Le Journal du Real
·7 Januari 2026
Le Real Madrid Baloncesto domine l'ASVEL grâce à sa rotation

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·7 Januari 2026

Le Real Madrid a vécu une soirée européenne loin d’être maîtrisée avant de s’imposer sur le parquet de l’ASVEL. Très dépendants de Facundo Campazzo et Walter Tavares en première période, les Madrilènes ont souffert défensivement et affiché de grosses lacunes au rebond, laissant donc l’équipe française prendre jusqu’à dix points d’avance au début du troisième quart-temps.
À la pause, les chiffres traduisaient clairement cette dépendance : à eux deux, Campazzo et Tavares cumulaient l’essentiel de l’évaluation madrilène, tandis que Mario Hezonja traversait une rencontre pour le moins compliquée au tir. Dans ce contexte défavorable, le Real semblait se diriger vers une nouvelle contre-performance en Euroligue.
Face à une ASVEL pourtant privée de son leader Nando de Colo, le Real Madrid peinait à contenir les initiatives de Glynn Watson et Thomas Heurtel, particulièrement efficaces en un contre un lors de la rencontre. Le manque d’impact visible de la deuxième unité en première mi-temps et les difficultés à imposer un rythme élevé ont longtemps empêché les hommes de Sergio Scariolo de prendre le contrôle du match.
Le tournant du match interviendra dans le dernier quart-temps, lorsque la rotation madrilène change totalement le visage de la rencontre d’après As. En effet, l’entrée conjointe d’Andrés Feliz, Usman Garuba et Trey Lyles transforme l’intensité défensive et le rythme offensif du Real Madrid par la même occasion. Feliz apporte une pression constante sur le porteur de balle et accélère nettement le jeu, Garuba, quant à lui, verrouille le périmètre et neutralise les menaces extérieures, tandis que Lyles prend feu offensivement et donne un nouveau sursaut à cette animation.
En l’espace d’à peine quatre minutes, l’ailier fort inscrit 12 points consécutifs, bombardant la défense de l’ASVEL et faisant basculer la rencontre. Le partiel de 5-23 infligé aux Français illustre parfaitement cette montée en puissance collective de la part des joueurs de la Casablanca.
Au-delà de la performance individuelle de Lyles, c’est surtout la réaction collective du Real Madrid qui retient l’attention. Plus agressifs en défense, plus disciplinés au rebond et plus solidaires dans l’effort, les Madrilènes ont su imposer leur expérience dans le money time, où le match s’est joué. La rencontre se termine sur le score de 69 à 80 en faveur de la formation espagnole, permettant au Real Madrid de renouer avec la victoire après la défaite dans le Clásico du jour précédent.
Cette victoire permet également au Real de se hisser provisoirement à la sixième place de l’Euroligue, confirmant l’importance de la profondeur d’effectif dans une compétition aussi exigeante que celle-ci. À l’approche d’un calendrier dense, cette capacité à s’appuyer sur le banc pourrait s’avérer déterminante pour Sergio Scariolo et ses hommes pour la suite de la saison.









































