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·29 Maret 2026

Que devient Maxym Levytsky, le fantasque gardien rattrapé par la justice ?

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Son passage à l’AS Saint-Étienne n’a duré que quelques mois, mais Maxim Levytsky reste associé à une période charnière du club. Il y eut les éphémères performances sportives et surtout, l'affaire extra-sportive. À l'ASSE, son nom s’est inscrit durablement dans la mémoire stéphanoise, pour le meilleur et pour le pire. Que devient le fantasque Maxim Levytsky ?

Recruté en 2000, Maxim Levytsky arrive dans le Forez avec un statut d’international ukrainien et une expérience solide. Né à Chakhty, au sud de la Russie, il compte déjà plusieurs sélections avec l’Ukraine et s’inscrit dans une génération marquée par la présence d’Andriy Chevtchenko. À Saint-Étienne, ses débuts sont jugés sérieux. Il apporte de la stabilité dans les buts et répond aux attentes dans un contexte sportif tendu. Mais très vite, l’affaire des faux passeports bouleverse la saison des Verts. Détenteur d’un document grec falsifié, il se retrouve au cœur d’un scandale qui dépasse largement le cadre du club. Suspendu puis licencié, il engage une procédure judiciaire contre l’ASSE. Après plusieurs années de recours, la justice française confirme définitivement la validité de son licenciement en 2006. Cet épisode met un terme à son aventure stéphanoise et laisse une trace durable dans sa carrière.


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Maxim Levytsky : une trajectoire sportive rapidement refermée

Après son départ de l’ASSE, Maxim Levytsky rebondit en Russie, où il remporte le championnat avec le Spartak Moscou en 2001, puis une Coupe nationale en 2003. Sur le plan international, il totalise huit sélections avec l’Ukraine entre 2000 et 2002. Il participe notamment aux barrages pour la Coupe du monde 2002 face à l’Allemagne. Malgré ces repères, sa carrière ne retrouve jamais l’exposition espérée. Progressivement, il s’éloigne du haut niveau et quitte le devant de la scène.

Les années passent sans que son nom ne réapparaisse dans l’actualité du football européen. Son histoire reste alors attachée à cet épisode français, mais aussi à un souvenir plus nuancé pour ceux qui l’ont vu évoluer à Geoffroy-Guichard. Lui-même n’a jamais renié son passage dans le Forez. Il évoque régulièrement l’ambiance du stade et le soutien du public, tout en assumant sa responsabilité dans l’affaire qui a précipité son départ.

Un quotidien désormais rattrapé par l’histoire

Installé à Kiev depuis plusieurs années, Maxim Levytsky mène une vie loin du football professionnel. Mais depuis 2022, son environnement a profondément changé. L’invasion russe a transformé son quotidien. Il vit désormais dans une capitale régulièrement ciblée par des frappes, où les alertes rythment les journées. Il évoque des explosions à proximité de son domicile et des épisodes marqués par la chute de débris près de son immeuble.

Son discours a évolué avec le conflit. Celui qui se décrivait comme pacifiste adopte aujourd’hui une position plus ferme en 2024 dans une interview accordée au Progrès. "Ma foi dans la victoire n’a pas disparu. Mais j’ai compris que ce ne sera pas aussi facile et rapide", explique-t-il. Sans rejoindre l’armée, il affirme contribuer à l’effort national par d’autres formes d’engagement. Son regard sur la situation est clair. Il estime que seule une issue favorable à l’Ukraine permettra de tourner la page.

Depuis 2024, il est difficile de retrouver une trace de l'ex-gardien de but. À distance des terrains, Maxim Levytsky incarne désormais un témoin direct d’un conflit qui dépasse le cadre sportif. Son parcours, entre Saint-Étienne et Kiev, relie deux histoires que tout semble opposer mais que le temps a fini par rapprocher.

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