Vingt ans après Berlin : pourquoi le sacre de 2006 est devenu la malédiction du football italien | OneFootball

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·9 Juli 2026

Vingt ans après Berlin : pourquoi le sacre de 2006 est devenu la malédiction du football italien

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Comme le raconte Il Messaggero, le 9 juillet 2006, l’Italie touchait le sommet du football mondial. Devant 70 000 spectateurs à l’Olympiastadion de Berlin et plus de 25 millions de téléspectateurs italiens, Fabio Grosso transformait le tir au but décisif face à la France et offrait à la Nazionale une quatrième Coupe du monde. Déjà décisif contre l’Australie en huitièmes de finale puis contre l’Allemagne en demi-finales, le latéral inscrivait le but le plus important de sa carrière. Aux côtés de Marco Materazzi, protagoniste du célèbre coup de tête de Zinédine Zidane, il entrait dans la légende.

Vingt ans plus tard, ce sacre apparaît comme le dernier grand moment du football italien. Depuis cette finale, l’Italie n’a plus disputé le moindre match à élimination directe en Coupe du monde. Elle a été éliminée dès la phase de groupes en 2010 et 2014, avant de manquer les éditions 2018, 2022 et 2026. Sur la scène européenne, seuls les sacres de l’AC Milan en Ligue des champions en 2007 puis de l’Inter en 2010 ont permis de maintenir temporairement le prestige du calcio.


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Les raisons de ce déclin sont jugées bien plus profondes qu’une simple évolution des habitudes des jeunes. Le véritable problème réside dans la formation, avec des éducateurs davantage tournés vers les résultats immédiats que vers le développement technique et humain des joueurs. Les dirigeants sont également pointés du doigt pour leur incapacité à moderniser les structures du football italien, à investir dans les centres de formation, la détection et la méritocratie.

La Serie A est aussi critiquée pour une répartition des droits télévisés qui a longtemps favorisé les grands clubs au détriment de l’ensemble du championnat. S’ajoutent des jeunes joueurs rapidement couverts d’argent et parfois moins enclins à progresser, ainsi qu’un environnement médiatique accusé d’avoir abandonné son esprit critique.

Vingt ans après la nuit magique de Berlin, le souvenir reste intact. Mais il rappelle surtout combien le football italien s’est éloigné de son âge d’or et combien le chemin vers un retour au sommet semble aujourd’hui long.

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