleversera certainement l’équilibre du football français. La rumeur bruissait dans les couloirs du Palais depuis quelques semaines. N’osant y croire, nous avions décidé de ne pas vous en faire part. Mais l’officialisation est désormais imminente : dans un contexte économique tendu, Dmitri Rybolovlev et Jim Ratcliffe, président d’Ineos, ont décidé d’engager un processus de fusion entre l’AS Monaco et l’OGC Nice.
Selon les deux clubs, l’augmentation des coûts opérationnels, la concurrence des clubs les mieux dotés du championnat, ainsi que des droits TV en berne ont rendu la situation intenable. Les dirigeants évoquent également la pression croissante liée aux réglementations financières de la Ligue et l’impossibilité de maintenir deux structures voisines séparées à un niveau d’ambition élevé sans mettre en péril leur stabilité. Dmitri Rybolovlev qui continue d’assurer l’équilibre des comptes de l’ASM à la fin de chaque saison a également exprimé sa lassitude face au manque de reconnaissance à son égard. Les banderoles vindicatives dont il a fait l’objet cette saison ont suscité son incompréhension. Il a finalement décidé de jeter l’éponge. La décision de Jim Ratcliffe est moins étonnante. Il avait avoué en 2025 qu’il « n’aimait pas particulièrement aller voir Nice, le niveau n’était pas assez élevé ». Difficile de lui donner tort. Depuis plusieurs mois, il cherchait toutes les options pour se débarrasser de cet encombrant fardeau.
Sollicités par nos correspondants en principauté, les deux présidents nous ont décrit la fusion comme « une réponse responsable face aux défis économiques du football moderne » et ont assuré qu’elle vise à garantir la pérennité d’un club azuréen capable de jouer les tout premiers rôles. Il sont conscients que le défi sportif est immense et inédit. Mais leur motivation pour faire aboutir ce projet est totale.
Quelques points sont déjà bien avancés. Le choix du nom du futur club est tranché. Ce ne sera pas le « FC Côte d’Azur » comme imaginé initialement, mais le “French Riviera FC” jugé plus porteur à l’international. Ce choix présenterait plusieurs avantages. Il ne privilégie pas l’identité d’un club au détriment de l’autre afin d’éviter le sentiment d’annexion. Il met en avant un ancrage géographique commun qui dépasse les frontières municipales et symbolise la nouvelle entité à l’échelle de la Côte d’Azur. La future équipe pourra s’appuyer sur la notoriété mondiale du terme French Riviera, cohérente avec l’ambition d’un club tourné vers l’Europe et l’international. Il offre ainsi un positionnement commercial fort pour développer cette nouvelle marque, des partenariats et du merchandising à l’étranger. Paul Pogba, dont le goût pour l’élégance discrète et délicate est bien connue, est pressenti pour être le visage de ce nouveau club.
Le choix du stade (Louis II ou Allianz Riviera) a constitué un autre point de tension. Les premières pistes évoquaient une alternance temporaire afin de ménager les susceptibilités. Il n’en sera rien. Le stade niçois, plus accessible géographiquement, sera l’écrin du nouveau club. La principauté a en outre d’autres ambitions pour le Stade Louis II. Actuellement en rénovation, il sera également doté d’un toit en 2027 pour permettre à la Roca Team de disposer d’une des plus grandes salles de basketball d’Europe. Celle-ci répondra ainsi aux demandes de l’EuroLeague et s’assurera une participation permanente à la plus prestigieuse compétition européenne.
La grande inconnue reste la réaction des supporters des clubs impliqués. Les deux présidents comptent sur un budget capable de rivaliser avec le PSG et le renfort de recrues prestigieuses au prochain mercato estival pour faire passer la pilule. A vrai dire, les supporters niçois ne les inquiètent guère. Pour ces derniers, habitués à suivre un triste club dont le dernier titre de Champion de France remonte à 1959 (!), il s’agit assurément d’une opportunité inattendue et unique d’encourager enfin une équipe performante et ambitieuse. Pour eux, finies les équipes de bras cassés ridicules en Coupe d’Europe ! Pour les supporters monégasques, la situation est bien différente. Certes, ces dernières années, ils se sont fréquemment plaints du manque de compétitivité et du style de jeu incertain de leur équipe. Mais abandonneront-ils l’AS Monaco pour autant ? Qu’en sera-t-il des illustres souvenirs, des titres prestigieux et des épopées européennes ? Devront-ils renier ce passé légendaire pour un futur peut-être glorieux mais qui ne sera jamais complètement le leur ? Les supporters parisiens n’ont pas eu d’état d’âme. Ils ont accepté sans barguigner qu’un état qui finançait des organisations terroristes investisse dans leur club de football. Ils ont vendu leur honneur pour des trophées et des grandes soirées européennes. Qu’en sera-t-il des supporters de l’AS Monaco ?
Les supporters monégasques resteront-ils fidèles à l’histoire de leur club, quitte à ne plus revivre l’exaltation des titres et des trophées ? Préféreront-ils l’anonymat relatif actuel de leur club afin de conserver leurs souvenirs ? Ou seront-ils séduits par les sirènes argentées d’une opération capitalistique prometteuse ? « On ne peut pas être et avoir été » (Sébastien-Roch Nicolas). Aux supporters monégasques de faire désormais leur choix. Vive le football, vive Dmitri Rybolovlev et surtout vive le French Riviera FC l’AS Monaco !
Langsung









































