Olympique-et-Lyonnais
·20 Mei 2026
OL : quel bilan faire de cette saison ambivalente ?

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·20 Mei 2026

Ces dernières semaines, c'est la question qui a agité les observateurs et les supporters. Sous quel prisme évaluer la saison de l'OL ? En réalité, cela dépend d'où est positionné le curseur. En juillet 2025, les Rhodaniens étaient aux portes d'une relégation administrative. Au soir du 3 mai 2026, ils possédaient deux longueurs d'avance sur Lille, quatrième, avec deux matchs à disputer. À partir de là, juger l'exercice 2025-2026 revient à choisir s'il vaut mieux voir le verre à moitié vide ou à moitié plein.
Car factuellement, l'Olympique lyonnais a réalisé son meilleur classement - quatrième - depuis 2021. Il n'avait d'ailleurs plus marqué autant de points (60) depuis que la Ligue 1 est passée à 18 clubs en 2023-2024. Mais de l'autre côté, il y a ce goût amer avec les deux revers franchement décevants à Toulouse (2-1) et contre Lens (0-4). Alors qu'un nul sur une des deux affiches aurait finalement suffi pour monter sur le podium. Mais avec des si... Autre sujet, quelle place accorder aux parcours dans les coupes ?
Après la lourde défaite contre les Sang et Or, Corentin Tolisso dressait un premier bilan. "À chaud c'est dur de répondre car il y a la déception de ce (dimanche) soir [...]. Déçu un peu, mais si on prend du recul, il y a cette satisfaction d'être quatrième et d'avoir la possibilité d'aller en Ligue des champions, résumait le capitaine. C'est un peu bateau ce que je vais dire, et je l'ai répété plusieurs fois, mais au début, on aurait signé tout de suite pour ce classement. Mais c'est l'espoir qu'on avait en nous et qu'on a donné aux fans à deux journées du terme qui pèse aujourd'hui. En tout cas, on a tout donné, on mérite cette position."
Son entraîneur, Paulo Fonseca, avait la même lecture. "Si on fait les comptes, on a fait une saison magnifique, affirmait le Portugais, dont le discours a parfois été remis en question après Toulouse. Je pense que les supporters ont reconnu les mérites de l’équipe. On ne peut oublier là où nous étions il y a un an. On est quatrièmes, on aura un peu moins de vacances mais on va tout faire pour aller en C1."
Les principaux acteurs se réjouissent donc de ces dix mois de compétition. Et nos consultants ont plutôt un avis similaire. "On a vu beaucoup de signaux positifs dans ce groupe, appréciait Enzo Reale, formé à Tola-Vologe. On a senti un collectif concerné par le projet. Ils ont redoré le blason. Je pense qu'il faut se contenter de ça. C'était une année de transition, même s'il y a des besoins économiques bien sûr. Ils font un bel exercice. Ils pouvaient accrocher la Ligue des champions sans les barrages, mais des points, on en gagne, on en perd, qu'on mérite ou pas, ça s'équilibre à la fin."
Nicolas Puydebois, triple champion de France sous cette tunique (2003-2005), appuyait les propos de son camarade. "Je suis heureux de leur parcours. Cette formation n'est pas bâtie pour finir dans les trois premiers. C'était une embellie, et c'est dommage qu'ils n'aient pas réussi à me faire mentir. La qualité est moyenne, des joueurs se sont révélés, ils ont touché leurs limites... Ils reviennent de loin en faisant avec les moyens du bord. Ils ont fait briller le maillot, et c'est ça que je retiendrais, commentait l'ancien gardien. Maintenant, à leur place, j'aurais des regrets car ils ont eu deux fois l'opportunité de terminer sur le podium."
Finalement, les attentes de l'extérieur ont évolué car l'OL est parvenu à déjouer les pronostics, même si cela a souvent tenu à un fil. Ce qui explique sans doute la frustration qui anime, ou a animé, ceux qui aiment le club. Et ces deux ultimes sorties laissent un goût amer puisque l'Olympique lyonnais a frôlé quelque chose de beau dans cette période difficile pour la structure. Pourra-t-il faire mieux en 2026-2027 ? Rendez-vous en août pour un nouveau chapitre.







































