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·30 Januari 2026

Les confidences passionnantes de Luis Campos sur le PSG, Luis Enrique et Pacho

Gambar artikel:Les confidences passionnantes de Luis Campos sur le PSG, Luis Enrique et Pacho

Luis Campos, conseiller football du Paris Saint-Germain depuis 2022, s’est livré au cours d’une longue interview auprès de Marca. Le Portugais dévoile notamment sa façon de travailler avec le coach Luis Enrique, la philosophie mise en place par le club dans la vie quotidienne et le recrutement, dont une belle anecdote sur le recrutement de Willian Pacho (défenseur de 24 ans) durant l’été 2024.

Luis Campos « en dix minutes, il nous avait déjà dit tout ce que nous voulions entendre. »

A-t-il été facile de convaincre Nasser Al Khelaifi que Luis Enrique était l’homme idéal pour le PSG ?


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Oui, c’était très facile. (…) Nous avons commencé par examiner une série d’entraîneurs pressentis et les avons évalués selon 25 critères différents… le tout afin de trouver la personne idéale. Nous avons finalement rencontré Luis Enrique chez lui, et le courant est passé si bien qu’en dix minutes, il nous avait déjà dit tout ce que nous voulions entendre. Après cette réunion, j’ai appelé Nasser et je lui ai dit : « Monsieur le Président, c’est lui qu’il nous faut. » En deux jours, c’était fait. Je ressentais une énergie tellement positive et une telle volonté de gagner que je me suis dit : « C’est lui. »

Luis Campos  » Tous les éléments sont réunis pour que nous poursuivions sur la voie du succès »

Est-il possible de réitérer le sextuplé à l’avenir ?

On aimerait bien. On sait que c’est très difficile et que personne n’a réussi à réitérer cet exploit, mais il faut bien que quelqu’un essaie de faire mieux. Ce projet du PSG est

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Luis ENRIQUE head Coach of Paris Saint-Germain with Luis Campos during the Ligue 1 McDonald’s match between Lyon and Paris at Groupama Stadium on November 9, 2025 in Lyon, France. (Photo by Anthony Bibard/FEP/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

passionnant car c’est une équipe très jeune qui pratique un très beau football, avec un entraîneur, une direction et un président exceptionnels. Tous les éléments sont réunis pour que nous poursuivions sur la voie du succès, et nous en avons assurément la volonté, même si on sait que dans le football, il arrive de très bien jouer sans gagner.

Il y a deux ans, déjà avec Luis Enrique, nous avons été éliminés en demi-finale contre Dortmund après avoir touché les montants à cinq reprises. Si un seul tir avait fait mouche, tout aurait été différent. Mais nous avons toujours progressé en tant qu’équipe. L’équipe qui a terminé la saison dernière avait considérablement évolué par rapport à celle qui avait atteint les demi-finales l’année précédente et remporté le championnat.

Luis Campos « il exige plus et chaque jour, il imagine quelque chose de nouveau. »

Nous pouvons et devons continuer ainsi car je vois les progrès de l’équipe en termes de développement et de nouvelles responsabilités. Luis ne s’arrête jamais ; chaque jour, il exige plus et chaque jour, il imagine quelque chose de nouveau. Je me souviens qu’après la première saison, j’étais ravi de Luis et du nouveau projet. Nous avions atteint les demi-finales et remporté le championnat, et nous pouvions encore progresser.

Le premier jour de la saison suivante, Luis Enrique est arrivé et m’a dit : « Luis, tu vas voir, les joueurs vont tellement changer de position que l’adversaire ne saura plus où ils sont. » « Mince ! » me suis-je dit, « Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir inventer ? Quelles nouvelles idées va-t-il encore proposer ? » Et il avait raison.

Lors du quatrième ou cinquième match, nous jouions contre Lille, et leur capitaine, Benjamin André, qui a 33 ans, est venu me voir à la fin de la rencontre et m’a dit : « Luis, je n’ai rien compris à ton équipe ! Je ne savais même pas où étaient les milieux que j’étais censé marquer ! Ils ont tellement changé de position que c’est très difficile de jouer contre vous… » C’est là que j’ai compris que nous étions en train de construire quelque chose de mieux que l’année précédente.

Et je le ressens encore aujourd’hui car, malgré toutes les blessures que nous avons eues cette année, l’équipe reste fraîche et performante. J’imagine déjà ce que sera le PSG lorsque tous les joueurs seront de nouveau disponibles et au même niveau de forme physique et mentale. Nous serons à nouveau très forts, car c’est une exigence quotidienne pour tous au club, et en particulier pour Luis Enrique lors de ses séances d’entraînement.

Luis Campos « Si tu ne comptes pas t’entraîner à fond tous les jours, ne viens pas »

À quoi ressemble le travail quotidien avec Luis Enrique ? Est-il aussi perfectionniste, intense et exigeant qu’il en a l’air ?

Absolument. Il doit dormir avec les doigts dans une prise électrique tellement il a d’énergie. Chaque jour, il arrive avec la volonté d’évoluer, de progresser. Quand on parle à un joueur de son intégration à notre projet, on lui présente d’abord le projet sportif collectif, ce qu’est le PSG, puis le projet individuel pour le joueur, car ce sont deux choses différentes et toutes deux importantes.

Ça ne sert à rien de recruter de bons joueurs si on n’a pas de place pour eux. Luis Enrique me demande de dire une chose à chaque joueur : « Si tu ne comptes pas t’entraîner à fond tous les jours, ne viens pas, car si tu ne t’entraînes pas à fond tous les jours, Luis Enrique va te  » tuer  » très vite. Tu dois comprendre que chaque entraînement est comme un match contre la ou les meilleures équipes du monde, et tu vas devoir tout donner chaque jour. »

À la fin de sa première saison, il m’a dit un jour : « Luis, soit on améliore le niveau de nos entraînements quotidiens, en faisant en sorte que tous les joueurs s’entraînent à fond, soit je m’en vais. » Il m’a inculqué cette exigence. Alors aujourd’hui, quand on cherche un joueur à recruter, la première chose que je lui dis, c’est : « On te connaît bien, mais si tu ne t’entraînes pas à 100 % tous les jours, laisse tomber, tu ne joueras pas une seule minute. » Et c’est la vérité.

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Luis Campos of Paris Saint-Germain during the Ligue 1 McDonald’s match between Lyon and Paris at Groupama Stadium on November 9, 2025 in Lyon, France. (Photo by Sylvain Thomas/FEP/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

Luis Campos « Ma première année au PSG a été très difficile. »

À votre arrivée au PSG, vous avez trouvé un effectif de 52 joueurs qu’il vous a fallu réduire à 28. Le directeur sportif est toujours associé au recrutement de joueurs, mais les laisser partir n’est certainement pas une mince affaire.

Il existe différents types de directeurs sportifs. Je ne suis pas manager ; mon expérience tout au long de ma carrière m’est précieuse – en tant qu’entraîneur, joueur, et même préparateur physique… Cela me permet d’accompagner mon entraîneur dans la construction de son style de jeu. Ma première année au PSG a été très difficile, mais aussi très enrichissante, car elle m’a donné l’opportunité de travailler avec des joueurs individuellement incroyables, mais qui ne s’accordaient pas.

C’est comme essayer d’assembler la Tour Eiffel avec des pièces provenant d’autres œuvres d’art spectaculaires du monde entier, qui ne s’emboîtent pas. Ce sont toujours des œuvres d’art, mais elles ne s’harmonisent pas. Le fair-play financier nous a contraints à réduire l’effectif, et je sais par expérience qu’il est impossible pour un entraîneur de gérer autant de joueurs.

La première année, nous avons très bien joué en début de saison, mais après la Coupe du Monde, les choses se sont compliquées : certains joueurs sont revenus très heureux, d’autres déprimés, d’autres encore blessés, et la deuxième partie de saison a été très difficile.

Luis Campos « malgré tout le respect et l’admiration que nous pouvons avoir pour le talent individuel, rien n’est plus important que le club. »

Avec l’arrivée de Luis Enrique, nous avons commencé à construire différemment. Nous ne recherchons pas seulement du talent ; nous recherchons aussi la compétitivité, la soif de gagner et le désir de jouer en équipe. Le club passe avant le joueur. L’engagement est primordial. Il est essentiel de comprendre que, malgré tout le respect et l’admiration que nous pouvons avoir pour le talent individuel, rien n’est plus important que le club.

Le PSG est plus important que n’importe quel joueur ; il a son histoire et continue de la construire. Nous avons franchi une étape importante et nous voulons aller plus loin. Pour cela, nous comprenons que le football est, et sera toujours, un sport collectif. J’ai entendu dire que les films créent des stars, mais que les stars ne font pas les films.

C’est un peu la même chose pour le football : le collectif permet au talent individuel d’émerger. Le PSG en est un bon exemple. Aujourd’hui, tout le monde attaque, mais tout le monde défend aussi. Cela nous permet d’être une équipe, d’avoir un jeu collectif beaucoup plus fort. C’est la grande contribution de Luis Enrique à ce projet : le concept de travail d’équipe.

Luis Campos « cela nous oblige parfois à prendre des mesures strictes, presque éducatives, comme dans le cas de Dembélé à Arsenal. »

Dans le football de haut niveau, le plus difficile est de convaincre les stars de mettre leur ego de côté et de mettre leur talent au service de l’équipe.

C’est aussi un produit de la société actuelle. J’ai 61 ans, le monde a évolué et est différent ; avec les réseaux sociaux, l’individualisme est beaucoup plus présent. Les jeunes d’aujourd’hui ont grandi avec une sensibilité bien plus individualiste, un sens du collectif moins développé que celui des jeunes d’autrefois.

C’est ainsi que fonctionne la société, et cela nous oblige parfois à prendre des mesures strictes, presque éducatives, comme dans le cas de Dembélé à Arsenal – des mesures qui aident chacun à comprendre que le club et le projet de jeu de l’équipe priment sur son propre projet individuel. Quand on joue tous ensemble, on est bien plus forts.

Tous les joueurs aiment attaquer ; quand ils ont le ballon, on n’a pas besoin de leur dire de courir. Le plus difficile, c’est de les amener à défendre ensemble, en équipe, avec organisation. Luis y est très bien parvenu au PSG.

Luis Campos « Le football a connu une grande évolution »

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Luis CAMPOS, sportif director of PSG prior the Ligue 1 McDonald’s match between Metz and Paris at Stade Saint-Symphorien on December 13, 2025 in Metz, France. (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

C’est là tout le mérite de Luis Enrique. Quand l’équipe n’a pas le ballon, Dembélé, qui a remporté tous les prix individuels cette année, se jette sur l’adversaire comme un kamikaze pour le lui prendre.

Les leaders d’une équipe le deviennent naturellement ; ils n’ont pas besoin d’arriver et de dire : « C’est moi le leader, c’est moi qui gagne le plus d’argent. » Ça ne marche pas comme ça. Un leader doit montrer l’exemple. Luis incarne ce leadership au quotidien : « Il faut défendre comme un fou, comme une bête, et attaquer comme une bête aussi. » Les leaders doivent être capables de transmettre cela sur le terrain.

Le football a connu une grande évolution, un fait que j’essaie de faire comprendre à mon entourage, et qui suscite souvent des discussions. Cette grande évolution ne réside pas dans l’aspect physique, comme on l’entend souvent. C’est une évolution, certes, mais la véritable évolution, celle qui explique beaucoup de choses sur le joueur portugais actuel, et le joueur espagnol également, c’est la compréhension du jeu, l’aspect intellectuel, leurs capacités cognitives.

Luis Campos « Le deuxième ballon est plus important que le premier. »

C’est là que le joueur fait la différence. Luis dit aux joueurs : « Ne faites pas de fautes. Si vous faites des fautes, vous ne jouez pas pour moi. Ne vous jetez pas dans les duels comme des fous. Le deuxième ballon est plus important que le premier. » Quand on entend ça, on comprend l’importance de l’aspect cognitif, de la dimension intellectuelle, de la compréhension du jeu.

Aujourd’hui, pour un joueur, cette capacité à comprendre le jeu et à prendre des décisions sur le terrain fait toute la différence. Entendre cela me pousse à réfléchir et me convainc de plus en plus de rechercher des joueurs plus intelligents que doués physiquement, car les aptitudes physiques sont faciles à développer, mais l’aspect intellectuel et la compréhension du jeu sont plus difficiles.

Luis Campos « Fabián n’est pas très rapide, ni d’une élégance exceptionnelle, mais il est très intelligent sur le terrain. »

En vous écoutant, je pense à Vitinha et à sa compréhension du jeu.

Fabián Ruiz. Fabián n’est pas très rapide, ni d’une élégance exceptionnelle, mais il est très intelligent sur le terrain. Kroos, Modric… Ce sont des milieux de terrain cérébraux, et si l’on ajoute à cela l’énergie incroyable d’un João Neves ou d’un Zaire-Emery… L’aspect intellectuel du jeu est devenu vital aujourd’hui à tous les postes.

Construire une équipe, c’est rechercher des joueurs capables de courir, nous en convenons, mais aussi mentalement forts pour supporter toute la pression qu’exigent les grands clubs : tant de matchs, des finales, les sélections nationales, et la nécessité de s’adapter aux consignes du sélectionneur, à un style de jeu différent de celui du club. Cela engendre une usure considérable. À toutes ces exigences, il faut ajouter la capacité de réfléchir au jeu, de le comprendre.

La star, c’est le club, l’équipe ou Luis Enrique ?

Tout le monde. Luis aime parler de son passage au PSG ; il a beaucoup d’influence ici et il sait parfaitement à quel point il a été important pour nous. Il est plus heureux des victoires de l’équipe que de ses succès individuels ; il en est un bon exemple. Il sait très bien que lorsque l’équipe gagne, il gagne aussi. Ces statistiques, aussi importantes soient-elles, ne sont rien comparées au plaisir que nous avons à regarder l’équipe jouer et à le voir s’entraîner chaque jour.

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Luis CAMPOS, sportif director and Luis ENRIQUE head coach of PSG prior the Ligue 1 McDonald’s match between Metz and Paris at Stade Saint-Symphorien on December 13, 2025 in Metz, France. (Photo by Dave Winter/FEP/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

Luis Campos « Luis Enrique me faisait part de ses objectifs, et je lui répondais : « Dans trois ans. » Il rétorquait : « Non, non, cette année. » »

En termes de performance collective, le PSG et Arsenal sont un cran au-dessus des autres clubs.

En termes de jeu collectif, nous sommes passés très vite d’une équipe critiquée pour son individualisme exacerbé à l’équipe que Luis Enrique souhaitait. Le changement a été plus rapide que je ne l’imaginais. Luis Enrique me faisait part de ses objectifs, et je lui répondais : « Dans trois ans. » Il rétorquait : « Non, non, cette année. »

Nous sommes passés très rapidement d’un style de jeu individualiste à un style collectif, et avec succès, car sans résultats, tout se complique. Pour nous, ce fut une véritable leçon : au football, pour gagner, il faut jouer en équipe. On peut remporter le titre de meilleur défenseur, de meilleur milieu de terrain ou de meilleur buteur, mais si l’équipe ne gagne pas, tout cela ne sert à rien.

Luis Campos « trouver des talents animés par la volonté de gagner. »

Est-ce facile de prendre cette décision avec un entraîneur qui a une vision aussi affirmée ? Comment en discute-t-il avec vous et le président ?

Cela vient de l’intelligence de l’entraîneur et du président. Au PSG, nous formons un trio qui fonctionne à merveille. J’ai une forte personnalité, Luis Enrique a une personnalité très affirmée, et Nasser Al-Khelaïfi aussi, mais notre succès repose sur le respect mutuel. Nous nous respectons énormément, nous nous écoutons et nous nous comprenons.

Luis savait que dès la première année, il n’aurait pas tout ce qu’il souhaitait, car il est impossible de transformer une équipe entière en un an. Petit à petit, nous y sommes parvenus ; nous avons cherché des joueurs dont le style de jeu correspondait au sien, et nous continuerons dans cette voie. C’est pourquoi, en théorie, au bout de ces trois ans, nous devrions être plus forts, mais Luis a dit : « Non, non, nous allons être plus forts maintenant. »

Nous recherchons de plus en plus des profils de joueurs qui correspondent à son projet, à sa façon de jouer et à sa vision du jeu. Par exemple, l’idée de recruter de jeunes joueurs. Au PSG, il ne s’agit pas seulement de repérer de jeunes joueurs, mais de trouver des talents animés par la volonté de gagner. Car ce qui nous importe, ce n’est pas le talent seul, mais la soif de compétition.

L’anecdote sur le recrutement de Pacho.

L’intelligence artificielle et le big data sont-ils en train de transformer le recrutement, ou le plus important est-il finalement d’avoir ce don pour

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VITINHA of Paris Saint-Germain, MARQUINHOS of Paris Saint-Germain , Willian PACHO of Paris Saint-Germain , Lucas BERALDO of Paris Saint-Germain , Khvicha KVARATSKHELIA of Paris Saint-Germain during the FIFA Intercontinental Cup 2025 Final match between Paris and Flamengo at Ahmad Bin Ali Stadium on December 17, 2025 in Doha, Qatar. (Photo by Baptiste Fernandez/Icon Sport) – Photo by Icon Sport

repérer les talents ?

Je crois que la technologie ne surpassera jamais l’élément humain, car notre capacité à ressentir reste plus forte que toutes les données qu’on nous donne. J’adore la technologie, mais au final, j’ai besoin de sentir, de voir, de percevoir, de savoir… Souvent, cela vient de l’attitude d’un joueur, d’un déjeuner, d’un dîner, d’une promenade, du fait de l’écouter ou de comprendre un geste.

Pacho en est un bon exemple. Quand je l’ai contacté pour la première fois, il était en Équateur et je lui ai dit : « Je vais venir vous voir pour vous présenter le projet du club. » Il m’a répondu : « Monsieur Luis Campos, vous dites que le PSG veut me recruter ? Je serai à Madrid demain ! J’arrive à 9 h. » Waouh ! J’ai appelé Luis Enrique : « Ce gars-là va tout donner pour nous. » Son attitude m’a montré que j’avais trouvé quelqu’un qui avait faim de victoire.

Je le connaissais déjà de terrain, mais il m’a aussi fait une très bonne impression. Je suis allé de Paris à Madrid, nous avons passé la journée ensemble et, à la fin, je me disais : « Il doit venir au PSG. » Peu après leur première rencontre, Luis Enrique discutait déjà avec lui de tactique, de ce qu’il attendait de lui, de la façon dont il devait se comporter sur le terrain… C’était un moment magnifique. L’histoire de Pacho illustre parfaitement notre politique.

Luis Campos « Nous ne pouvions pas laisser la situation de Kylian affecter tout le monde au club, aussi talentueux soit-il. »

Tout n’est pas facile ni idyllique au PSG. Il y a deux ans, le club a traversé une période difficile avec la dernière saison de Kylian Mbappé et son transfert tumultueux au Real Madrid. Comment le directeur sportif gère-t-il une telle situation ?

J’entretiens une relation particulière avec Kylian depuis qu’il a 14 ou 15 ans. Je ne l’oublierai pas et je ne le cacherai pas, mais dans cette situation, j’ai essayé de rester aussi détaché et rationnel que possible. J’ai toujours pensé à protéger l’équipe et les autres joueurs. Nous ne pouvions pas laisser la situation de Kylian affecter tout le monde au club, aussi talentueux soit-il.

Mon souci, partagé par l’entraîneur et la direction du club, était de faire en sorte que les autres se sentent importants. Nous avons réussi à gérer certaines émotions, car Kylian est toujours le capitaine de l’équipe de France, il est toujours le même joueur, mais en même temps, nous devions protéger le club et tous ceux qui avaient accepté de rejoindre le projet du PSG.

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