CoeurMarseillais
·30 Maret 2026
OM – L’OM tourne la page de la Commanderie

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·30 Maret 2026

Il y a des déménagements qui ne sont que logistiques, et puis il y a ceux qui racontent quelque chose de plus profond sur un club. Celui que s’apprête à vivre l’OM appartient clairement à la seconde catégorie. Dès cette semaine, plus de 160 collaborateurs administratifs vont progressivement quitter la Commanderie pour rejoindre un immeuble de trois étages avenue du Prado, ancien fief du cabinet KPMG. Un transfert en trois temps, les 2, 7 et 13 avril, qui ressemble moins à un simple changement d’adresse qu’à une véritable déclaration d’intention.
Ce qui se joue ici, c’est la fin d’une cohabitation historique. Pendant des décennies, le centre Robert Louis-Dreyfus a tout abrité sous le même toit : les hommes en crampons comme ceux en costume. Désormais, la Valentine sera réservée au sportif pur, joueurs, staff technique, équipes de maintenance, tandis que l’administratif migre vers le cœur de la ville. Une scission qui n’est pas anodine, et que la direction assume pleinement, invoquant la nécessité de « protéger l’effectif professionnel » et de « préserver l’institution ».
Mais derrière la froideur des organigrammes, il y a des hommes et des femmes qui vivent ce changement de manière très personnelle. En interne, les avis sont partagés. Certains salariés accueillent favorablement ce rapprochement avec le centre-ville, soulagés d’échapper aux bouchons quotidiens de l’A50. D’autres, en revanche, expriment des réserves, cette réticence qui accompagne souvent la rupture avec un lieu chargé d’histoire et d’habitudes. La Commanderie, pour beaucoup, n’était pas qu’un lieu de travail.
Ce déménagement s’inscrit dans une tendance de fond qui traverse le football professionnel français : la séparation croissante entre la sphère sportive et la sphère administrative, au nom de la performance et de la sécurité. L’OM ne fait pas exception, il accélère simplement une évolution déjà à l’œuvre ailleurs. Reste à savoir si cette rupture géographique servira aussi de catalyseur à une cohésion interne que le club cherche, visiblement, à reconstruire.
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