« L’Italie ne manque pas de talents mais elle les voit de plus en plus s’épanouir ailleurs. » | OneFootball

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·4 Juni 2026

« L’Italie ne manque pas de talents mais elle les voit de plus en plus s’épanouir ailleurs. »

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Comme le raconte La Stampa, le constat est brutal : en termes d’utilisation de jeunes joueurs italiens nés à partir de 2008 ayant disputé au moins 90 minutes en championnat, le bilan entre la Serie A et le reste de l’Europe est défavorable aux clubs italiens (3-2 pour l’Europe dans cette mini-comparaison évoquée par les données du championnat). Un chiffre symbolique qui illustre surtout une tendance de fond : l’Italie forme moins de jeunes… ou les fait jouer trop tard.

En Serie A, seuls quelques noms émergent réellement. Parmi eux, Ahanor, défenseur de l’Atalanta BC, recruté au Genoa à prix élevé, et Francesco Camarda, attaquant du AC Milan prêté au Lecce. Tous deux nés en 2008 et déjà intégrés au groupe élargi de la Nazionale expérimentale dirigée par Baldini. À cela s’ajoute Arena (2009), utilisé ponctuellement par Gasperini dans un contexte d’urgence.


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Mais c’est surtout à l’étranger que la nouvelle génération italienne explose. Le Borussia Dortmund a notamment attiré Samuele Inácio et Luca Reggiani, devenus des éléments importants très tôt. En Suisse, le Grasshopper mise sur Creti. Et ce phénomène s’étend à toute l’Europe : Mané, Chiarodia, Koloesho ou encore Ndour ont tous trouvé leur place loin de l’Italie.

Plus inquiétant encore pour la FIGC, de nombreux jeunes prometteurs choisissent directement de se développer hors d’Italie. Le PSG suit de près le gardien Bellucci Marin, l’Ukraine voit éclore Baptistella, tandis que Tresoldi attire déjà l’attention de plusieurs fédérations. En Premier League, Kayode et Leoni confirment le potentiel italien à haut niveau malgré des trajectoires différentes.

Enfin, une nouvelle vague de talents encore sans débuts professionnels attire déjà les regards : Okon Jr, Natali Jr, Della Rovere ou Coletta, formés entre Bruges, Leverkusen, le Bayern Munich et Benfica.

Ce panorama dessine une tendance claire : l’Italie ne manque pas de talents… mais elle les voit de plus en plus s’épanouir ailleurs.

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