Peuple-Vert.fr
·5 Januari 2026
Pourquoi Horneland et l’ASSE peinent à réagir en cours de match

In partnership with
Yahoo sportsPeuple-Vert.fr
·5 Januari 2026

L’ASSE d’Eirik Horneland peine à inverser la tendance en Ligue 2. Malgré une 4e place après 18 journées, les Verts marquent le pas et inquiètent sur leur capacité à réagir en cours de match. Les choix du technicien norvégien, notamment dans sa gestion des changements, interrogent. Décryptage.
Après 18 rencontres de Ligue 2, l’AS Saint-Étienne occupe la 4e place du classement. Un positionnement honorable sur le papier mais insuffisant au vu des moyens mis durant le mercato. De plus, la dynamique récente refroidit clairement l’optimisme. Les Verts restent sur deux matchs sans victoire face à Bastia (2-2) et Le Mans (0-0) et une défaite à Dunkerque (1-0). Deux rencontres où l’ASSE a manqué d’impact et de solutions. Pendant ce temps, le leader troyen creuse l’écart et compte 7 points d'avance sur l'ASSE.
Sur les réseaux, la tension monte. Les supporters pointent du doigt un manque de réaction. Eirik Horneland est ciblé. Sa lecture des matchs et ses choix tactiques sont remis en question. Malgré cette grogne, la direction stéphanoise maintient sa confiance envers son entraîneur. Mais sur le terrain, le scénario semble se répéter.
Depuis le début de la saison, Eirik Horneland se montre relativement prudent dans l’utilisation de son banc. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur l’ensemble des 18 rencontres disputées, l’entraîneur stéphanois effectue cinq changements seulement dans 33 % des cas, soit six matchs. Quatre changements interviennent dans 27 % des rencontres.Plus frappant encore, Horneland se limite à deux changements dans 22 % des matchs. Trois changements seulement dans 16 % des cas. Des statistiques qui traduisent une certaine retenue ou un manque de confiance en certains de ses joueurs. Dans une Ligue 2 exigeante, où le rythme et l’impact physique jouent un rôle majeur, cette gestion pose question.
Face à Bastia comme face au Mans, l’ASSE a semblé manquer d’idées. Peu de joueurs ont été capables de faire basculer la rencontre en sortie de banc. Mais encore faut-il leur en donner l’occasion. Certains choix tardifs ou conservateurs interrogent sur la capacité du staff à bousculer le cours d’un match mal engagé.
Sur les cinq derniers matchs, la tendance se confirme, voire s’accentue. Horneland n’a effectué que deux changements dans 40 % des rencontres. Trois changements dans 40 % des cas également. Les cinq remplacements autorisés n’ont été utilisés qu’une seule fois, soit 20 %.Ces données nourrissent le sentiment d’un manque d’audace. Les Verts peinent à accélérer en fin de match. Le scénario reste figé. L’adversaire s’adapte, pas l’ASSE. Dans une course à la montée où chaque point compte, cette inertie peut coûter cher.
La direction maintient son cap. Horneland reste l’homme fort du projet stéphanois. Mais la pression monte. Les prochaines semaines seront décisives. Le technicien norvégien devra montrer qu’il peut faire évoluer son approche. Et surtout, redonner un souffle à une équipe qui semble aujourd’hui à court d’idées.









































