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·7 Maret 2026
Matthieu Udol: «Le match aller nous a rappelé les exigences qu’on doit avoir tout au long d’un match, peu importe l’adversaire»

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·7 Maret 2026

Titulaire jeudi à Lyon lors de la victoire en quart de finale de la Coupe de France, Matthieu Udol s’apprête à retrouver son ancien club ce dimanche, au stade Bollaert. Malgré une récupération courte, le piston lensois est prêt à affronter son club formateur.
Lensois.com : Matthieu, la 25e journée de Ligue 1 a débuté hier soir avec la défaite du Paris Saint-Germain. Comment avez-vous accueilli ce résultat ?Matthieu Udol : C’est sûr que ça reste une bonne nouvelle, une défaite du PSG. Ça peut nous permettre de recoller à un point. Donc à nous de faire le job demain. C’est sûr, c’est ce petit challenge-là de recoller au PSG. Même si, dans tous les cas, l’objectif de cette semaine était de tout remporter. Il nous reste un match, même si on n’a pas gagné contre Strasbourg le week-end dernier, mais gagner demain nous permettra de valider une bonne semaine pour nous.
Vous allez enchaîner un deuxième match en trois jours avec seulement deux jours de récupération. Est-ce que ça vous oblige à avoir une nouvelle façon de gérer cette gestion de l’effectif ?Ça, c’est une question à poser aux staffs plus qu’à moi. Mais c’est sûr qu’ils ont dû jongler pour certains matchs parce qu’on commence à être un peu dépouillés dans le secteur défensif, malheureusement. Il va falloir redoubler d’efforts en attendant le retour de certains joueurs, j’espère le plus tôt possible. Et sinon, après la trêve. Mais je pense et j’espère qu’on récupérera un maximum de monde pour les gros matchs qui nous attendent.
Vous et d’autres cadres, comment sont vos niveaux de fatigue car vous avez énormément de temps de jeu depuis le début de la saison ?Je ne veux pas parler pour les autres, mais moi, ça va. Forcément, les semaines avec match sont un peu plus chargées. Là, on enchaîne un match en très peu de temps avec le déplacement, etc. Mais à ce jour, je me sens très bien. Le fait de ne pas disputer, en plus de ça, des Coupes d’Europe nous met sur certaines semaines plus de temps de récup. Jusque-là, tout va bien. Je sais qu’il y a beaucoup d’autres joueurs aussi qui ont beaucoup de temps de jeu. C’est important de bien gérer, mais le staff fait en sorte de ménager quand il y a besoin de ménager parce qu’on a besoin de tout le monde au bout. Je ne veux pas parler pour les autres. On a un capitaine qui court pas mal tous les matchs, donc la fatigue ne se ressent pas trop de son côté. Mais moi, ça va, je me sens bien.
Demain, vous retrouvez le FC Metz. À titre personnel, c’est une rencontre particulière. Comment l’appréhendez-vous ?C’est sûr que pour moi ça reste toujours un petit match particulier. Maintenant, on a une revanche à prendre sur le match aller. On continue à tracer notre route et la belle saison qu’on est en train de faire. C’est sûr qu’on a à cœur, moi à titre personnel et collectivement bien sûr, de prendre les trois points demain, d’autant plus à domicile, et de rattraper ce petit faux pas qu’on a pu faire à Metz au match aller.
Justement, ce match aller (Ndlr : défaite 2-0), comment a-t-il marqué le groupe ? Car, après cela, vous avez enchaîné une série importante de victoires.Je pense que c’est un match qui nous a fait du bien. Parce que derrière, on a enchaîné une super série et ça nous a fait un petit rappel sur les exigences qu’on doit avoir tout au long d’un match, peu importe l’adversaire. Si on fait le point aujourd’hui, ça a peut-être été un mal pour un bien. Maintenant, on sait et on se rappelle souvent, sur nos rencontres, qu’il y a des matchs où on est passés à côté et on a des explications aujourd’hui de pourquoi. Mais voilà, on a à cœur, le coach nous le transmet à chaque fois, que les équipes contre lesquelles on a pu laisser des points au match aller, on a à cœur de faire table rase de ça et de gagner nos matchs retours. Et si on a gagné à l’aller, bien sûr on doit asseoir notre supériorité en gagnant une nouvelle fois, mais c’est un motif supplémentaire pour gagner ce match-là.

Au total, vous comptabilisez cinq défaites en 24 sorties. Comment expliquez-vous qu’il y ait peu de trou d’air dans votre saison ?On dégage une force collective qui est aussi transmise par le coach, qui nous donne énormément de confiance. C’est vrai que le résultat contre Monaco aurait pu nous mettre un petit coup au moral. Derrière, contre Strasbourg, on n’a pas réussi à gagner mais la performance qu’on a faite nous a donné beaucoup de confiance malgré tout parce qu’on est sortis de ce match frustrés mais avec le sentiment d’avoir fait une grosse performance. Derrière, en Coupe, le scénario aurait pu nous rappeler aussi un peu le match de Monaco mais, à un certain moment, on a fait preuve de caractère avec la séance de tirs au but derrière. Et c’est toutes ces choses-là et la confiance qui se dégagent. On sait où on va, on sait où on veut aller et on espère que ça va continuer comme ça jusqu’au bout. Mais il n’y a pas de raison avec ce qu’on a réussi à créer jusqu’ici.
Il reste encore trois mois de compétition et vous êtes encore en course en Coupe de France et en Ligue 1. Les attentes commencent à être de plus en plus importantes. D’un point de vue de la confiance, êtes-vous prêts à jouer ces deux tableaux ?On a confiance en nous. C’est sûr que ces challenges-là sont très motivants. La Coupe de France était un objectif depuis le début. Maintenant, il nous reste deux étapes pour soulever le trophée. Et en championnat, on a un match demain très important qui peut nous permettre de recoller au PSG. Ensuite, il restera neuf matchs très très importants si on veut pouvoir se battre pour le titre. Mais c’est vrai que cette première étape de match demain, qui peut nous permettre de recoller, sera importante. Tout le monde a un peu noté la date du match contre le PSG mais, pour que ce match soit très important, il faut qu’on soit au contact avec eux d’ici là. Donc enchaîner les bonnes performances parce qu’ils ne vont pas laisser échapper des points à chaque week-end. À nous deux de faire le job, de bien gérer aussi les blessures qu’on peut avoir parce que, même si beaucoup disent que plein d’équipes sont touchées par les blessures, c’est notre cas aussi. Gérer au mieux ça et aborder les deux compétitions à fond comme on l’a fait depuis le début.
Justement, avec ce PSG qui semble plus fragile cette saison, est-ce que vous vous dites qu’il y a un coup à faire cette saison en Ligue 1 ?Forcément, leurs résultats ne sont pas aussi élevés que la saison passée. Mais en même temps, à haut niveau, c’est très difficile d’enchaîner deux saisons comme ils ont pu le faire. On sait qu’il y a de la fatigue. Ils ont des échéances importantes. Ils ont eu pas mal de blessés aussi. Ils sont aussi moins efficaces que la saison passée. Il y a beaucoup de facteurs. Il y a aussi de l’usure, je pense, psychologique de leur côté. Mais ça reste la meilleure équipe en France. Maintenant, cette année, c’est une opportunité comme il n’y en a pas toutes les saisons. Mais régulièrement, il y a certaines équipes qui ont réussi à aller les battre sur un championnat. C’est peut-être une bonne année pour. Après, ce sera à nous de montrer qu’on est capables d’aller chercher ça.
Propos recueillis par Clément Courtois à La Gaillette Gervais-Martel d’Avion
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