Tribune Nantaise
·21 Juli 2026
Ligue 2 2026-2027 : le FC Nantes est-il favori pour la remontée ?

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·21 Juli 2026

Tribune Nantaise n’a pas participé à la rédaction de cet article.
Le 8 août prochain, le FC Nantes retrouvera un championnat qu’il n’avait plus connu depuis longtemps. La saison catastrophique de 2025-2026 s’est terminée par une relégation, et les Canaris abordent l’exercice à venir avec une seule ambition affichée, celle de la remontée immédiate. Michel Der Zakarian est revenu sur le banc pour piloter l’opération, les recrues sont arrivées, et le stage de La Baule a débuté lundi sur la Côte d’Amour.
Reste que le statut de favori se construit sur autre chose que des intentions. Entre un championnat plus dense qu’il n’y paraît, un effectif encore incomplet et un mercato dominé par la question des ventes, la position réelle du FCN mérite d’être examinée de près.
La Ligue 2 version 2026-2027 réunira 18 clubs du 8 août au 22 mai. Nantes y descend accompagné de Metz, tandis que Dijon et Sochaux arrivent de l’échelon inférieur. Le règlement, lui, ne laisse pas beaucoup de marge : seuls les deux premiers montent directement, les suivants doivent passer par la loterie des barrages, où le FC Nantes sait mieux que personne ce qu’il en coûte de se retrouver.
Le problème, c’est que plusieurs concurrents affichent exactement le même profil. Saint-Étienne, troisième la saison passée avec 60 points, a échoué en barrages et repart avec la frustration comme carburant. Reims et Montpellier, descendus de Ligue 1 un an plus tôt, n’ont pas réussi à remonter du premier coup et arrivent avec un effectif désormais rodé à la deuxième division.
Metz, enfin, partage la situation exacte des Canaris, avec la même urgence et les mêmes contraintes budgétaires. La saison dernière a d’ailleurs rappelé que le nom ne fait pas tout, puisque le titre est revenu à Troyes et la deuxième place au Mans, deux clubs que personne ne plaçait en tête à l’été.
Cette hiérarchie ouverte se lit dans les cotes que les opérateurs affinent à trois semaines de la reprise. Ceux qui veulent suivre ça de près peuvent jouez avec code promo Linebet disponible sur Football Whispers pour démarrer la saison avec un bonus de 200€. Encore faut-il savoir ce que vaut réellement le Nantes de cet été, et la réponse dépend beaucoup de ce qui se passera d’ici la fin du mercato.
Le retour de Michel Der Zakarian constitue le premier vrai signal envoyé par la direction. L’entraîneur connaît la maison, connaît la Ligue 2, et son profil oriente déjà le type de recrues ciblées par le club depuis le début de l’intersaison. Là où d’autres auraient misé sur un projet de rupture, les Kita ont choisi la sécurité d’un technicien capable de structurer rapidement un groupe remanié.
La préparation a démarré il y a plus de trois semaines et a livré des indications contrastées. Le large succès contre Fleury, pensionnaire de Ligue 3, a permis de faire tourner et de donner du temps de jeu aux nouveaux, sans réelle valeur d’étalonnage. La défaite face à Lorient, dixième de la dernière Ligue 1, a été plus instructive, avec un adversaire d’un calibre supérieur et un score serré qui laisse penser que le bloc tient debout.
Le stage de La Baule, rythmé par deux nouveaux matchs amicaux, doit maintenant permettre d’installer les automatismes qui manquent encore.
Sur le papier, le bilan des arrivées plaide en faveur des Canaris. Le club a bouclé six signatures, dont celle de Cafaro, et a concentré son effort sur les postes défensifs avec des opérations rapides et financièrement raisonnables. Dans un contexte de contrainte DNCG et de déficit structurel, cette discipline mérite d’être soulignée, d’autant que beaucoup de concurrents ont dû composer avec les mêmes limites.
Le revers de la médaille apparaît dès qu’on regarde la colonne des départs. Chidozie Awaziem ne veut pas évoluer en Ligue 2 et se rapproche de Konyaspor. Yassine Benhattab, prêté à Reims l’hiver dernier, fait l’objet d’une offre de trois millions d’euros venue de Krasnodar, et son départ paraît difficile à empêcher. Les noms de Tati et Lepenant reviennent également dans les discussions, tout comme celui de Lafont.
Un club qui vise la montée immédiate se sépare rarement d’autant de joueurs expérimentés en même temps, et c’est précisément ce qui distingue Nantes d’un favori classique.
Voilà la faille la plus visible du dispositif nantais à trois semaines du coup d’envoi. Le club n’a toujours pas recruté d’avant-centre pour la Ligue 2, et aucune piste sérieuse n’a filtré à ce stade. Ganago figure bien dans le groupe, mais lui confier seul l’animation offensive d’une équipe censée jouer la montée relèverait du pari.
Le calcul est simple pour la direction. La reconstruction offensive, comme le renfort attendu au poste de latéral gauche, dépend des liquidités que dégageront les ventes. Autrement dit, tant qu’un gros départ n’est pas acté, le mercato entrant reste à l’arrêt sur les postes les plus décisifs. Dans un championnat où les premières journées pèsent lourd sur la dynamique d’une saison, arriver au 8 août avec une attaque incomplète représente un handicap réel.
Tout converge finalement vers un seul nom. Matthis Abline est la principale ressource du club sur ce marché, et son avenir conditionne à peu près tout le reste. Galatasaray, champion de Turquie, l’a inscrit sur sa liste et une offre autour de 25 millions d’euros a circulé. Le Paris FC a de son côté posé 23 millions sur la table, une proposition que Waldemar Kita a refusée en réclamant entre 25 et 30 millions.
Deux scénarios s’ouvrent donc, et ils dessinent deux saisons très différentes. Si le club obtient son prix rapidement, il disposera des moyens de recruter le buteur qui manque et pourra légitimement revendiquer le statut de favori, avec un entraîneur expérimenté et une ossature défensive déjà solide. Si le dossier traîne jusqu’aux derniers jours du mercato, Nantes entamera le championnat avec un attaquant courtisé, un effectif déséquilibré et une marge de manœuvre réduite pour corriger le tir avant la trêve. La question posée en titre trouvera sa réponse à Nantes bien plus qu’à Saint-Étienne ou à Metz.







































