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·2 April 2025

Real Madrid – Real Sociedad : une perméabilité défensive comme miroir des carences merengues

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Heureusement pour les Madridistas, bien que long de 120 minutes, ce scénario n’aura pas tourné au vinaigre. Car oui, chez eux, fort d’un but d’avance, le Real Madrid n’a pas su s’assurer une qualification sereine qui lui tendait les bras. Non, à la place, une tornade d’émotions est venue s’abattre sur le Santiago Bernabéu à l’occasion de cette demi-finale retour de Coupe du Roi.

Qualifié, puis éliminé, puis de nouveau qualifié, avant d’être finalement emmené au bout du bout d’une prolongation, pour au final crucifier la Real Sociedad. Difficile d’analyser la rencontre des Madrilènes, tant deux-ci ont affiché deux visages aux antipodes l’un de l’autre. Cette succession de golazos, source d’un 4-4 imprévisible, constitue le miroir des insoutenables carences merengues compensées par d’incroyables forces.


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Rien ne va plus derrière

Cette demi-finale retour vient exposer une bonne fois pour toutes les failles de ce 4-4-2 sans ballon, une organisation sur le papier ambitieuse souhaitant gêner l’adversaire à la relance. Mais ce système a été mis à mal par une première ligne totalement désorganisée. C’est simple : alors délesté d’un marquage agressif, la plaque tournante basque Zubimendi avait le loisir de briser constamment les lignes blanches en servant dans l’intervalle les décrochages des milieux avancés. Un jeu en déviation plus tard, la Real se retrouvait à construire face à un bloc antagoniste qui ne cessait de reculer au fur et à mesure de ses combinaisons.

Et chacune des trois lignes merengues se dissociait l’une de l’autre sans jamais communiquer. Résultat, ces sorties agressives tardives à contretemps sur le porteur de balle offraient des boulevards entre les lignes. Ni une ni deux, les visiteurs attendaient le moment idoine pour casser ces lignes avant de se projeter promptement par l’intermédiaire d’un jeu direct. Deux, trois passes maximum une fois l’action enclenchée, afin de s’infiltrer dans la surface de Lunin. Cela ne vous évoque rien  ? Attendez… Désormais, ajoutons des noms à ce schéma de jeu. Zubimendi lobe la première ligne madrilène, suivi d’une déviation aérienne de Pablo Marin qui vient casser cette seconde ligne grâce à une passe en profondeur. Enfin, dépourvue de quelconques maillots blancs au sein de ce demi-espace gauche, Barrenetxea a pu inscrire le premier but de la rencontre dès la 16e minute.

Car oui, la défense des ailes de la Casa Blanca a frôlé la catastrophe, pour ne pas dire autre chose. Avec la paire Vaéquez-Camavinga, c’est en réalité tout un bloc dense qui s’est révélé défaillant. Un tel dispositif tactique a offert la possibilité aux Txuri-urdinak d’employer un jeu horizontal, certes maladroit, mais qui appuyait parfaitement sur la difficulté du Real Madrid à coulisser. Imaginez dès lors une défense à contretemps, le tout en infériorité numérique face aux dédoublements basques, et vous obtenez la physionomie d’une grande partie de la seconde période. En outre, si les statistiques retiendront finalement un but contre son camp de David Alaba à la 72e minute, il ne s’agit en réalité que de la simple conséquence d’un naufrage blanc sur les ailes exploité à merveille par Pablo Marin.

Puis, quitte à mettre en exergue l’ensemble des vices, comment ne pas évoquer la terrible gestion des projections ? Si les véloces transitions de la Casa Blanca pouvaient mettre à mal les visiteurs du jour, les relances à la base de ces offensives n’étaient pas des plus cliniques. À force de vouloir employer un jeu direct, les Madrilènes avaient la fâcheuse tendance de se précipiter. Ce qui amenait, de fait, à des pertes de balles évitables.

En résumé, les relanceurs merengues prenaient des risques importants au cœur d’une zone sensible. Ainsi, un pressing couplé à une contre-pression basque permettaient aux hommes d’Imanol Alguacil de récupérer des ballons, avant de trouer un bloc dégarni de joueurs. Bien que sur un fil, les coéquipiers d’Asencio ont su limiter la casse jusqu’à ce but du 3-1, fruit d’une énième projection basque conclue par Oyarzabal.

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Le Real Madrid sauvé par ses étincelles offensives

Pendant que la défense madridista s’éteignait à petit feu, ses braises offensives ont permis de maintenir la flamme éveillée pour le plus grand bonheur du Bernabéu. Opposés à cette double ligne de quatre superposés, les hommes d’Ancelotti ont su garder leur calme en employant un jeu horizontal, ponctué de renversements mais aussi de diagonales.

En forçant la Real Sociedad à sans arrêt coulisser, le Real Madrid les poussait à étendre l’espace entre les joueurs adverses, créant d’importants intervalles à exploiter. Ainsi, quelque temps après avoir enclenché ce processus, les décrochages de Bellingham ou encore de Vinicius étaient aisément exploités. C’est simple : un temps de jeu horizontal, suivi d’une passe de quarterback, laissait la dernière ligne basque courir après les flèches blanches. Un véritable copier-coller de l’aller, à l’instar du premier but madrilène, sauf que cette fois il ne s’agit pas d’un Anglais, mais bel et bien d’un Brésilien qui s’est mué en passeur.

En parlant de copier-coller, les carences madrilènes au sujet de la gestion des ailes se retrouvent de même de l’autre côté du terrain. Petit détail qui fait tout de même la différence : il ne s’agit pas de Kubo, mais de Rodrygo et de Vinicius qui ont pour dessein d’exploiter cette brèche. Dribbler, déborder, dédoubler… Émancipé de tout marquage agressif, le duo auriverde, accompagné périodiquement de ses compères de devant, en a fait voir de toutes les couleurs aux défenseurs visiteurs. Ajoutez à cela la fâcheuse tendance des Basques à s’agglutiner derrière lorsque le danger pointe le bout de son nez, et vous obtenez le deuxième golazo merengue (Bellingham à la 82e minute).

Face à la supériorité technique basque, les Merengues ont su, quant à eux, imposer leur densité physique lors des phases de récupération, de conservation, ainsi que de transition. Cette capacité à se retourner, ce volume de jeu de Bellingham accompagné de la puissance et du jeu aérien de Tchouaméni auront eu raison d’homologues adverses qui ne possédaient plus qu’une vilaine arme nommée faute. Car en prolongation, la Sociedad a multiplié les interventions illicites pour tenter d’enrayer la marche blanche. Un élan qui propulse le Real Madrid en finale de Coupe du Roi, et ce grâce à un coup de casque d’Antonio Rüdiger (115e). Un symbole de la supériorité physique madrilène, qui a sans doute coûté la qualification à la Real Sociedad.

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